dimanche, 30 novembre 2008
HAVE A DRINK
Le vent rit sans cape, archer à l'épaule, monté sur roulettes comme un patin à glace aérodynamique équipé de torchères sculptées au laser dans d'épouvantables convulsions de saveur sans couleur. Loin dans la nuit, des formes mouvementent le paysage paisible de leurs reflets attractifs qui ne font qu'effleurer un court instant de désinvolture, ébauche d'épure sans origine connue en-dehors des étourneaux galactiques qu'on peut trouver sous la chemise effervescente des principautés andalouses dont le flamenco est une résurgence des canaux d'irrigation à l'adrénaline de synthèse. Ailleurs, juste au-delà, pas plus loin qu'ici, un récital carthaginois écosse des petits pois sans hormones, fruits de délictueuses octaves de carbone 14, bols de corn-flakes délicieusement mûris, musaraignes de salons pour divertissements écoliers. Dans les échelles d'éclisses, des scarifications sans âge bousculent d'un va-et-vient de l'épaule la délicate aile de titane dont la dentelle s'irradie sous l'effluve totalement sensibilisé à l'insensé quadrilatère circulaire qui lui masse les neurones synoptiques et les synapses intégrales bercées par la torréfaction artisanale d'un vermoulant en nuisette transparente.
23:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
ECOLOGIE DES GOÛTS
Le vent s'active de lui-même
Comme une gamme chromatique
Sur le sol argenté
D'une île au pays des merveilles
Où chacun voit midi à sa porte
Même si celle-ci est une lune
Sur la pelouse des artifices
Entre et sort ce qui se doit
Par les ouvertures présumées
Des images en carton
Que recyclent les rêves
Dans leur divine poussée
20:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
MAUSOLEE DES MOTS
Le mot naît
Et devient la monnaie
Tout en étant mort-né
Assignat à signer
Ou assigné à comparaître
Sur des balances sans signe
Le mot naît
Et n'est pas
Rouge comme un nez
Qui le reconnaît
Devient nouveau-né
Sans autre forme de monnaie
14:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
MASTERCARDS
La parole est d'argent
Nul besoin de menu
Pour l'entendre
La parole d'or
N'est que le cri du veau
Qui tête le pis
D'où jaillit la monnaie
Tous les poètes de l'authentique
Sont des flambeurs invétérés
Dont la triche est le gagne-pain
13:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
SOMBRE VENISE
Abandonner
Comme un acte de confiance
La vie est belle
Comme un prodige d'enfant
Abandonner les ruines
Qui s'effondrent aussi vite
Que leur élévation
Abandonner l'épargne
Et la consommation
Ne rien garder
Que ce qui est offert
10:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
FORMIDABLES EN MOUVEMENTS
Les lieux de profonde densité
Laissent des traces
D’évanescence indélébile
Dans la concentration du langage
Les broderies de l’écume
Restituent les pleins sans déliés
Des courants maritimes
Qui jouxtent les cultures
L’ombre d’un sourire
Lit les carottes antarctiques
Au faîte des cardiogrammes
Que dessine le vent
10:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
CONTE SANS COMPTE
La vie s'arrête à l'instant même
De son apparition
Entre les deux un clin d'oeil
Rien de plus
Rien de moins
Pas de cinéma
Du brut de fonderie
Pas de littérature
Une absence de fait
Pas de quoi s'en faire au fond
10:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 29 novembre 2008
AMORALISME
En l'absence de morale
Tout est vérité
Une ou plurielle
Peu importe
Rien n'est faux
Rien n'est vrai
Que suivant les pointillés
Dont d'augustes ciseaux
Bien intentionnés
Font des poutres géantes
Rendez-vous à Tombstone
Disent les étoiles aux shériffs
20:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
TISON DE SOIE
A l'écoute de la page blanche
Tu n'entends que cette phrase
Ajoute une autre flamme
A notre forêt
Banjo sur la rivière
Les sons que tu regardes
Enivrent de leurs saveurs
L'empreinte de tes pas
Alors sans élan
Tu prends le brandon
Qui dévore tes doigts
Et tu laisses filer la lame
20:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
TEXTURE D'ARCHIVES
Les villes ont des ruelles
Des impasses et des culs-de-sac
Pour le plus grand plaisir
Des amateurs d’urbanisme torturé
Il est simple de traverser la ville
En carburant au semtex
Ou en hydroglisseur
Pour celui qui ne sait pas
Apprivoiser dauphins et dragons
Mais l’architecte présumé du casino royal
