dimanche, 27 mars 2011
SANS OUBLIER L'ANDALOUSIE
Toréador
Ton prénom est écrit
En lettres de sang
Sur le sable de l'arène
Où tes pas t'enterrent vivant
Une cape et une épée
Et la danse pour atout
Une femme aux tisons
Qui charment les toros
Dans le vent de la muleta
Sangre de Luz
La mort au carrefour
Sourit de ces entrechats
Que le destin tricote
Sur l'escalier qui stationne
Au rez-de-chaussée de l'épilogue
15:51 | Lien permanent | Commentaires (1)
samedi, 26 mars 2011
CONTAMINATION
Qu'on danse dans la matrice
Où la milice est pluie
Et la police l'arôme du romarin
Qu'on se dise perce
Et que l'orage fonde
En geyser péruvien
Condense la danse
Concentre la stance
Sans séquence pour un plan
Tout est dans le poignet
Qui brode ses kalashnikovs
Sur du papier incandescent
21:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
SE LA JOUER
La poésie a le triomphe modeste
Quand sur les champs du génocide
Ne subsiste à peine qu'un murmure
Et plus un seul gladiateur
La poésie est une sottise
Dit le prédateur aux yeux
Dans lesquels germe le velours
D'un son comme un joyau
Fais le tour du cadran
Mon bel ami
Dix mille siècles
En une seconde
De quoi nourrir
Des milliards d'affamés
Et raconte-moi tes voyages
Sur la porcelaine et le thé
Dans l'infusion et ses volutes
Qui serpentent sur tes épaules
Je te relie de loin en loin
Toujours au creux de la main
Sur des écritures aux cheveux noirs
Sur des écritoires aux chemins durs
Sur la peau tendre inondée
Des fleurs de ton sourire
21:38 | Lien permanent | Commentaires (3)
GUNS GUNS GUNS
Notre mère la terre
Qui invente le rock'n'roll
Donne nous aujourd'hui encore
De la musique et des filles
Pour prolonger nos vibrations
Sur l'asphalte de tes nuits
Notre père du blues
Que ton regard serein porte
Nos cicatrices enthousiastes
Que le baume du venin
Transmute en antidote
Rebelle à tous les poisons
Et nos mustangs ricochent
Sur des tapis de velours
L'irradiation au bord des lèvres
Comme un champ de gentianes
Flottant au firmament
D'une autoroute circulaire
à Jeffrey Lee Pierce
20:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
PALACE DE PLEIN AIR
Jubile un bijou qui rutile
Sans utilité autre que futile
Jubile un banjo subtil
Sous les terrils hydrophiles
Maestro de la douceur
L'arpège développe ses volutes
En sandales de clarté
De la beauté sans quartier
Sur un blues sans un cri
Le murmure s'élance épanoui
Suspendu au sourire
Qui scintille dans ses yeux
19:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
QUINTETTE
A creuser le feu
On déterre la pluie
Magnifiée par l'ascendance
De ses torrents envenimés
A piocher la mer
On surfe sur la nuit
Qui s'étourdit fiévreuse
En papillons de soie
A ne rien faire
Que regarder souriant
Les atouts de la quinte
Qui dessinent le ciel
19:46 | Lien permanent | Commentaires (0)




