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mercredi, 18 mai 2011

GESTATION DES TOMAHAWKS

Pourquoi mûrir si la verdure
Décore de son aura
Le fond de teint souriant
Des vieillards ou des enfants

Des indiens sur la piste
Bluffent les limites
Des corrals de Tombstone
Sous lesquels poussent
Des fragrances d'arc-en-ciel

Rien ne sert de mûrir
Dit l'ombre décroissante
Il suffit de se cuire à point
Pour enfanter le palais des glaces

LE SEIN SANS INCERTAIN

Un bateau comme un espadon
Le mât centré dans les voiles
Qui tourbillonnent en fredonnant
D'incroyables aventures
Sur la surface éclairée
D'un globe de cristal
Dont la profondeur de l'arôme
Imprègne les sensibilités
Et enchante comme on enfante
Des vibrations soyeuses
L'électricité des allégresses
Et le velours de l'aurore

NEW YORK BY NIGHT

Elle accouche d'univers

En fusion ou en transe

Ondoyantes silhouettes

Qui traversent la pluie

En ruisselant gaiement

 

De ses bras jaillissent

Les tourbillons de sa robe

Au hasard desquels

Surgissent des couleurs

Des sons et saveurs

 

Pas une étincelle

N'épargne sa chair

Dont l'intérieur est empreint

De l'arôme de la douceur

Et des prégnances d'arc-en-ciel

lundi, 16 mai 2011

RESIDENCE DU PRINTEMPS

J'habite le monde ouvert

Là où se forment tous les genres

De chimères et merveilles

A géométries variables

 

J'ai le croquis des flèches

Dans un carquois de bambou

En forme de flûte de Pan

Aux étranges motifs

 

Je peins sur la mer

Des ellipses étourdissantes

Et des bouquets de baisers

Sur un sourire étincelant

 

Tout en corolle de pétales

L'univers se dilate

En caresse de lave

Et en gémissement de douceur

 

Un frémissement sur la langue

Eclaire l'aurore du parfum

Tandis que s'émancipe

Le nectar des sortilèges