dimanche, 08 février 2009
UNE BULLE DE TOKAY
Un rêve d'organza
Déploie ses fastes
Au milieu des arbres
Qui plient sous le rire silencieux
Des facteurs d'orgue de Staline
Aux katioushas incandescentes
Dans l'aurore qui joue
Sur les rebords d'une corolle
A la chapelure de soie
Et au parfum enivrant de velours
20:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 07 février 2009
NID D'YEUX NID D'AIGLE
Ici tout le monde danse
Sur des reflets de soie
Vendangeurs de parfums
Cueilleurs d'arômes
A la serpe ou au fléau
A la masse d'armes
Ou au couteau dressé
A la caresse aigüe
Tout le monde danse
En cadence décaféiné
Très tendance branchée
Hors secteur des batteries
Dont les casseroles chromées
Font cuisine en sous-sol
Entre les mains expertes
De la tambouilleuse aux oeufs frais
Mille regards au monocle
Pour un regard multipolaire
Et tourne le silence
Dans les volants des belles
Dont les froufrous étourdissants
Laissent rêveurs les voyous
Assis derrière le comptoir
Un sourire à la main
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vendredi, 06 février 2009
AU BON BEURRE
L'esprit
Premier des irréels
Connaît bien le sens de l'humour
Des voix qui parlent
Dans la solitude des boucheries
En zappant les échos concentriques
Des taouages prémonitoires
Quand commence l'équarrissage
Se demande la bergère
Qui joue à cache-cache
Avec des feuilles de vigne
Des gnomes au teint vert
Repeignent le sable des plages
Aux armes des fonds marins
Lutins ou trolls
Qui peut bien savoir
Les ombres furtives s'amusent
Des reflets d'ébène
Sur la nuit d'enluminures
Qui peuple les confins
15:44 | Lien permanent | Commentaires (0)
ASPHALT PIT
Le fondement est un élément essentiel
Au bon fonctionnement des flux
Une marge active et ses dilatations
Dont les doigts font dans les cahiers
Et permettent de s'ouvrir
A des photographies d'étalement
Dans toutes les postures imaginables
De rapports particuliers
Avec la discipline de la contrainte
Qui juxtapose des éléments forts
A haute teneur
A côté d'extraits feuilletables
En oeuvre ouverte
Aux éléments du rire
Et à la légèreté qui en découle
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FAUX TEMOIGNAGE
La pitié est une élégance
Geste d'auto-adoration
Qui jamais ne sert
A qui elle est adressée
Raffinement de la torture
Qui valorise uniquement
Celui qui prétend en avoir
Et administre moultes preuves
De la justesse de ses vues
Qui font sourire les passants
09:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 05 février 2009
HAUT LES FILLES
Que fait donc Baby Blue
Dans les bras de Tom Payne
A danser le long de l'Highway 61
Encore un truc de blonde
Qui fume des brunes
Au lieu de s'occuper
De l'herbe qui fait rire
Ou de l'ecstasy
Qu'on récolte les bras ouverts
Et les pas raccourcis
Et qu'en est-il de Lucy
Dont le ciel est de diamant
Tout autour du panoramique
Qu'une tour projette
Sur la pacotille des docks
Que des caméléons repeignent
En sanglots d'ivoire
Ou en flocons d'ébène
Suivant les doubles vues
Des verres à la réfraction pourpre
Moi je préfère Emily
Question de siècle ou de psyché
Une violence d'épouvantail
Pour les maîtres astronomes
Dans l'interstellarité polaire
Où les boosters s'éclatent
A réinventer des murs
En préludes ubuesques
A d'insouciantes réunifications
Au-delà des barbelés nucléaires
13:56 | Lien permanent | Commentaires (1)
MER DE CRISTAL
Athlète désaffecté
Le poète est le fruit
D'un strict désoeuvrement
La contemplation amoureuse
Constituant l'essentiel
De sa non-activité
Dans les remous torrides
Que les cils imposent
A la clarté étale
D'une mer impudique
10:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
RIEN A TRAQUER
Laisse aller la plume
Au gré de ses périples
Quand le vase est vide
Des désirs futiles
Et des volontés sérieuses
De dire ce qui ne peut l'être
Le grain fleurit de lui-même
Dans d'inépuisables sporaisons
D'incandescence arborée
Qui deviennent vaines formules
Suivant ce que les vieux en font
Comme dit malicieusement le poète
10:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
EXCISER LA REPUDIATION
Toutes les punitions
Ne découragent jamais
La femme qui réussit les pizzas
Quand elle se déshabille
Dans la niche du chien
Plus besoin de viagra
Pour mettre en valeurs
Les atouts de l'érection
Le sexe sans complexe
Plus besoin de draguer
Toutes les femmes du monde
Quand s'achève la torture
De la tombe et sa culture
Les recettes de pâtisserie
Prennent alors la forme
D'un canon bien roulé
Dont le choeur chante
Les merveilles des rouleaux
Ecrits à l'encre sympathique
09:53 | Lien permanent | Commentaires (2)
mercredi, 04 février 2009
SOME LIKE IT HOT
Le chat et le poisson rouge
D'une galerie sophistiquée
Avec vue plongeante
Sur l'usine désaffectée
Ne sont que flaque d'eau en ébullition
D'un vieux château rouillé
Par le bouquet des champignons
Qu'un train de marchandises dans la brume
Du sanibroyeur d'imaginaire
Prend pour l'audace du salé-sucré
14:11 | Lien permanent | Commentaires (0)
PETRI MAIS FIER
A la fin de son existence
L'homme fait le bilan
Du spectacle de ses contemplations
Chacun choisit son parfum
Qu'il impose à la douceur
Souvent en refusant l'évidence
Se dessinent dans le texte
Les rêves qui meublent
Le regard et l'ouïe
