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dimanche, 23 novembre 2008

VENIN DES GLACES

Et dans le chant des furias galiciennes, l'océan celte ondule des saveurs fruitières que d'intenses odalisques peignent sur la boutonnière des pixels d'harmonie. Sous les manteaux de guerre, les armes luisent hors des fourreaux de pierre, claymores et sabres, rapières et glaives, poignards et stilettos, qui s'enthousiasment du traçage des lignes de ballet dans les tribunes d'où s'élèvent des montagnes de trésors, vapeurs sensuelles des gouttes de cristal qui envoûtent les confins de la splendeur. Les ajoncs bourdonnent au faîte des crématoriums de fortune, le bois mort réhabilite les couleurs de coriandre que le chanvre tresse autour du cou des gibiers que des potences hallucinées maintiennent la tête à l'endroit, enfoncée dans la mer, respirant par la fontanelle du pur jus de kérosène aux essences aromatiques. Place des lavandières, la rosée s'effiloche en nuées de quartz aurifère, évidant les tombereaux de préciosité dans le sort commun des exploiteurs d'enfants, le linge sale s'octroie un bonus que l'assurance maladie ne rembourse pas et les contours du vent s'arrêtent scarifiés dans le dessin qu'un berger trace au fusain sur le mur rupestre des cavernes du son.

INTOUCHABLES

Les portes de la perception
Sont toujours ouvertes
Caressées par les couleurs
De créations chimériques
Sur l'obsidienne des saveurs
Que d'étonnants arômes
Parent d'ornements
Aux psychédélies ensorcelantes
Longues chevelures accortes
D'un opéra baroque

QAIN ET CAIRN

La marge est revendiquée
Par ceux qui refusent le centre
Et célèbrent le passage
Sans l'emprunter

La marque de l'assassin sur le front
Quelques passants sourient
Devant l'inventaire de la misère
Exemplaire récompense de la falaise

Pas de fatalité dans le destin
Des volontaires du libre-arbitre
Propriétaires d'histoires à dormir
Dans le souvenir des cauchemars

NEIJIA

Jusqu'à la ligne c'est l'été
Maintenant c'est l'hiver
Du point à la ligne
Plus de pêche à la ligne
Dans l'été des indiens
Qui sculptent des poings
Comme autant de signes
Tandis que coule l'été indien
Sous le point des soupirs
Que les lignes de force
Gardent en point de mire
Au bout des lignes de pointillés

samedi, 22 novembre 2008

GROOVE ON THE MOVE

Rien n'arrête une vague immobile
Rythmée par le tempo des cils
Sur le velours de la nuit

Rien n'arrête une danse de feu
Que l'incendie lui-même
Et son souffle profond

Brûlent les brocarts de soie
Les pourpoints roses
Les linceuls noirs et blancs
Jusqu'à la transparence de la trame

FLORAISON DES TOILES

Ecrire et laisser dire les cascades de miel quand elles déversent leurs kilotonnes d'uranium appauvri sur les steppes où flânent des loups efflanqués aux crocs acérés qui jamais ne trouvent de gibier en-dehors des potences sur lesquelles sourit l'écho des pendus aux yeux écarlates.Ecrire ce qui vient, comme elle vient dans son costume d'amazone aux traits empennés d'acide et de sucre, écrire comme on tue une ombre en l'écartelant au soleil de minuit, écrire dans la caresse du viol et de la restitution des armes. Laisser dire le monde par ses reflets infinis, monochrome aux couleurs fabuleuses, bestiaire délictueux de toutes les saveurs d'inconnue, étincelle d'alphabet qui déclenche la poudre d'escampette dans des moteurs sans implosion autre que les volutes de la supernova resplendissante d'atonie. L'orage sourit toujours aux amoureux, quel que soit le sort que l'imaginaire leur réserve dans ses torrents de soie et ses larmes de sang.

EN CLEF DE VOUTE

La parole s'autorise d'elle-même
Nonobstant les désirs
D'imaginées propriétaires

Dès le départ des courses
Elle est constituant primordial
Ordinaire sans effort

Elle se dévergonde effrontément
Du bas de son libre-arbitre
Papotage sans conséquence
Qui habille les paysages

INDICE D'INGREDIENT

La honte est une hirondelle
Aux contours cristallins
Starlette évanescente
D'opéras comiques
Montés sur les planches
Par d'augustes auteurs

Pas de honte hors spectacle
Le touriste s'en réjouit
Passant insignifiant
Dont le sourire d'épervier
Illumine le poignet
Sur lequel il repose

