lundi, 05 janvier 2009
BREVE HISTOIRE DU LEST ET DU PLOMB
A toujours vouloir du surplus
Les vagabonds oublient
Le royaume de l’ordinaire
Qui brille quand tombent
Les robes d’artifice
De la piste aux étoiles
Où de Monsieur Loyal en Auguste
Vont des ombres mortifères
Illuminées par les reflets
Mordorés de l’écume
22:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
EMOTIONS IN MOTIONS
Chaque vent a sa musique
Ou sa couleur
Comme une saveur de triangle
Résonnant sur des spirales
En arpèges elliptiques
Et en trémolos de senteurs
Juste avant la naissance
De l'ouragan et des pluies
Les vents nimbent de leur aura
Des ondées traversières
Qui décorent de leurs brumes
Les champs joyeux de l'argent
21:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
HOT & FROSTY
There's no shelter into the sea
Only dancers on ships
Dolphins on air
Or archers on silver horses
Can provide a shell
To the only desire
Napalm flowers appear
When the ink find
A passage to the North
Destroying ancient worlds
To let the wind clean
The garden of the ice
20:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
DAGGERS IN THE WIND
Between wind and ice
Not more than a lash
Of purple breeze
Between wind and ice
Dreams are dying
All the time
Between wind and ice
Dreams reborn every night
From the cradle of music
Played by the swords
19:56 | Lien permanent | Commentaires (1)
ALL IS THERE
Names are only written
In crimson mist
Out of it
Nobody can even imagine
What is a name
Kill the time
And you'll see the haze
Kill the number
And architecture will appear
Without a single form
Without a single law
Just peacefully lying
A free offering for everyone
15:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
ENTRE VU ET RESSENTI
Au carrefour du temps qui passe
Le temps ne passe pas
Epanoui dans un sourire
Il se contente de resplendir
Comme au premier matin du monde
Quand une suspension lacrymale
Inonde le coin de l'oeil
D'un mascara transparent
En forme de lent baiser
Au creux d'une épaule enchantée
15:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
PAYS DE LA REVOLUTION
La paix intérieure
N'est en rien narcotique
Quand portes et cloisons
Se sont vues défoncées
La paix intérieure
Est aiguisée à l'extrême
Dans la forge qui l'exhale
En forme d'immense douceur
Summum de l'intensité
Murmure que ne sait couvrir
Aucun hurlement des foules
Qui gigotent sur leur écran plasma
13:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
UN PNEU DE ZIK
On échappe à l'empire des signes
En les dénonçant
Comme sapins de Noël
Travaillant au noir
On se laisse envelopper
Par une mélodie ou un rythme
En écoutant sans traduire
L'ordre du discours
Les lois de la grammaire
Les exigences de la narration
Autant de chaînes
Créées par l'esclave volontaire
Le langage ne connaît
Aucune insuffisance autre
Que celles de celui
Qui s'en sert en croyant
Avoir lu le mode d'emploi
12:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
SOUS PRETEXTE D'OBJECTIVITE
La poésie peut parler
Elle n'est pas responsable
De l'emploi des oreilles
Des yeux voire de l'imaginaire
Que chacun se construit
Dans la ferveur
De ses propres contemplations
La poésie est une pin up radoteuse
Qui passe le plus clair de son temps
A tendre de la toile émeri
Aux adeptes du cérumen
Et des Ray-Ban en tous genres
Que portent les dandys
Des pays où la conscience est bonne
Paris voit des villes
Au travers d'écrans
Accepte leur peuplement
Sans remettre en question
La nature du processus magique
Qui les fait se mouvoir
Sur l'écran noir de ses projections
11:09 | Lien permanent | Commentaires (1)
RASE DE FRAIS
Les sarments blancs d'écologie
Aux teintes entre bleu et vert
Réjouissent les adorateurs
Du feu et des bûchers
La poésie brûle les villes
Jusqu'au troisième degré
Les moellons disgracieux
Font partie des décombres
Ruines que relèvent
Des pastoureaux hilares
Transmutant le n'importe quoi
En fêtes de n'importe qui
10:00 | Lien permanent | Commentaires (0)
AZULEJOS DE SANGRE
Celui qui appartient
A la question de la victime
Peut être narcissique
Autant que faire se peut
Il ne peut s'empêcher
De voir distinctement
Qu'il est le complice
De la hache qui tombe
Son pays dépasse les limites
Des jeux d'artifice
Son écriture porte stigmate
Des énoncés paradoxaux
09:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
FEMME AU TRESOR
Belle endormie qui s'éveille
Le dimanche pour lire
Ou écrire des danses
Sous le soleil
Dont l'hiver la nimbe
En toute insolence
Pertinence et charme
Ou levée de charme
Comme si le sortilège
N'existait que pour ce moment
09:11 | Lien permanent | Commentaires (0)




