mercredi, 25 mars 2009
VOGUE SANS GALERE
La poésie ne demande jamais
A ses corsaires d'argent
Un quelconque soutien
Pour dispenser son virus
De phosphore blanc et de genièvre
Bien au contraire
C'est elle qui soutient
Ces débiles créatures
Qui se veulent poètes
Lansquenets au pourpoint
Sanglé d'un harnachement fiévreux
Ils vont dans le sang
Le miel et les immondices
Peu importe qui les écoute
Ils sont seuls
A disposer d'une forme
Au milieu de l'informe poussière
Plutôt que de dénoncer
Ce qui n'est rien
Qu'une vision surannée
D'un passé sans pestilence
Les poètes vivent le présent
En rayonnant ardemment
Sans une larme pour le paraître
Sans un sanglot pour les victimes
Mais comme une pluie
Ou une ondée
Qui s'envole en cascade
Pour le plaisir des yeux
C'est là le seul voyage
En passant par Troie
Par l'île blanche ou par Dune
Ou par les terres du Milieu
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UNE AMENUISERIE SANS MANIERE
On se poudre les yeux
Comme on regarde une femme
Du satin dans les mirettes
Des pervenches au coin des cils
Pas de manières
Dans les plasturgies sylphides
Qui dévergondent les plastiques
Sous d'anodins vocables
Du bois pour le feu
Et tout brûle
Un incendie pour demeure
Dans une mer de napalm
A la douceur flamboyante
Qui peint des vénustés
On saupoudre des femmes
Comme on garde les yeux
En satin de nuisette
Une avalanche au coin du mil
00:11 | Lien permanent | Commentaires (2)




