jeudi, 04 septembre 2008
DU FEU ET DES EMERAUDES
Passage des rêves
Les bouquets sont garnis
De fleurs de frangipane
Et de ciselures au poignet
Outrepasser comme reculer
Travelling arrière
Qui spirale entre les tombes
Des gravats merveilleux
Mille chemins de fortunes
Qui n'avancent nulle part
Mais sourient aux abeilles
Dans un silence sculptural
21:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
DANS LE DOS DES MIRAGES
Le ciel n'appartient
Qu'au regard qui le contemple
Quand le décor s'inverse
Jusqu'à pétrir sa chair
Dans le spectre pastellisé
Des arborescences fluviales
Tout est dans la direction
Là naissent les propriétés
Les locations sans bail
Et tous les bals masqués
Qui dévoilent leurs jambes
De danseuse aux couteaux
21:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
JUMP TO CAIRO
Pas d'injonction
Pas de il faudrait
Un gun à la main
Les exécuteurs tiennent leurs contrats
Shootés à l'ombre brûlante
Fondant les cloisons d'obsidienne
Et les tentures de parfums
Pas d'injonction
Dans les empires
Les rêves expirent
Leurs torrents de vanités
Sur une patinoire
S'inventent les gouffres
Comme autant de destinations
Touristiques
Un silencieux vertige
Entre les mains d'un instant
Rayonne sur la plaine
De tous les dangers
Provisoire insularité
La mer est sèche
Quand les baisers sont frais
Et le feu permanent
17:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
ARRIERE-BANC
Quelqu'un merveilleux
A toute heure de l'oreille
Quand s'évaporent les nuées ardentes
Qui dévorent les yeux
Seul et sans histoire
Pas de souci à se faire
Juste parer de merveilles
Cet autre qui nous prête sa main
La joie pour qui en veut
La tristesse pour les romantiques
La violence de la douceur
Comme un arôme en plein coeur
16:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
UN NUAGE D'OBSIDIENNE
Couche la mer
Dans des berceaux de fortune
Sur de l'étoile èmeri
Pour découvrir les patines
Et les révolutions assises
Crache la mort
Où resplendit la vie
Sans un soupir de circonstance
Plus haut qu'une allumette
En pyjama de peluche
Carafe en suspens
Pas de planning à respecter
Si ce n'est celui de l'hiver
Sur lequel resplendit
La chaleur du foyer
La pluie sait tout
Ce qu'il y a à savoir
Sur l'infinie étoile
Quand pastellisent les sanguines
Et que se lève l'ouragan
15:03 | Lien permanent | Commentaires (0)
TANGO DE LA BASTON
Un point sur la gueule
Comme un poing de plexus
Solaire comme une hirondelle
Lunatique comme un Pierrot
Tais-toi et parle
La poussière chante
Sur le macadam des nuits
Qui ensorcellent les mémoires
De la lumière artificielle
Parle et tais-toi
Sur la musique des tronçonneuses
Qui larde les tranchées
De ses baïonnettes affutées
Au velours et au sucre
Un point cardinal
Sur un poing ordinal
Terraformation de l'informe
Overdose de la joie
11:44 | Lien permanent | Commentaires (1)
EL BARRIO
Ahora
Des kilotonnes d'uranium
Froncent leurs sourcils mauves
Dans une supernova sexiste et ambigüe
Ahora
Des flèches de lait épicé
Du coriandre plein les narines
Pas un toucher qui ne soit
Pure grâce et légèreté
Ahorita
Hécate tombe et révolue
Les sanglots d'Ittaka brûlent
Portés par le vent des saisons
Sur des relents d'oraison
Ahora
L'urgence de l'immobile
Overdrive de l'instantané
Passage en surmultipliée
Déraison des tambours
Qui arrosent le Bronx
Des charrettes multicolores
Et de la pluie du Queens
Ahora
Staten Island s'embrase
Dans la mer de corail
Manhattan regarde en souriant
S'effondrer les ponts de Brooklyn
Ahorita
Cinq pour une main
Cinq pour une plage
Plus un rivage
Fini demain
11:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
PAVE DE SANG
Crépuscule des bûchers
Le goût du feu en bouche
L'incendie dans les yeux
Les flammes crépitent
Comme des tisons de velours
Et la transe réinvente la danse
Population absente des calendriers
Extinction des emballages
Le jeu déroule ses ornements
Sur le tapis vert de l'hiver
11:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
BRUMISATEUR
Le baluchon posé
Sur des trépas de foire
Une larme mauve perle
Sur les lèvres embuées
D'une salive de platine
Parole de l'oseille
Qui frappe les écus
Sous le piédestal retourné
Des bronzes anémiques
Et des folies princières
08:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
TYPHON D'ESCARGOT
Du larsen dans les pages
Qui tournent au vent mutin
Les feuilles emplies d'un feedback
Au mercure de chlorophylle
L'espace d'un quota de douleur
Rutile au fronton panoramique
Sur des avenues provisoires
Et des merveilles sanguinaires
Sur les pontons de la foudre
Les navettes aux yeux verts
Emplissent leurs poumons
D'un crachin de nitroglycérine
C'est toujours l'heure de la bataille
Sensualité primaire de la douceur
Qui invente des tourbillons
Dans les spirales de ses fresques
08:33 | Lien permanent | Commentaires (0)
PLAISIR D'OFFRIR
Des yeux parfumés d'océans
Célèbrent la danse des ajoncs
Et les caresses du vent
Quand les voiles se déhanchent
Sur le passage des sirènes
Hyperboles paraboliques
Aux sortilèges dévergondant
Les noblesses de fortune
Sur des gueuses d'artimon
Et des bouées galactiques
00:53 | Lien permanent | Commentaires (0)




