dimanche, 29 juin 2008
A LA SARBACANE
Des clous dans les paupières
Pour accrocher les tentures
D'un nouveau ciel de porcelaine
Vibrant comme un sourire d'étoile
Aux confins des urbanités
Des pinceaux dans les yeux
Lasers délictueurs et mutins
Comme un Bounty
A l'ouest du Rio Grande
Dans les sierras de fuego
Une main comme comme un typhon
Se prélassant dans un hamac
En vacances depuis demain
Quand aujourd'hui se dit hier
Dans une harmonique bleutée
11:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
AUCKLAND
Une tranche de nuit
Dévoile un Vésuve amoureux
Aux yeux émondés
Une plaine sans histoire
Où le parfum frôle les jambes
Des reines de ténèbres
Epilées jusqu'au fond de leurs cils
Juste une mouche au coin
De leurs lèvres pulpeuses
Comme un alexandrin joufflu
Dont le chant multicolore
Est caressé par un regard de feu
11:16 | Lien permanent | Commentaires (0)
SOUS TES REINS SOUFFLE...
Rose est la lune
Dont les attouchements charmants
Fabulent des ellipses
Dans le creux sans souci
Des reins de l'aurore
Comme un caramel estival
Elle épile les contreforts
Des steppes de l'été
Dans une taïga nimbée de frais
Tel un ananas supersonique
De crypte en crypte
Un filet de sang s'amuse
A balayer les idées reçues
Comme autant de cartes postales
De l'été provisoire
11:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 26 juin 2008
JEROBOAM
Traversée du rubicond
Dépose des couleurs fanées
Inauguration d'une première pierre
Au profil de parfum
A l'essence sylvestre
Traverser l'asphalte
Hors des clous de girofle
Percevoir les taxes et les intérêts
Que les emprunts génèrent
Dans les riches haciendas
Traversé par la brume
Pourpre pour ennuyer certain
Avec de multiples sarments
Histoire d'ajouter une couche
A la qualité du sourire
10:10 | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 25 juin 2008
OXYMORIENT
Un diadème d'émotions
En guise de couronne
Aubépine qui luit
De mille feux azurés
Etrange amertume qui bruine
D'éclats mordorés et sauvages
Dans les mains des fous
Dont les inondations sereines
Annulent les chaumières
Aux fontaines de feu
L'alumine se démoule
Dans les formes nouvelles
D'anciennes traditions
Poignards entrelacés
Armoiries barbares
A l'arc ou la claymore
S'inscrivent les lettres
Qui démystifient les chairs outragées
Dans les sentes des voies lactées
Les arômes de douceur bruissent
De l'empathie du matin calme
Et des merveilles du crépuscule éteint
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PAS DE L'OIE
Les lutins s'amusent
L'intérêt travaille
Dans les contours des mots
Dans les attitudes sans raffinement
Dans le ruisseau des venelles
Les lutins s'amusent
Sur les places publiques
Où des femmes sans joie
Etalent leur tristesse
En la parant d'odeurs
Pas de partage dans le vouloir
Des mots pour meubler
Les espaces vermoulus
Dont se moquent allègrement
Les lutins qui s'amusent
13:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
DOWNTOWN CHINATOWN
Cité de la lumière
Des banderoles opalines
Constellent la mer de corail
Le vent chatoie de tous ses feux
La terre danse au rythme sans scrupule
De mille et un bombardements
Cité de la lumière
Une autre ville un autre jour
Des combos athlétiques
Dévastent les franges d'arc-en-ciel
Dans des morales outrecuites
Pains perdus de l'outrage
Et l'obscurité se marre
Théâtre où les Chinois
Travaillent en cuisine
Tamisant les flux du boréal
Dans des recettes sans alambic
A l'eau-de-vie sulfurée
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SHADOW LINE
Une ligne d'atmosphère
Pour seul texte directeur
Hors de tout contexte
En toutes circonstances
Une ligne de mire
Panoramique à l'excès
Overdose microscopique
Dans le métagigantisme
Un rail de poudre
Comme une voie lactée
Sur laquelle se dessine
La danse des poignards
11:16 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 24 juin 2008
TOUCH ME
Des reflets de katioushas
Nimbent le ciel d'origan
D'un pastel enflammé
Pour les silhouettes mortuaires
Dans lesquelles se prélasse
Le parfum du venin
Viens la danse aux gants de soie
Dans l'orage aux feuilles volantes
Faisons valser les tornades
Jusqu'au bout des rizières
Là où le napalm fige son sourire
Dans un salto de jasmin
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UNE GOUTTE DE SUIF
Jamais ne manque un mot
Dans le son qui se passe
De leur présence
Les mots ne sont que dièses
Ou bémols suivant les cas
Pavés déchaussés
Que la marée caresse
Dans le sens de la mélodie
Jamais ne manque un mot
Dans la clarté du silence
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PLINNITUDE
Des Celtes plein les yeux
La mer déverse son charme
Sur des villes englouties
Aux amers flamboyants
Des Celtes plein les mains
La forêt sourit de tous ses arbres
Aux contreforts violets
Des boulets rouges
Des celtes plein le ciel
Pour peupler les dimensions
De l'ordinaire décontracté
