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dimanche, 06 juillet 2008

KASABAH

Des villes au soleil inutile
Peuplent l'espace de la casbah
Parsemant l'air étincelant
De leurs chants malicieux

Des rues ressemblant à des parvis
Décorent de leurs fresques andalouses
Les tentures d'ammoniaque
Des souks aux parfums capiteux

C'est dans les villes solitaires
Où le soleil s'aime inutile
Que les chants du désert
Déflorent la nudité

Un roseau comme une flûte
Instrument de mémoire
Pour rétablir les trônes
Sur lesquels siège la joie

EMARGENCE

Et des cohortes de fleurs
Sur le macadam des cités obscures
Un tam tam qui roucoule
Le haka des filles du feu

Des camions débâchés
En guise de train fantôme
Pour enluminer les nuits
Qui paissent tranquilles
Sur les chants de l'aurore

Des cimeterres plein les yeux
Des charmeurs de serpent
Des filles nues aux griffes velues
Des éléphants de porcelaine

Et la neige qui jaillit
De la mer qui flagelle
L'air du temps sucré
D'un sourcil incisif
Comme un hochet délicieux

lundi, 30 juin 2008

LE RIZ ET LA POESIE

La poésie dépasse tous les cadres
Débordant d'une aura non signifiante
Sur des chemins inconnus
Parcourus mille fois
Par des pas sans histoire

La poésie ne cherche rien
Et ne se plie à rien
Portée par le vent fou
Qui allume des sourires
Sur les yeux de la mer

Les questions ouvertes
Ne le sont que le temps
Nécessaire à l'éclosion
De milliards de soleils
Dans un grain de joie pure

PAROLE DE GUEUX

Le don crée la dette
Et exige le contre-don
Pour qui l'accepte
Loi de l'équilibre
Et des stabilités joyeuses
En atmosphère pacifiée
D'un mouvement l'autre
Etreint par le silence
Dans une stase expurgée
Des opiacées délicieuses