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dimanche, 17 août 2008

FANTASMAGORIE SANS FAUBOURGS

Tout orage connaît les cavaliers
Formes de stratosphères
Aux ailes déployées
Bardés d’acide et de velours
Fleurs d’opale aux mille atours

Il n’est nul cavalier sans écrin
De foudre enluminée
Et d’aromates inconséquentes
Brûlure du destin à la main
Bouche à la saveur de satin

L’écrin connaît tout cavalier
Comme un reflet sans pitié
D’une lame aux tranchants mordorés
Emplie de la tendresse des bourreaux
Dont le coeur saigne le diamant

samedi, 16 août 2008

RUE DES TAILLEURS

Des infinis de ciel vert
Comme des opales noires
A l'iridescence écarlate
Sous des lambris de porcelaine
Des distances abolies
Emargent les contours absents
De fulgurances atroces
Et de velours d'hirondelle
Charme des voyages en sursis
Inondation que reçoit la mer
Tarie comme un oued
En forme de geyser