Comme le sourire d'un homme
22:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
IRIS DE BRAISE
Royaume de la tendresse impitoyable
Les archers sont des princes
A la laine de feu
Taillée dans le cristal du froid
Leur pyromancie cathédrale
Illumine les crépuscules
Dans le désert multicolore
Des sables émouvants
Tendu comme un joyeux épieu
Leur délassement ignore
Les servitudes du plaisir
Et ne s'épanouit qu'en esclavage
14:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
CERUMENISME
Il n'est aucune promesse corrompue
Il n'est qu'une écoute désireuse
De s'approprier
Des brins futiles d'immortalité
Et des témoignages virtuels
Rien qui ne se dise
Qui ne soit tenu
Depuis toujours
Fragments et détails
Sont mosaïques de regard
Corrompues par des attentes
Injustifiées
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VERT COMME UN COURANT D'AIR
Le vent parle aux femmes
Qui donnent naissance
Quand elles se voient
Destinataires de leurs oeuvres
Le vent parle aux femmes
Quand elles écoutent avec les yeux
Les torrents de la soie
Et les champs de l'ivresse
Le vent parle aux femmes
D'où naissent des hommes
Qui ne cessent de mourir
Dans la clarté du matin
13:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
PAS EN ARRIERE
Saint Supplice en Juin
Les lèvres scellées par le désir
Pas un mot ne s'exhale
Sans refléter la propriété
Ou l'envie folle de posséder
Saint Supplice en Juin
L'hiver n'est pas au rendez-vous
Heureusement sans attente
Des chevaux courent dans les flocons
De poussière abrasive
Où est passée la clef
Qui entrouve le ciel
Le spectacle continue
On se la joue royale
Mais le tintement de surface
N'éclipse pas les concavités souterraines
Et les complexions d'harmonie
La tendresse aux cheveux longs
Siffle un chant sans parole
Pour celle qui reconnaît son fils
Quand elle ose se dévêtir
Sans ôter ses haillons
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GRAND ORDINAIRE
L'exceptionnel est fait
D'un plat de nouilles
Sous lequel trône
Une noisette de beurre
Aux arômes de blé
Foudroyé par le givre
Dans la marée émondée
Des sculptures d'océan
Qui dansent en relief
Sur le plaisir des yeux
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REVOLUTION AMIRALE
Briser les entraves d'ivresse
Avant que l'arthrite ne les fige
Pour une éternité temporelle
Emonder sans crainte
Le strass des tenues léopard
Et l'artillerie des faux-semblants
Oser sans tricher
Laisser couler le cristal
En torrents de feu
Et en larmes de soie
10:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
UN FOUET DANS LES YEUX
Le temps de la rancune
Ronge le temps de la rencontre
Colère larvée et froide
Dans laquelle le pardon
Ne s'autorise toujours pas
Les manèges inventent
De nouveaux engrenages
Croyant créer du destin
En rénovant les camouflages
L'acceptation dort encore
09:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
OISEAU DE LUNE
La lune comme une tortue
Aux reflets d'ambre et de lin
Ornés de décors fugaces
Qui amuse le regard du feu
Dans les allées du contre-pouvoir
Et les patios d'hiver
La lune comme un oiseau
Qui picore les graines du vent
Et les semences de voyage
Perchée sur un mât d'artimon
Bilboquet aux allures de matamore
Sous les cieux de corail
09:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
SCALPER AU SCANNER
Et sous la peau des vallées
Des vers grondent de joie
Dévoreurs d'espace absent
Mutins aux poignards enlacés
Dans le tourbillon des siècles défunts
Des futurs sans avenir
Au présent cardinal
Comme un volume de sucre
Sous la langue du feu
Et les papilles d'une terre barbare
09:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
REVERS SANS FORTUNE
Dévergonde les sceaux
Des brandons de coriandre dans les yeux
L'aurore à la pointe du sein
Qui jaillit en flots bleus
Dévergonde les sels
D'ammoniac ou de bain
Parsème le cristal
D'angelures en goguette
Dévergonde les salles
Aux phéromones nucléaires
Bombardement et extermination
Dépollution en technicolor
Dévergonde les cils
Aux chants qui s'effeuillent
Dans la clarté du rêve
Et le scintillement de la lumière
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LE COMMERCE ET LES CHARMES
Il est des papillons qui courent
Sur les versants embrumés
D'atmosphères où l'aigreur
Transpire des effluves de tristesse
Business as usual
Echange de fleurs de poussière
Emballées dans des confettis de soie
Pour faire joli
Il est des papillons qui pleurent
Sous les gerçures de leurs sourires
La convenance apprivoisée
Les oreilles au repos
Un mot s'oublie
Comme une épine sans importance
La roue tourne avide
Sur des engrenages sans joie
La foudre songe
Et regarde passer les attelages
Dans leur galop de morsures
Surfant sur l'auto-suggestion
Le lait et le baume
Dans la main du miel
Attendent le retournement
Des brûlures d'harmonie
09:08 | Lien permanent | Commentaires (0)