Rechigne toujours à voir
Son grand-oeuvre tel qu’il est
13:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
NO WAY
L'interprétation voit des fuites
Là où ne sont que mouvements
Dont elle ignore la saveur
L'interprétation dit des fuites
Pour induire un plastron factice
De pseudo-courage
Chez celui qui prétend affronter
Alors qu'il ne fait que subir
Sa propre mise en scène
Sous les lignes des comédies
Les regards fauves lisent
Jusqu'aux motivations des textes
12:56 | Lien permanent | Commentaires (1)
SCALP
Une voix de femme
Tranchante comme une lame
Epluche la nuit
En copeaux de lumière
Qui s'embrasent en flirtant
Dans les bras de la mer
Poussière d'univers
Ebloui par la saveur
Du noyau de pêche
A l'arôme homogène
09:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 28 novembre 2008
BRUTE DE DECOFFRAGE AERIEN
Chevaucher les dragons à cru est affaire d'instantanéité, la Factory peut produire des divisions de la joie à tout instant, sans les usiner, juste en laissant faire le vent sur sa paume d'amazone aux mains ensanglantées par les coloris pirates qui détournent les cargos ventrus sur de précieux brisants. Philosophie d'équitation pour amateurs de pluie, la chevauchée fantastique est une poursuite impitoyable, rendez-vous where eagles dare, en solitaire comme il se doit sous les parapluies d'où émerge à grand-peine Cherbourg et son arsenal obsolète. Ouragans et tempêtes, écorchures et cris, les naufrages sculptent des caryatides aux seins lourds de conséquences dans les affres volatils qui embuscadent les noix de jade perlière dont raffolent les outardes dans les jardins suspendus aux lèvres du temps, légèreté intrinsèque des fumées indiennes sur les torrents du tsunami admirable qui perche là où Nemo lui-même n'a pas mis l'ombre d'une mâchoire, ni même un plombage, fut-il de poudre d'escampette.
23:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
VUE DE MA NICHE
J'aime les voyages
Et les explorateurs
Surtout quand ils inventent
De nouveaux territoires
A piller doctement
J'aime les sédentaires hallucinés
Les nomades du cru
Et du sauvage
Ceux qui bourlinguent
Sur des rayons de lune
Les surfeurs de la voie lactée
Les pétroleuses de galaxies
Et tous les autres
Qui pérégrinent d'astre en astre
Dans l'arène éblouissante
Des gladiateurs
21:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
GIRLS IN GANGS
La vie est belle
Quand on s'appelle Raphaël
Ouvrir les yeux
N'est pas un truc de vieux
Ha les vieux
A sucer des camomilles
Ils en oublient les charmilles
D'où les glycines lâchent
Des bombes au phosphore
Et Diane chante les fusils
Sans s'occuper de Zoé
Qui s'est assise sur le ballast
Laissant partir des trains
Sur la mer insouciante
Peintre ou chanteur
Peu importe le littérateur
S'il se rappelle le gospel
Des pirates à la guitare pourpre
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CROSSOVER NAMES
La fortune vit à Hazard Nebraska
Comme un coup de dés névralgique
Dans une chanson d'épouvante
Où la muerte s'envenime
Mary anime Sophia
Byzance en persévérance
Plus un terril dans la boue
Dont la mer module
Les formes sablonneuses
A suivre les lignes d'un mektoub
Les badges s'effacent sous l'encre
Sympathique comme une aube
10:42 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 27 novembre 2008
EMILY SOUNDS
Quand le clown cesse
De gémir sur son sort
Il peut enfin entendre
Le rire d'Emily
Ricocher en échos cristallins
Sur les tombes envahies
Par la surdité des ronces
Qui font du lamento
Une écorchure à la nuit
Rutilante de soie
21:46 | Lien permanent | Commentaires (0)
CHARMILLES
Bleu comme une orchidée verte
En des jours sans pareil
Au même temps qui s'ensorcèle
De vanille et framboise
Tel un accordéon plat
Sur un velours de tulle noir
Et de pashmina blanc
Sous le fuchsia qui frémit
Les balades aux yeux pourpres
Et les glycines en fleurs d'oranger
21:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
MASCARA SANS FART
Labourer la mer
Comme une étoile aux yeux clairs
Dans la semence impérissable
Des naufrages en pleine terre
Viens la danse aux armes de feu, tourne les girouettes et les canons protéiformes refondent les formes d'alambic que distillent des crotales au venin d'incision qui ligature les scarifications aux noms brillants comme des nébuleuses galactiques
Sur les hauteurs le vent