EMBARQUEMENT IMMEDIAT

La musique chez les sérieux
Hante les pagodes
Du tourisme fluvial
On croit connaître ce qui croît
Sans qu'on s'en aperçoive
Algues autonomes
Dessinant des ellipses
Sur le ciel clair
Des mandarines obsidiennes
Qui voient des gouffres touristiques
Sur les plaines étincelantes
Où ruisselle l'argent

SURF DE NUIT

Laisser l'abandon sculpter
Le corps du délit
Dans la danse des merveilles
Sur le fronton des écumes de granit

Contempler le traçage des balles
Fumigènes ou incendiaires
Qui démantèlent les bastions
Dans le rayonnement du cathéter

Pas de construction
Des évolutions des métamorphoses
Figures de style sans échelle
Jeu de piste sur route déserte

VOIE DES VOIX

Le minimum est au fond
Et remonte à la surface
Sous d'innombrables formes
Dont l'aspect dérisoire
Présente l'intérêt
De n'en avoir aucun

Le minimum syndiqué
Discerne sans complexe
Le halo de sérigraphie
Qui nimbe n'importe quoi
Et lui octroie le label vert
Des écologies surréalistes

vendredi, 21 novembre 2008

A SILENT BARK

A l'incendie rafraîchissant comme le dernier cabaret à la mode, les indiens du solstice nimbent les courroies de strangulation d'un revêtement inoxydable qui laisse le vent parfumer leur gosier de tranches de napalm et d'oligo-éléments à la sauce pur cambouis. Festin du poil à gratter les muqueuses endolories avec une lime, histoire de ragaillardir les donzelles qui auraient oublié de déposer quelque contrebande d'oraisons pillées dans le grand bréviaire des supermarchés de l'antiquité moderniste. La transparence reste de loin le meilleur des camouflages que l'imagination ait jamais inventés, c'est pourquoi la nitro et les solvants sont de redoutables partenaires dans ce bal-musette avec lequel la cocaïne déflore les narines des otaries californiennes, ode barbaresque aux pithécanthropisme et autres néologismes à la sauce romantique, faena des favelas, potage velouté aux asperges irradiantes. Tout se déroule toujours dans le meilleur des mondes possibles pour les adeptes du contrepoids et les franchisés du lest que seules, des griffes élastiques peuvent raccorder aux rochers hurlants qui peuplent le détroit de Messine.

DERNIER VETEMENT

Bagages et chaussures
Posés en contrepoint
De son lit de neige
Dorée par le flux lumineux
Elle écoute à voix basse
Les versets amoureux
Qui nimbent l'ombre de son visage
D'un halo qui prélude
Au grand retour
D'un vert printanier

Hotel Room, Edward Hopper

FJORD A LA GRECQUE

Des rues et des rues
Les villes n'en finissent jamais
De transpirer la buée
Des vecteurs de scorbut

Des rues et des rues
Vive les plazas
Sur lesquels Athéna
Promène ses armes

Chouette gonzesse
Qui délure le moindre apache
Pour le transformer
En requin-marteau

CROCS ET MORSURES

D'artifice est la guitare
Qui ensorcèle les mondes
Pas d'ingrédients hors vocabulaire
Grammaire au frigo
Syntaxe au placard
Let's rock la brume pourpre
Et les châteaux de sable
Tout au long des quais
Sur lesquels planent les docks
Des mordus par la contemplation

FAUBOURG DU TEMPLE

Des tambours battent
Sur le bord des pulsars
Une rythmique de plomb fondu
Atomise les galères transvocales

Loi de la guerre
Pas de survivants
Tuez-les tous
Personne à reconnaître

Dimension surréaliste des faubourgs
Où le rouge picole sec
De l'eau de vaisselle
Parfumée à l'ammoniaque

Solo d'incandescence
On efface tout
Same player shoot again
Relax sous la menace

INFRA BLANC

A la limite des eaux
Bat le pouls du phare
Entre ciel et terre
Entre poussière et brillants
Milieu des nuits ensoleillées
Centre des flux de rêves
Juste avant les boules de feu
Qui traversent le chaos
Un pont sur la neige
Où perle la respiration du givre

