dimanche, 22 janvier 2006
ENTRAVEE PAR LA PEUR
Après cette émergence, il faut comprendre la Vie
Pour opérer une résurgence en cet esprit
Il faut éliminer les illusions létales
Et laisser opérer le Vivant idéal
Il faut s'anéantir ou s'effacer devant
La Présence de cet amant divin et charmant
Se laisser pénétrer et posséder sans peur
Dépouiller les habits du vieux avec ardeur
Tant qu'existe cet illusion de moi intérieur
Tant que le masque de l'apparence est présent
Tu vis séparée par avidité et peur
Les désirs du mental te maintiennent absent
Le pourquoi et le comment sont questions d'enfants
Rappelle-toi que seuls les morts en fait sont Vivants
Il faut donc mourir à cette tienne apparence
Pour découvrir ce qu'est réellement la substance
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COMPLAISANCE
Arrête donc de te lamenter
Fais taire ces anciens souvenirs
Apprend déjà à émerger
De ce vil mental qui délire
Personne n'a jamais blessé
Que cette apparence dérisoire
Que tu prends pour identité
Sans savoir qu'elle n'est qu'illusoire
Comprend que plaisir et souffrance
Ne forment qu'un seul phénomène
Ils sont une seule et même substance
D'une réalité exogène
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LUNE SUCREE
Quel est cet éclat, lune sucrée
Qui reluit sur toi, lune sucrée
D'où provient cette immense lueur
Qui jaillit en moi, lune sucrée
Quand la terre sourit, feu de joie
Que tout resplendit, feu de joie
L'univers se pare de lumière
Pâle qui éblouit, feu de joie
Perfection d'Amour, l'Amoureux
Bercé par les jours, l'Amoureux
Enfin délivré dans l'instant
Magique alentour, l'Amoureux
Dans ce lieu sans lieu, hors du temps
La tête dans les cieux, hors du temps
Qu'importe les froids et chaleurs
Infinie douceur, hors du temps
09:41 | Lien permanent | Commentaires (1)
IN GREED WE TRUST
Resplendissant sur un monde de folie furieuse
Voici le pays des pauvres âmes ténébreuses
S'autoglorifiant au rythme trop hallucinant
De concepts aussi utopiques que lénifiants
Ils ont invoqué la liberté d'expression
Mais ils définissent ce qu'est une "bonne" opinion
Leurs dogmes du profit et de l'avidité
Sont frappés du sceau de l'intangibilité
Et les vingt cinq nains suivent tel un troupeau de boeufs
Cette culture grandiose de superflu envieux
Et on ose appeler ça civilisation
Ce mélange d'ordure et de déraison
Sous le strass et les paillettes, la misère est là
Tel un cancer qui dévore lentement le foie
La corruption et la gangrène se sont alliées
Regarde comme ils adorent leur gamelle bien aimée
Un défilé d'aveugles que guident des inconscients
Dont le seul credo a pour nom asservissement
Ils ont renoncé jusqu'à élever leurs enfants
Et ils s'étonnent que ce monde ne soit que violent
Pour déculpabiliser, il faut consommer
Et maintenir la permanence léthargique
De la conscience engluée dans le pathétique
Discours creux dont le reflet s'appelle vanité
Leurs désirs sont conditionnés par la poubelle
La trash-télé représente leur vie essentielle
Anesthésiés par ce qu'ils prétendent culturel
Ils se complaisent dans l'infini superficiel
Ne polémiquons pas sur les très détestables
Ceux qui ont la prétention d'être responsables
La seule valeur qui compte s'appelle démagogie
Tout est permis pour le Nom du Très Saint Profit
Dormez, braves gens, tout est absolument normal
Big Brother vous protège de son gaz très létal
Vous vous réveillerez le jour de votre mort
De la Vie, vous n'aurez rien vu des trésors
Esclaves de votre avidité pleine et entière
Vous avez conclu alliance avec l'éphémère
Laissez-vous mener gentiment à l'abattoir
Et cessez donc ces lamentations dérisoires
Le monde est toujours tel que vous l'avez voulu
Il en existe un autre auquel vous n'avez cru
Vous lui avez préféré récré et shopping
C'est logique qu'en enfer vous fassiez du camping
09:35 | Lien permanent | Commentaires (1)
vendredi, 20 janvier 2006
PROJECTIONS
Tu ne te regardes pas, tu n'es qu'imaginée
A une simple apparence, tu t'es identifiée
Crois-tu qu'un cumul de diverses étiquettes
Soit un bon résumé de ta nature secrète
La corruption commence avec l'autre regard
Tu te retrouves scotchée au milieu de nulle part
Intégrée dans ce qui n'est que pures conventions
Uniquement par peur d'affronter la question
Nul ne sait ce qu'est réellement la matière
Pourtant tu persévères à en faire ton ordinaire
Cette farouche volonté de se prendre pour des dieux
Contribue à faire beaucoup de malheureux
