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dimanche, 22 juin 2008

A NAME ON IT

Du désert la peau
Sur un squelette de nitro
Fantaisies pour un riot-gun
Elorado Pass sourit a la table
Des négociations versatiles
Le Colorado coule toujours
Dans les sierras mojaves
Et les mescaleros signent
D'un dollar d'argent
Le temps des crucifictions
Et la saveur du schrapnell

ARETE VIVE

Sur la frontiere des barbelés
Merveilles d'améthystes et d'opales
Ruisselant en une ronde
De dentelles safranées

Et le chemin serpente
Entre les buissons émouvants
Dévidoir sylvestre de l'itinéraire
Des bourgeons d'amarante

Le vent balaie la tendresse
D'un alizé mutin
Et constelle sur les chants
Du pollen de venin

Le sillage libère les arômes
Densité crue de l'imaginaire
Sur les flambées de miel
Aux poisons sans contrepartie

BLACKSPOT BAY

Salade d'été qui miroite
Sur le relief des matins souples
Mixité homogène
Cristallisation en action
Saupoudrant de merveilles d'arômes
Les effluves des queues de venin
Des olives niçoises jaillissent
Les sèves bourgeonnantes
Aux parements de nervures armoriés
Par la joie des candélabres

TRANSMUTATIONS DE LA PLUIE

Des voiles sans pitié
Caressent les abrasions d'optique
Dans une averse cristalline
Précision du stiletto
Dans les évolutions démoirées
De la cécité en flammes
Des confettis de napalm
Otent d'anciennes tapisseries
Redéployant les sortilèges
En harmonies odorantes
Félinités qui griffent le score
Pour en aggraver la démarque

mardi, 17 juin 2008

DENOUEMENT D'EPISSURE

Jardin des espoirs vides
La pluie est de rigueur
Pour qui cherche la saveur
Des pomelos effervescents

Comme un manteau de bruine
Elle se dévoile nue
Dans les courbes de hanches
D'une clarinette étincelante

Jardins des espoirs vides
Pandore a remballé ses boîtes
Et des cordes de chanvre
Tissent des noeuds gordiens

Plus une rue pour tapisser
Les décors de fonte émaillée
Aux sarments d'écume abrasive
Dans la folie des dictionnaires

Jardins des espoirs vides
Le temps accroche son riot-gun
A la portée des crémaillères
Qui pendent éternelles

La langue rutile synesthésique
Conjuguant des versions paradoxales
A l'intersection des villes parallèles
Aux tempes cristallines
Comme un écho sans fond

CLEF DE GISANT

L'anthropophagie s'amuse
A dévorer des rêves
En guise de flocons d'avoine
Dans un bol de lait glacé
Dont les arômes incandescents
Tatouent de leurs fragrances anémiques
Les soleils de Novembre
Et les filles du muguet
Pour repeupler de génocides
Les forêts vierges de la cendre