Dans les odeurs le temps
Paradis des saveurs l'argent
Bienvenue aux indigents
Les pamplemousses sans presse détournent et vrillent les contreforts de la non-appartenance aux réseaux purement formels des mafias infantiles, élaborant de subtiles architectures, sculptant le flou intégral pour en faire des moisissures irradiantes et des copeaux de butane, désimperméabilisant les revêtements d'anxiolytiques que le chloroforme rend sourds et dégourdis
Sous les doigts le chanvre
Se tresse ou se roule
En noeud gordien coulant
Des jours paisibles et sereins
20:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
GEOMETRIE D'OK CORRAL
Dans les rectangles octogonaux
Des spirales quadrilatères
D'insensées paraboles déroulent
Des sphères cubiques
Aux accents pointus
De graves hyperboréennes
Circonflexant d'un chapiteau
La plaine cruciforme
Où de noires volutes de couleurs
Epanouissent leurs ellipses
19:11 | Lien permanent | Commentaires (0)
MONTEE DES LILAS
L'art se tranche à La Villette comme un vulgaire et commun entonnoir, cône turgescent des facilités mondaines à faire passer des lanternes pour des vessies, urticaire galopant des amputés tétras-lyres dont les missiles sont des suppositoires vaso-dilatateurs ou des boas constrictors, suivant qu'il s'agisse de ventiler les bronches ou de presser la purée. Employés aux écritures, un détartreur, subversif élégiaque, inonde de venin ou de sperme les cultures lénifiantes de la volupté en dentelles, un équarisseur égrène des osselets dans des runes sans mystère, un éclairagiste joue aux tarots sous des néons qui s'ensauvagent dans la douce clarté des petits matins crépusculaires. Le patron, un vieillard chenu comme un cep de vigne, compte jusqu'à un, juste le temps de voir venir en un éclair l'héritière de sa fructueuse affaire de négoce de carcasses, véritable amazone du charity-business, et sa répugnante progéniture, un ver à soie sans fil, montreur de marionnettes paraplégique dont les prestations de mime sont de nature à réjouir les facultés jésuites dans leurs enseignes fluorescentes. Famille de sept comme les points cardinaux, l'entreprise de fruits et légumes de la psychédélie prospère dans les transformations par irradiation, implosion ou salaison, suivant en cela les désirs de son auguste clientèle, troupes de zéro positif en conserve, salaisons coutumières de l'habitude, énucléées au monocle tombant sur la poitrine incendiée, de juteux profits dégoulinant le long des moustaches et babines des ces amateurs de viande carnée réconciliés avec les facteurs bios et environnementaux.
15:15 | Lien permanent | Commentaires (1)
SOUNDS ONE
Le silence absolu
Est toujours relatif
On peut l'apercevoir
En haut du mur du son
Vérin de lumière
Aux très vertes fragrances
Ruisselant de ses fluides
Dans les veines arboricoles
Qui perlent les arômes
Des cordes d'une harpe
14:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
POPULATIONS EN TRANSIT
Les routes de fortune
Peuplent leurs horizons
D'images verdoyantes
A la hauteur mirifique
De l'étendue de leurs désirs
Manière de relever
L'arôme évanescent
De leur ordinaire
Qui du début jusqu'à la fin
Ne connaît que douceur
13:10 | Lien permanent | Commentaires (1)
FILS DE LA GUERRE
L'artiste en poète
Est un monde sans alentour
L'objectivité lui est fidèle
Comme une absente héroïque
Insoumission aux règles
Des conventions délétères
Basées sur la raison
Des sirènes du profit
L'artiste en poète
Est le monde alentour
Transparent comme la foudre
Qui le porte sur sa main
09:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 26 novembre 2008
LOIN DES EFFORTS
Aimer est donné à tous
Sans distinction ni préjugé
Sans objet prédéterminé
Par une volition volatile
Et totalement asservie
Aux motivations
D'un pseudo respectable
Parant de mornes forêts
Des habits d'un triomphe
Dont les elfes rient encore
20:33 | Lien permanent | Commentaires (0)
PYROCULTURE
La femelle du yack
Elève ses petits
Sur les parois gelées
D'un fleuve impétueux
Que rien ne verglace
Hormis le sourire sous-cutané
Qui régit l'hydrographie
Du napalm et de ses dérivés
Dans les deltas poissonneux
Que survolent les dauphins
14:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
BRI CHU
Festival de couleurs
Emulsion de saveurs
Explosions d'arômes
Joie des terreurs
Des quartiers de la lune