Pour être, il faut ôter les habits du vieil homme
Et comprendre le sens originel de personne
Avant cela, il n'existe que pure illusion
Un avant-goût d'amertume et de déraison
Vu d'ici, le monde est empreint de perfection
Ne crois pas qu'il s'agisse d'une hallucination
Mais si tu préfères mener tes guerres personnelles
Continue de rester dans le superficiel
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jeudi, 19 janvier 2006
CROISEE DES MATINS
Croisée des matins, très serein
Aucun lendemain, très serein
Pourquoi donc suivre ce chemin
Détendue la main, très serein
Tout est dans l'instant, pas de temps
Où est le Vivant, pas de temps
Là se tient le resplendissant
L'harmonie du Néant, aucun temps
Sans aucun détour, seul l'Amour
Sans aucun contour, que l'Amour
Resplendir aux confins du jour
Pas du tout glamour, cet Amour
16:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
EMPREINT D'EMPRUNTS
Quel souci de vouloir laisser une trace ici
Une trace d'apparence plus ou moins bien dégrossie
Quelle vanité de se prendre ainsi pour des dieux
Alors que ce n'est que vélléités d'envieux
Personne n'est capable de définir le sujet
Mais la plupart n'osent pas regarder le secret
Même ceux qui de l'orthographe sont des très grands pros
Ne considèrent pas moi comme un vilain gros mot
Alors qu'ils seraient bien en peine de conter
La vraie nature de leur subtile identité
Perdus qu'ils sont toujours en terre d'ignorance
Ne jurant que par leurs faibles et pauvres croyances
Les idées qu'ils disent leurs ne sont que purs emprunts
Recyclés dont ils se prétendent les inventeurs
Alors que leur psychisme jamais ne créa rien
Qu'un rideau de voiles barrant l'accès du bonheur
Ami, laisse donc aller ces virulents hableurs
Et concentre ton être sur ta propre vision
Ne perd pas l'énergie et la charmante ardeur
Pour corriger ces malheureux sans audition
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LE SEL DE LA VIE
Ce n'est que le sens de l'existence dont tu parles
Qui veut donner un sens à la Vie? le mental!
Pourquoi la Vie devrait-elle bien se contenter
D'un seul sens, combien serait-elle alors bornée
La Vie s'étend gracieuse dans toutes les directions
Dix mille chemins, autant d'arabesques étonnantes
Rien ne peut limiter ses ramifications
Elle ne sera que tous les jours plus surprenante
A toi d'être prêt à recevoir ses donations
Qui te feront poète, mendiant ou crucifié
Suivant ce qu'à percevoir tu es destiné
Une fois débarrassé de toutes tes illusions
"L'homme naît, souffre et meurt" a dit un poète charmeur
Il en va ainsi pour toutes les formes infidèles
Qui se prennent elles-mêmes pour des dieux de fureur
Alors que de la Vie elles ignorent jusqu'au sel
11:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 18 janvier 2006
VAIN COMBAT
Si la Vie est un combat contre quoi que ce soit
C'est qu'il te reste de la violence à délivrer
L'ennemi est ce que tu prétends que tu vois
Sans ton regard, il n'a aucune réalité
As-tu remarqué que tous ces vaillants guerriers
Ont tous pour étendard le bien et la beauté
Et cela, quel que soit le camp qu'ils ont choisi
Tu ne déroges pas à cette règle, c'est garanti
Si la Paix est le désir le plus cher du coeur
Il n'incombe pour La trouver qu'à son détenteur
De chercher à La faire émerger du profond
Secret qui gît serein dans le sein des tréfonds
Ne sont que prétextes toutes ces visions d'horreur
Qu'ont prétend exister au loin à l'extérieur
L'extérieur n'a jamais inventé les climats
Qui règnent sans opposition à l'intérieur de soi
On trouvera bien des excuses à la paresse
Ceci n'amènera jamais ici l'allégresse
Celle qui désire vraiment voir régner l'harmonie
Doit se donner les moyens de vivre éblouie
11:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
HISTOIRE DE MIROIR
Pourquoi donc tourner le dos à ce beau miroir
Tu es toi-même cet extraordinaire miroir
S'il existe un quelconque je dans cet univers
Il est clair qu'il englobe ce moi dans sa lumière
Si tu es la conscience, que peut donc t'importer
Ce qui peut arriver à cette forme incarnée
Dans l'ignorance, tu t'y étais identifiée
La connaissance te permet de la contempler
Il n'y a nul autre à trouver hors le sujet
Une fois cela compris, se dévoilent les secrets
Comment du miroir surgissent mille et un reflets
Comment sans toi, rien de ce qui est n'apparaît
10:29 | Lien permanent | Commentaires (4)
mardi, 17 janvier 2006
LE POEME
Du poème, l'important n'est pas la production
Mais plutôt l'effet induit par sa perception