COURANT D'ERE

Face au vent
Donne aux chevaux
Un sens alpestre

Face au vent
Le manège découvre
Qu'il est des cavaliers

Dompter le vent
N'intéresse que les surfers
Ou les tigresses

L'été indien brûle
Dans les veines des pendus
Qui caressent le vent

DOUCE ALERTE

L'ouragan commence plein gaz sur une highway ronde, de nuit de préférence, des sunlights plein la bouche dans le désert qui avance sur les vagues de confettis. Un instant plus tard, le même en fait, une caresse remonte le long des hanches d'une tempête outrée par tant d'insolence, non-respect des pouvoirs apparents, étonnée d'apprécier le talent des gnomes farfelus, séduite par l'opportunisme situationniste que dévergondent les korrigans d'outre-rien. Des torchères brûlent dans Hassi Messaoud et les pétroliers grecs embarquent sur one way ticket vers nowhere, easy rider au volant, le loup des steppes en embuscade sur les tranchées qui défilent sur des sambas arythmiques, carnaval de voluptés en osmose apnéique, bains de minuit en mode petit déjeuner, technicolor monochrome de l'invention des arômes.
Il suffit d'un clic ou d'une claque pour traverser la sérénissime d'un revers de cil, la déshabiller lentement du regard tandis qu'un doigt de vitriol s'infiltre langoureusement dans les échancrures où niche le venin insensible de l'overdrive. Langueur subtile de la cyprine, un filet de soie descend les marches du palais, effleurant l'espace offert à la main ouverte, temps suspendu du vol à l'étalage, sieste en mode lévitation, rien dans les yeux que l'humide saison des pluies torrides. Un souffle plus loin, l'hiver fige le plaisir en ses cristaux de douceur dans le feulement du tigre, lieu sans lieu où n'advient que la distribution des castings de la poudreuse sur les cascades soyeuses qui ricochent joyeuses sur le lac de toutes les tranquillités.

jeudi, 20 novembre 2008

LA FIN DES DIEUX

Moins que rien
Plus que tout
Pas d'alternative
L'écartèlement permanent
Totalement indolore
Un trou noir
A la luminescence effrayante
Mille joyaux de sucre
Régime minceur hypercalorifique
Fonte des allumettes
Dans la glace d'un volcan
A la douceur éprouvée

OUTILLAGE DE CAMPAGNE

Des joyaux au coeur de la main
Qui trace d'elliptiques signes
En forme de boucles d'oreille
Au parfum voluptueux

Des forêts espiègles
Dont les senteurs mirifiques
Se répandent en volutes argentés
Sur les passerelles des ascenseurs

Des bombes à tagger la nuit
Sur le scorbut des nuages
Ombrelles de champignons nucléaires
Au venin foudroyant les alizés

mercredi, 19 novembre 2008

POUR TOUT ((S)A)VOIR

Tout le problème
Si tant est qu'il existe
Est dans comprendre
Regarder et voir
Ce que contient ce mot
Elucide le mystère
Et dégage les bronches
D'une poésie réaliste
Non empreinte
Des stéréotypes quotidiens

RESEDABILITE

Assassin de château
Constructeur de rêves
Avec sa pelle à gâteau
Son sceau et son râteau
Dans les feuilles mortes
Que le ramoneur brûle
Sur la ville d'hier
Ferment de tsunami
Dont se gave les oies
Reines du martyre
De n'importe quoi
Pourvu qu'il soit réel

SOAP RAMONAGE AUTOFICTIONNEL

La littérature et la poésie
Se contrefoutent des encans
Et du people business
Uniquement racontés
Pour valoriser la gloriole
Du pseudo narrateur

La honte se marre
En lisant de pareilles sornettes
Elle qui n'est jamais sortie
Des ruines ambulantes
Appelées labyrinthes
Pour rester pudique

Un quintal d'évanescence en rut
Remue l'écume du marécage
Des idées reçues
Comme paquetage de parpaings
En guise de dot laborieuse
Des ouvriers de l'inculture

à François Bon

SEMPER FI

La garde angélique
Est une unité terroriste
Spécialiste du combat amphibie
De l'artillerie lourde
De la cavalerie légère
Et du parachutisme
Sans oublier une propension
A nourrir la propagande
Des subversions et séditions
De l'universelle pestilence

TRAVERSER LA FLÛTE DE FER

Formes d'engeance informelle, les Hell's Angels veillent toujours sur les psalmodies de l'homme à la cithare qui peint de son tapis volant les merveilleux paysages qui peuplent les décombres fumants des vallées ravagées par les apocalypses en tout genre. Meurtres en série sur le velours du temps, pluies acides, brûlots sans raison, la folie règne en territoire apache, plaines vertigineuses d'où les Mescaleros engendrent tous les matins la beauté aux yeux pâles et au souffle long. Une branche d'étincelles en bandoulière, les toréros sifflent des airs de m'as-tu-vu tels de valeureux lapins blancs écorchant la saveur lourde des caterpillars dans le gémissement langoureux des corbeaux et l'haleine fraîche des lilas blancs.

