samedi, 12 avril 2008
BANDAISON SANS TENSION
La conscience au travail
Est bien nommée phénoménologie
Encore faut-il qu'elle s'y mette
Ce qui n'est pas le cas
Sauf sous le joug de la torture
A laquelle la soumettent
Les agitées de la tulipe
Qui oublient le présent
Pour malaxer la poussière
Et en faire des patées de sable
10:06 | Lien permanent | Commentaires (2)
TERRORISTES
Nous sommes feux-follets de l'armée des ombres, taches d'hydrocarbure sanguin sur le cachemire d'une mer de napalm, nos stances d'ammoniac réveillent les sens aguerris par le servage d'une lune sans sommeil, nous nous nourrissons de volatiles torpilles qui développent des corolles azotées sur les nécropoles de la poussière. Nos harmonies n'ont de fugace que les cygnes abscons qui déroulent leurs soieries aux pieds des vahinés autarciques, les laminoirs sont notre quotidien qui absolutise les tréfonds marécageux, les tourbières de la grégarité somnambule et les bayous de coriandre. Nous muscadons des borborygmes incendiaires dans les catacombes enluminées de nos clairières hémophiles pendant que des trilles de missiles cataclysmiques réinventent la solitude des turbans de nos sultanes. La ténèbre est d'acier qui fond sous le charme aquariophilique des menstrues et vergetures que nos corps sulfurisés répandent sous les pieds palmés des cordillères amazoniennes, le cirage lubrique luisant de mille feux dans ces ébats sans mouvement qui élucident les énigmes corrodées et les hiérogliphies d'outre-rien. Un alphabet sonne le tempo d'une caryatide émerveillée et c'en est fini de la disharmonie notable qui préside aux mille et une nuits des chimères moribondes. Toujours est un verbe intransitif qui ne connaît du geste que la semence de rhizome et l'ovulation effervescente des limonades de combat.
09:59 | Lien permanent | Commentaires (2)
SEMTEX AVENUE
Comme un rêve d'Arizona
Sous le feu des lacrymales
Qui déversent les cendres arc-en-ciel
Sur des tissus corrodés
Dans l'explosion des matrices
Que fracassent langoureusement
Des caresses de nitroglycérine
Dont les sucres assujettis
Sont semences de dévergondage
Barre à mines pour laminer
Le blindage des coffres-forts
Et libérer l'énergie du dragon
09:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
FROID TORRIDE
Nul ne connaît
La chaleur intime
Des nuits de l'azote
Où la peau bronze
Sous l'effet du givre
Pendant que des torrents glacés
Font transpirer les burnous
De gouttelettes pourpres
Et sucrées par des fraises
Qui dévergondent les sens
09:31 | Lien permanent | Commentaires (2)