Le fruit ne jaillit que de la compréhension
Ceci n'a rien à voir avec la pauvre raison
Peu importe le sens qu'on veut lui attribuer
Seule compte la lumière donnée à un paysage
Au delà des délires du mental aliéné
Le poème rehausse l'oeil d'un nouvel éclairage
Comme la mélodie se trouve magnifiée
Par le silence dont elle s'est environnée
Le poème ne vaut que par le sens éthéré
Qu'on décrypte au milieu de tous ces mots grossiers
C'est toujours dans les espaces libres que l'abondance
Produit les doux fruits délicieux de la conscience
Dix mille mots qu'on a répétés à l'oreille d'un sourd
Ne vaudront jamais le sens du coeur de l'Amour
14:44 | Lien permanent | Commentaires (0)
BURN
Tel l'amoureux dans l'ivresse, sois
Elégante dans la tendresse, sois
Resplendissante de lueur
Consumée par la candeur, sois
Détachée du monde des sens, brûle
Immobile dans le silence, brûle
Otage du gardien des trésors
Esclave de l'Amour, brûle
Tout brille ici, pas un nuage
L'éther t'inspire, pas un nuage
Prairie d'azur luminescente
Rivage de Paix, pas un nuage
Déraison, aucun besoin de sens
Pamoison, aucun besoin de sens
Enivrée de divine boisson
Rayonnement et absence de sens
Toute direction, pur délice
Plus aucun temps, pur délice
Dans la tourmente et les batailles
Resplendir de tous ces délices
10:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 16 janvier 2006
MARIER L'EAU ET LE FEU
Marier vraiment l'eau et le feu ne peut se faire
Qu'arrivée au plus profond du désincarné
Quand il n'existe plus rien de cette ancienne chair
Quand tout n'est plus que souffle éloquent de beauté
Les mots du vide souvent outrepassent la pensée
Ils résonnent d'un continent nommé êtreté
Ils sont l'émergence de la conscience endormie
Qu'une brise a fait surgir de l'amie étourdie
Ne pas s'en effrayer si ils exhalent séant
La fragrance émerveillée d'un pur sentiment
Aucune saveur n'égale celle de Leïla l'aimée
Majnun l'a raconté dans toutes les contrées
C'est quand le prince se manifeste en ce bas-monde
Qu'il faut profiter de chacune de ces secondes
Secouer la torpeur qui règne dans le coeur
Laisser grandir la flamme naissante de la lueur
15:42 | Lien permanent | Commentaires (0)
ELIMINER LE PHENOMENE
Que t'importe la forme de cette pauvre apparence
Ceci n'a absolument aucune importance
Les mots ne sont siens qu'en cette circonstance
Tout cela n'est en fait que le jeu de l'essence
Si l'Amour t'a déçu, c'est qu'il n'en était pas
Tu as qualifié d'Amour une fantaisie noire
Basée sur la propriété de l'illusoire
L'Amour existe sans altérité ici-bas
Pour renaître il ne faut que mourir à soi-même
Eliminer cette image sournoise de l'ego
Sortir des délires créés par le phénomène
Pour resplendir en altitude vers le plus haut
Tu es intoxiqué par les visions létales
Qui te font regarder un monde imaginal
Que tu crois réel et qui est seulement mental
Affine ta vision et surgira l'idéal
Il n'y a aucune lamentation justifiée
Quand on regarde le réel, immense de beauté
Les regrets et autres frustrations ne proviennent
Que du désir de possession, envie malsaine
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FEU ET GLACE
Il parle le langage de la divine soie
Son arme préférée quand il part au combat
Des perles de feu jaillissent de sa rouge parole
Et des comètes de glace de ses paraboles
Des ondes de choc martèlent très tendrement
Le phrasé des vibrations de son troublant discours
Les mots portent un surlignage étonnant
Que les oreilles entendent dans un éclat glamour
Quand le verbe est magnifié au-delà du sens
Sa perception éclaire de multiples trésors
C'est du plus profond au-delà- de la jouissance
Que remonte cette cascade devenue pluie d'or
Luxuriante atmosphère qui n'est qu'une abstinence
Au parasitage des mille plaisisrs du grosier
Certains diront hallucination et démence
Ceci fait rire quand on voit leur monde raisonné
Nul endroit où rencontrer autre que tricheurs
Querelleurs et menteurs, guidés par l'inconscient
Enivrés par les sons, par lumières et couleurs
Un monde comme le bac à sable des enfants
Ils osent se prétendre adultes et responsables
Ces dires ne supportent pas un oeil implacable
Autant donc les laisser le déclarer malade
Le fou décrypte trop bien l'envers des façades
Car le temps lui a épargné ses outrages
Dans ses yeux toujours brillera ce paysage
Porté par la lumineuse clarté de l'éther
Son élan immobile traverse tous les enfers
09:31 | Lien permanent | Commentaires (0)