Et que le vent emporte
12:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
TOILE DE FOND
Le vent n'en finit jamais
D'écrire les mémoires de la mer
Etale dans son linceul de nuit
Sur fond d'éblouissement
Polaire sur le front
Ses filles bercent des rivages
Aux couleurs de l'été
Et du manège enchanté
Hippocampes et dauphins
Comme destriers audacieux
Sur l'autoroute des corsaires
Où la flibuste n'encourage aucune loi
11:01 | Lien permanent | Commentaires (0)
CENTRE D'INTERET PERIPHERIQUE
Les sourdes ont l'aventure facile
Qui voient du danger
Dans le frémissement inventif
D'un brin d'herbe
Sur lequel galopent
Les chevaux sans relâche
Au clair de lune
Qui ne s'abandonne pas
Et s'étonne de l'opacité
De son reflet ému
Sur l'eau trouble de l'étang
Qui repose clairet
10:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 03 février 2009
ROUTE 69
Les pavés parlent toujours
Aux oiseaux de passage
C'est ainsi au printemps
Que se fait la musique
Sur un socle de plumes
En moellons de cannelle
Qui encensent le vent
D'insensées caresses
Et de tournedos enjôleurs
Que Rossini admire
Du haut de ses cathédrales
D'érotiques fragrances
15:07 | Lien permanent | Commentaires (0)
PARALLAXES
Des doigts peignent des cygnes
Longue chevelure noire
Brillant au clair d'un jour
Reposant sous la nuit
Les saules pleurent des signes
Longue écriture noire
Luisant au clair d'un jour
Trépidant sur la nuit
Une femme endormie sur ses lauriers
Veille sur les cerisiers blancs
09:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 02 février 2009
POUR CENT BRIQUES
Faire le mur
Comme une belle réussite
Un expresso à minuit
Sous les lambris du jour
Faire le mur
Evasion en sol mineur
En vol sous-marin
Aquaplanning permanent
Faire le mur du son
Faire la belle de saison
Etre belle en frissons
D'une mûre oraison
17:13 | Lien permanent | Commentaires (3)
LE FIN DES FAIMS
Avec la fin
Rime le blanc lapin
Ou le caleçon romarin
Que portent tous les propres à rien
Avec la fin
Le temps s’en va
Comme partout d’ailleurs
Faire du shopping au cinéma
Avec la fin
Plus de baratin
Toile émeri ou satin
Suivant le désir de chacun
16:01 | Lien permanent | Commentaires (1)
FEU DE BROUSSE
A l'envers
Le paysage change
Et les mots sont libres
Des esclavages que leur imposent
Les visions fragmentaires
Des censures en goguette
Dans de vaines tentatives
D'échapper au bras cruel
De la tendresse au marteau
Qui rayonne sous les fleurs
12:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
CULTIVER SON JARDIN SECRET
Se laisser défricher
Par des torrents sans engrais
Faire dans le nu très bio
Le sexe à l'air
Comme une amande ouverte
Enlaçant tendrement un obélisque
En effleurant de sa langue
Les hiéroglyphes arrogants
Qui parsèment de lignes blanches
Les giratoires de l'ébène
12:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
OU TOUS LES MONDES PRENNENT PLACE
Palais de Walhalla
Du cristal dans la bouche
Des rubis qui fusionnent
Dans les yeux de la cécité
Des saveurs d'émeraude
Constellant la vision infra-rouge
De l'absence de perception
Palais des claymores
Des arcs et des traits de feu
Où le visage se dessine
En arabesques émerveillantes
Sur fond d'obsidienne
Laissant le sang ruisseler
Sur les dalles de neige
Point fictif
Carrefour des imaginaires
Crossroads aux mille folies
Où des océans de nacre
Parfument le sein des vestales
Dans les danses sans objet
Des yeux de Leïla
12:01 | Lien permanent | Commentaires (0)
RIRE AUX ECLATS
Comme entendre par miracle
La défragmentation aurorale
Dans laquelle parlent les arômes
Aux touches noires et blanches
D'un piano où mijotent
D'élégantes pastorales
Des chants d'étourneaux
Ou des tragédies grecques
Ensemencement d'étranges microsillons
Capillaires étourdissants de candeur
11:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
CARAVANE DE PRINTEMPS
Immobile au centre
Des parfums qui s'envolent
De sa main semeuse d'embruns
Dans de pourpres tourbillons
Qui spiralent en boucles
Opalescentes de joie
Dans le cortège des saisons
Où l'hiver givre les surfs
Sur des corolles d'aubépine
Aux mains capricieuses
11:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'APPEL DU LARGE
Juste sortir de l'étriqué
Par les passages étroits
Où les goélettes frisent
Les brisants des grands maelströms
Pour émerger sur l'asphalte
Au givre brûlant les narines
Dans les phosphorescences inouïes
Des constellations en furie
Prélude dantesque en inversion
Du regard qui panoramise
Au fur et à mesure
De son épanouissement
11:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
LES FLEURS DU TEMPS
La poésie est éternelle
Le poète un gueux
Au service du sex-appeal
Des ténèbres rugissantes
Qui dans un murmure de folie
Exhibent les saveurs translucides
Des équarrissages de merveilles
Parfums volages et cruels
Qui ne connaissent du temps
Que la conjugaison du présent
10:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
TABLE A REPASSER
Le temps se couche toujours
De bonne heure
Quand l'escalier assis
Se tient debout
Sous les glycines
A écouter les parfums discuter
De tout et de rien
Du temps qui passe
De celui qui ne passe pas
Du regard posé sous les deux
Au coin de l'oeil
D'une respiration tranquille
09:53 | Lien permanent | Commentaires (1)




