Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 28 décembre 2008

A LA MESURE DU REGARD

Le chien errant
Trouve toujours
Le monde disgracieux
Preuve certaine
Qu'il ne l'a pas rencontré
Sur le littoral
Auprès duquel il cabote
Regardant l'ombre de ses cils
Défigurer le ciel vert
Et les couleurs du printemps

AU BON GRE DES MAREES

La mer brasse les marées
Pirogues et boutres dansent
Sur de vagues opinions
Qu'ils estiment grandioses

Les marées passent
Les royaumes tombent
Rien que du sable
Mer de dunes
Aux châteaux ensablés

Et le vent caresse
Les parfums d'outre-rien
Dans un sourire silencieux

COMMANDOS DES MATERNELLES

L'adoubement des transparences
Se passe de l'autorisation
Des chapeaux de paille
Ou des sous-vêtements de la nuit

Porte-plumes aux ailes de titane
Dans les fauteuils de feu
Des jardins du napalm
Les alluvions joyeux
Jouent des armes de soie

Gravure à l'ancienne
Empreintes de modernité
La touche de l'élégance

L'ADRESSE DE L'INCONNU

L'inconnu est juste
Un soupçon d'oubli
Il suffit d'un parfum
Pour que s'éveillent
Les sensations familières
Des alcôves discrètes

A la caresse de l'inconnu
La peau se laisse aller
Inventaire des papilles
Qui s'émoustillent au contact
Des sarments veloutés
D'un frôlement de sortilège

Nul besoin d'armes
Les mains ouvertes suffisent
A ébaucher des frissons délicats
Sur des mamelons émus
Qui n'en reviennent pas
D'apprécier ce baiser

L'ENCENS INNOCENT

L'agonie des sociétés
Est permanente
Depuis l'origine des temps
Violent combat
Qui agite les tourbillons
D'insensées névralgies

Le martyr est un témoin
Parlant ou muet
C'est sans importance
Aucune souffrance ne luit
Dans son regard affranchi
Des néologismes sémantiques

Derrière le signifiant
Trône la liberté déchaînée
Sans nul besoin
De justification signifiée
Un sourire virginal
Au creux des reins

DEVASTATION

Les couleurs sont des sons
Qui s'égrènent au fil incandescent
D'une lame de rasoir
Adepte des rails
Dont les confluents parallèles
Décrivent des orbites
Sur lesquelles la saveur pourpre
Grave des initiales mordorées
Aux entournures blanchies par l'étonnement
Des translucidités plastiques

Les saveurs mauves de Venise
Quand la lagune touche à sa fin
Rayonnent sur des rayons de miel
Ou de pollen suivant le gaz
Qui les propulse en feux d'artifice
Dans les floraisons du napalm
A la cyprine étincelante
Favorisant l'inhalation plurielle
De la douceur barbaresque
Et sa luminescence étendue

ENDOSCOPIE DE L'ENCRE

Au dos des mots
Des cartouches de talc
Effacent les sens interdits
Et les giratoires indolents

Au dos des mots
Des baisers sans scrupules
Délient les noeuds gordiens
Reliant les noeuds coulants

Au dos des mots
Les ongles de la douceur
S'enfoncent dans la peau
Rayant les vernis revêches

Personne ne voit jamais
Le dos des mots
Et n'en connaît que la caresse
D'où jaillit la jouissance

FLUIDE SEMINAL

Comme une étincelle
Sur le rebord d'une larme
Au fil tranchant
De grain de sel halluciné
Par l'absence de marée
Sur les plages de grève
Liquide et solide

Comme une étincelle
Zeste d'ampoule
Au filament nucléaire
Dont les irradiations
Polluent gaiement
Les toxines enrichies
Par le crédit et les dettes

Comme une étincelle
Un liquide insomniaque
Une érection de platitude
Une bandaison permanente
A la lubricité étonnante
Dans la lubrification permanente
Des angelures érotiques

SOLDER DU SON

Le hurlement porte
Autant de décibels
Que le murmure

Les échelles de Richter
Ne s'appliquent pas
A la parole et à ses dérivés

Pour certains le hurlement
Est inévitable
Ceux-là tout à leur oeuvre
N'en font aucun commerce