samedi, 20 février 2010
TIEPOLO SONG
La lumière d'une compression de songe
Lappe la bière rosée d'un vitrail rougi
A l'absolu d'une huile ardue
En châsse d'une bonne heure d'automne
Un point d'origami éperonne la buse
Rêveuse de trop de codicilles
Rivage désertique des paupières
A l'atterrissage qui envoie en l'air
L'amour des doges du quadrille
Aux mille fûts de traction avant
L'évolution des appartements mâles
Enroule les floraisons de faux cils
Dans les larmes des chalets méthodiques
Quand la folie délire au grand bal
Graff des fées sur des contes classés
La chouette est pucelle qui leste
Le Targui d'un port
Sous la pierre des amants dégrisés
15:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
PIECE DONNANT SUR LE PÔ
Aiguière au goût braisant les longues saisons
Comme l'apéro ancestral des sagittaires
L'insuline murit sans but
En mignonne chair des charmes d'Eole
Poitrail ami des cornemuses
Au nid du croc qui sert le trot
Cerbère rouille au rivage des airs
La tête rit dans le trèfle des voix
La moue relit l'éloge en coin de rue
Au dîner échu on pressent l'action
Malaparte s'envole en moutonnant
Du fond de l'asile où la résine coule
Des mèches en charmille d'alambic
Délire de volcan au balcon
Opéra des opales qu'imitent les palissades
Don des classes a la carafe féconde
Chou et laitue de l'est du ciel
Lapereau qui comme les terres
Se grise ou s'aiguise en coup de firmament
13:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
PLEURS ET MOTS DES LAVES
La mer en ses rangs
Si profonds d'engoulevent
File en vain le saut des crocs
Un vol réel surfe sur Issoudun
Rêve de l'envers au rire qu'on immole
Tribut d'hier épris des combes
Vermicelle du son où le désordre agonise
La foule hume irisée les têtes de pont
Très près des filous facilement
Le don des mots déterre l'amusement
Dont le fumet caresse la rainure
Du bord surligné d'un emprunt fou
12:28 | Lien permanent | Commentaires (0)
POESIE DE LYONNESSE
L'eau des orpailleurs laisse l'ouragan
Araser la mer des mages centenaires
Sur les bancs du beau mur
Cher aux jarls et aux lionnes
Vitrailleuses de la mie du décor
Au glossaire d'omicron
Le dessert vire en nage
Dans les voileries de rêve qu'on tète
Debout au point nu du riz étrange
Qui décompresse sur les jupes d'ascension
La main parle un Volapük étonnant
Les idées croulent au fond des cils
Charriant les portes cubiques du réjouir
Les lyres et les ballots de Santa Claus
La police milite au bras des rues du pal
Face aux crèches de classe
Les tuniques attouchant l'est
Sur la paume d'un gauleiter
Coup de grisou en guise d'agrément
11:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
TALC DU BLEU D'EMAUX
Enlaçant la terre
Le blanc d'un siphon s'écoule
D'un soc enfile un décor d'été
Au saut d'un flutiste en vol d'airelles
Hourdis de vers innervés en console
L'obus sied au tri des combles
Et désorganise le vernis de sel
Dans la foulée des cristaux en fête du mil
Le pas des filles glousse passionnément
Autour de l'hymen dont l'humeur de sang
Parfume l'épaisseur du rare
D'une haleine boréale sous la cambrure
10:07 | Lien permanent | Commentaires (0)
POLITESSE DE L'EAU
L'orage laisse les pylônes hors d'eau
Bâche sans gène à Gérardmer
Le beau mât sur les dents
Qui rayonne la chair fraiche
Orne de vitamines rieuses
Les grillons de l'aumône
J'ai l'âge des scélérats
Me dit Eve en-tête de nos voix
Au parloir nu des franches bougies
Où se presse le jus des sensations du sucre
Maintenant le vélin bu par les ans
Les dits du débat ourlent de faux cils
Les portes ludiques du charivari des jours
Sans capote les palans délirent
L'obélisque rital délure en Combray
Les frasques de la canne à pêche
Dont le chant et la trique butinent
Sous les chopes d'alter ego
Les cousines madrées des sourcils
08:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
ETALE DANS LE MUR BLEU
L'amant délasse les terres
Nations planant sous les ans
Fiasco des temps
Contre elle un cerf-volant rutile
Onction lente des nervis du dictionnaire
Bure de touristes aux sombres dossiers
L'organisme raffine les ailes
Dessous de filles aux cuisses ouvertes
Défilent les poisons en souriant sciemment
A l'ordinateur consanguin
L'art se peint dans le défait
Métal à l'aise sous le crack des dorures
07:13 | Lien permanent | Commentaires (0)