Cités aux meurtres inconséquents
Et aux procès sans jugement
Poudrière implosive
Canonnière des fleuves bleus
Supernova des profondeurs
10:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
MOON OVER MOSCOW
La fille venait du froid
Comme l'homme qui vendait le monde
Ou l'espion qui m'aimait
Traversée du Rio Bravo
Les yeux emplis de Bandolero
Tout offrir à El Alamo
Comme une envie permanente
De viva la revolucion
Mèche courte en bonbonne
Sourire améthyste des amantes
09:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
ASSISE D'OCEAN
Le siège de la conscience
Est à Ithaque
Point névralgique situé
En-dehors des cartes routières
Et des lignes maritimes
Chercher sa trace
Dans l'eau des mares
Ne conduit jamais
Ailleurs que dans la boue
Des vents et marées
08:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 25 novembre 2008
FLUX ARTISTIQUE
Dialogue à une voix
Ou monologue des multiples
Les sons s'enfièvrent
De leurs projections
Sens giratoire sans interdit
Qui connaît la direction
Des traits de l'archer
Perché sur un dauphin
Le regard vagabonde
Par les chemins d'océan
Visitant ce qu'il souhaite
En son for sans extérieur
15:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
SUREXPOSITION
Sous les huiles le tableau
N'est qu'un miroir d'instant
Dans lequel l'anamorphose
Coïncide en contemplation
Jusqu'à l'épure d'argent
Les reflets se parlent
S'admirent et sourient
Devant leur portrait
Et les femmes s'exposent
En file d'indienne
Portée par l'indécence
Des vêtues d'abondance
12:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 24 novembre 2008
IMPUDEUR NOTOIRE
"Chauffe, Monique" dit le forain aux éléphants volants qui décorent les manèges de la Foire du Trône, les ragoûts sont à point, aromatisés aux brimbelles, voluptés des cireurs de pompe du coeur des oueds où rien ne change quand tout change dès lors qu'un essaim de vents y pond son rayon de miel. Souvent, lors des pillages institutionnels, les volutes désertiques se recomposent, sculptés par l'air du temps, toujours différentes, histoire de correspondre aux velléités que les modes entretiennent dans les palais sensibles des affreux gourmets. Les salaisons d'amertume sucrière diffusent leurs arômes faisandés que des narines opiniâtres brûlent sans circonspection, se rappelant les vieux proverbes canadiens qui racontent la couleur du noir après combustion ou les multiples phosphorescences de la môme cannelle dans les bouillons d'intraveineuses épidermiques. Plus besoin d'asepsie dans la désintox permanente, les rafales de poudreuse s'écroulent d'elles-mêmes dès que les barbouzes font mine de lever le cul de leurs sièges ampoulés, provoquant rires et sourires dans les mondes jaunes comme une glace à la vache folle d'où un prion sans foi ni loi s'évapore en arpèges d'auriculaires amputés, élucidant les ellusions fantasmagoriques comme un puzzle d'une seule pièce en vingt mille dimensions, abrogeant les décrets et ardoises affichés au menu des cantines de la malbouffe, dissipation sans disparition des spectres invalides, remise à niveau des dessins animés qu'un arc-en-ciel imperturbable dévisage sans vergogne.
21:03 | Lien permanent | Commentaires (0)
DOLMA
Fondre des cristaux dans l'ébène
Pour ensemencer la discrimination
Nul besoin d'interprète
Pour déterminer l'indice d'octane
Tu es ce que tu lis
Dit l'artiste au chien
Au bout des échelles
De la ponctuation
Sourire malicieux de l'étincelle
Un reflet pour miroir
A l'ostracisme des mouroirs
Et coule le vin fou hors des tiroirs
16:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
DESINVOLTE FACE
Forme ou informe
Mots sans valeur
Roupies de sansonnet
Pour payer les otages
Exécutions capitales
Meurtres en séries
Génocide sanguinaire
Poudre d'escampette
Scarification menstruelle
Excision sans complexe
Qui sait lire sous le sens
Le duvet des folies
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ATELIER DES VENTS
Le vent écrème les barrages
Pour affiner la porosité
Des oreilles du temps
Le cerumen adopte une attitude fluide
Dès l'émergence de la nitroglycérine
Et des enzymes carnivores
Le sens des mots upside down
Inverse le fil du regard
Et le tracé des cygnes
Forgée par la fonte et la fusion
La parole s'écrit d'elle-même
Au travers des tamis de soie
09:58 | Lien permanent | Commentaires (1)




