Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 30 décembre 2008

TOURNOYER

Et tourne le manège
Des moulins que la mer
Expectore sans vergogne

Et tournent les yeux du vent
Dans les corsages désunis
Des velléités travailleuses

Et tournent les gyroscopes fabuleux
Sans se soucier des cathédrales
Que de malandrins bouquinistes
Elèvent à des rangs
Dont nul n'envisage
L'absolue grotesquitude

CARROUSEL DE FEUILLES BLANCHES

Au grand feuilleton
Des librairies volatiles
Des plumes versatiles
Peuplent l'oxygène fulminant
D'érotiques transhumances
Aux clichés impénitents
De vacheries d'avant-garde
Tons aigrillards de muletas
Pour Minotaure volontaire
Du manège infernal

JEU CALME

La bouche peut s'offrir
A la terre
Sans essayer d'imposer
La force de son baiser

L'eau et le feu se marient
Dans l'aérodynamisme
D'une caresse immobile
Au rayonnement infrapourpre

La cyprine est fruit d'un rubis
Fécondé par des sèves irréelles
Dans le charme tranquille
Du brillant de la perle

ROND POINT DES CHAMPS

Au royaume de la lenteur
Les éclairs sont de loin
Les plus inoffensives munitions
Que le déluge invente
Pour désherber les plages
Des caillots qui encombrent
La poussière des librairies
Où d'aimables fanfreluches
Lisent du sens
Giratoire de préférence
En refoulant les interdits
Que la jouissance adore

LE BEAU DE LA RUCHE

Les ballons à l’hélium
Manquent cruellement d’artillerie
Hors les ciseaux qui découpent
Leur silhouette dans le filigrane
De leurs librairies de saveurs molles
Rien ne lasse les bannières
Qui font claquer le vent
Dans d’improbables caresses
Que réinventent en souriant
Les chants de l’impossible

LIGNE A LA POINTE

Il y a toujours
D'ambitieux libraires
De ceux qui poussent les trains
Ou élèvent des mausolées
Pour croire sérieusement
En leur propre histoire
Que les trolls émasculent allègrement
Dans l'immaculé parfum de lambris
Qui imprègnent leurs stances
D'un langage abscons
Pour les sérieux scolopendres
Des faubourgs de la buée

COMME L'ENTRAIN DANS UN LIVRE

Les trains avancent
Comme des furets
Dans les librairies obsolètes
Où des lapins blancs s'amusent
A traquer le vent
Dans d'innombrables sortilèges
Danse du ventre immobile
Des naïades plein les mains
Pour peupler les mares et les trous d'eau
De sensations de cardamone
Et d'elliptiques mirages
Aux armes satinées d'émerveillement

EFFLUVE SANS TEMPS

Quand les perles des colliers
Sont d'ambre et de souffle
Qu'elles caressent légèrement
Le cou gracile qui s'abandonne
Le temps suspend ses caresses
Et le vent s'enveloppe
De diaphanes sourires
Qui font s'émouvoir
Le velours de la peau
Le sang se fige à l'écoute
Des frissons qui parcourent
Les pétales sensitifs
De la douceur
Tandis que d'inconnues cyprines
Affinent délicatement
Les ressentis translucides
Qui émergent en corolle
Comme un pollen de soie
Au milieu de savoureux embruns
L'heure est au roulis somptueux
Des hanches impassibles
Qui s'éclairent harmonieusement
Dans le vibrato sylvestre qui résonne
Au centre des clairières

SAGA DES CITES D'ECUME

Les librairies vikings
Regorgent de fabuleuses
Peuplées de vipères
Et de marteaux aussi concasseurs
Que les lances sont frémissantes
Dans le galop des chevaux
De Freyja la blanche

Le peuple des rats trouve
Sa place sans problème
Dans les trous du linoléum
Que le chaos met en lumière
Pour les ordinaires féeries
Que trolls et lutins organisent
Dans leur absence de domicile

Sur la plaine étincelante
Nul endroit où fuir
Pas de gruyère pour planquer
L'outrage et la calomnie
Derrière des rideaux de fumée
Qu'un léger mouvement d'épaule
Dévergonde sans complexe
Des pales des ventilateurs

SCARIFICATIONS MARITIMES

Les miroirs ne pardonnent rien
Ils reflètent juste les courses
Des ombres sur la mer
Sloops au gréement si léger
Qu'un rien les envole
Sur des paraboles effrontées
Où leurs canines se frottent
A la toile émeri
De leurs propres mensonges
Que le vent balaie en riant
Sous la neige que des enfants
Caressent en voluptés insolentes

LIBRE AIRBRITE

Il en va des librairies
Comme des chants d'épopée
Chaque navire porte son lest
De l'hydroglisseur au cargo ventru

Il est des librairies
Où l'on rencontre des héros
Dresseurs de chevaux
Ou tombeurs de murailles
Indiens aux yeux clairs
Ou archers sur dauphins

Il en est d'autres
Où la chasse au phacochère
Peut présenter des aspects ludiques

Il est aussi des promontoires
Où l'alizé brasse l'utile
Des constipations aux arômes charnus
Qui croit en des profondeurs
Encensées au pur jus d'écume

Dans ces latrines insoupçonnables
Les armes sont plutôt inopérantes
Le balai-brosse sied mieux que le glaive
Fort heureusement pour la polyvalence
Des espars du vent

DU NON-TISSE

L'histoire du nu
N'est pas pour les possesseurs
De livres ou d'histoires

L'histoire du nu
Est une panoplie de guerrier
Spécialisé dans la débauche

L'instant d'un regard
Posé sur les labeurs
Qui s'épuisent en vain

L'histoire du nu
C'est une femme implacable
Qui écorche les sarments de la brise

DE PORT EN PORT

Encré au Vallon des Offes
Devant une pizza aux supions
L'étrange bateau ivre
Rêve des armes
Qui décorent les murs
Des Arcenaulx
Dagues et poignards
Pour corps à corps
Ou coeur à coeur
Suivant le bon vouloir
Des alizés sans brise
Qui caressent le temps

SANS POUDRE ET SANS REPROCHE

Le nègre est toujours analphabète, qui devine sans problème que tout est dans l'Aleph et qu'il est inutile de s'emplafonner une injection aux solvants de poussière en gravant des adjectifs pseudos-réels mais, en fait, totalement surréalistes, sur les battements de paupière que l'air étouffant du large enivre aussi bien qu'une sucette à la méthédrine non synthétisée. L'incompréhensible règne sans conséquence et en total épanouissement, n'en déplaise aux névrosées des chiffres abscons pour qui les mathématiques libidinales renvoient toujours aux calendriers grecs ou aux idées de Mars, volonté téméraire des rois qui pataugent dans la semoule de couscous aromatisée à la salsa flamboyante que le sel dépose sur les plaies. Se déchirent les griffes des parcs d'attraction quand, d'un coup de baguette magique, la fée électricité réinvente le chauffage glacial à la mousse de coriandre, laissant poindre la libido des virginités d'autre part bien qu'ici, une émulsion sur un téton, un riff de Telecaster sur un contrepoint de slow death, la flamboyance du groove en arpège des clefs de voûte que repeint en permanence le mouvement des balances sans overdub. Puzzle complet, un fragment d'abondance sourit devant les mines imaginaires qui tracent des rotondités symphoniquement silencieuses de leurs yeux abasourdis par le toucher polarisé des mots qu'une grenouille atomique laisse essaimer sur un nuage de vapeur transgénique, histoire de lancer un téléphérique souterrain sur les pentes planes d'une journée sans souci.