PAROLE DE SCOUT

Le livre dure
Jusqu'à sa crémation
Par les lasers
Qui peignent sa réédition
Dans d'autres atours
Différents et identiques
Autres et mêmes
Intersection des flux contraires
De l'écriture et la lecture
Fusionnant dans un magma de cristal

PELURE DE CIEL

Un pur effet de nu
C'est toute l'âme du recyclage
Pas un poil qui ne vienne
D'ailleurs que demain
Dans la spirale des tempos
D'un jazz aux yeux d'or
Porté par le vent immobile

Alors tu l'appelles nouveau
Si tu veux faire moderne
Tu l'appelles traditionnel
Si tu aimes les antiquités
Qu'importe donc le genre
Dans le présent perceptible
Que jamais la pensée ne voit

LE LIVRE DES MONOLOGUES

Les soleils souvent
Croient en leur pouvoir
De faire oeuvre utile
En peuplant l'oxygène
Des folies transparentes
Qu'exhalent leurs soupirs
Pulsés par un ventilateur
Ou un trombone en coulisse
Dans une larme de santal
Sur l'écume de brume

mardi, 18 novembre 2008

FEUILLANTINE

Au-dessus de l'art
Il n'y a vraiment rien
Qu'un cache-sexe allumé
Sur le rebord d'un volcan

Au-dessus de l'art
Il y a des dessous de soie
Que personne ne remarque
Même quand ils parlent

Pas d'encombrements digestifs
Sur ce patio subliminal
Dont les échos brillent
Juste en-dessous de l'art

SURVIVANCE

Les nomades au cheveu ras
Chantent le soir autour du puits
Les nuits de pleine lune
Tandis que l'eau se prélasse
Dans leurs mains ouvertes
Par les cimeterres brûlants
Qui peuplent le désert

Les nomades aux chevaux de feu
Chantent les razzias que crée
Le vol des dragons
Sur les terres stériles
Où ne survit que la chlorophylle
Des améthystes en fleurs
Que larguent des bombardiers furtifs

BABY BLUE

Le monde est une femme immobile
Dont la robe danse au fil de l'eau
Créant des formes et des couleurs
Au contour de nulle part

Le monde est une femme visible
Nu vêtu de transparence intime
Dont l'unique enfant regarde
L'étendue de ses rêves

Calme est la joie qui resplendit
Dans le coeur des madones
Immuable couverte par les flux
Des caresses sans fin

lundi, 17 novembre 2008

LIRE LA MER

Les pêcheurs de perles
Connaissent bien
Le fond troué de l'océan
Par où s'infiltre la foudre
Qui fonde les merveilles

Les pêcheurs d'éponges
Aiment les coraux
Qui leur offrent
Quelques saveurs perlières
Cueillies par mégarde

BAR A PLUIE

Côté sauvage des villes, les troïkas laissent des traces évanescentes sur le velours de la neige qui bondit de cloche en cloche pour respirer l'odeur de 365 fromages de la république, histoire de raconter à ses arrières-petits-enfants l'auguste geste du semeur d'épouvante le soir au coin d'arbre qui peuple les veillées des murs de poussière dans le friselis étincelant d'une auberge espagnole où le portugais moyen n'hésite plus à trouver une intraveineuse dans une meule poussée par un barbare en mal de gloriole qui renverse les remparts des forteresses sans défense car pasteurisées depuis au moins Mathusalem dans un maelström de funiculaires sans scrupules qui débattent, non sans grâce, des merveilles d'un temps où jadis n'était pas né et où demain se demande encore pourquoi on l'a sorti de son réfrigérateur dont la température monte tel un écureuil dans un séquoia qu'aurait oublié de répertorier le garde-champêtre des enfants du paradis qui n'est autre que le loustic à l'eustache, persévérant du sourire dont les hallucinations thérapeutiques requinquent n'importe quel infirme du ciboulot, sans travail depuis la dernière place de grève recensée au carrefour des odéons de la nouvelle stalagtite fulgurante qu'ait jamais inventée la poudre à récurer les méninges que tout un chacun peut trouver en vente libre et gratuite chez son dealer de merveilles.

PANORAMIX

Voir c'est inventer
Et chacun voit en permanence
Une invention de son choix
Qu'il pose délicatement
Telle une guirlande fébrile
Sur un décor hypothétique
Dont l'ignorance est en fait
La seule et unique qualité
Voir c'est donc peindre
Ce qui n'a de réalité
Qu'imaginaire créé de toutes pièces
Un théâtre d'ombres chinoises

CIRCUIT COURT

Repose en paix
Dit la chanson souriante
Du parachutiste élégiaque
Qui tangue comme un jus de fruit
Dans un mixer débranché
A l'énergie statique d'une fantasia
Aux coloris rébarbatifs
De coucher de soleil
Ebloui par une overdose
D'étincelle atomique

SANS SOUCI

Le dernier mot
Est aussi utile
Que les précédents
Comme une dum-dum
A tête creuse
Qui dessine des arabesques
Sur la poussière d'ange
Que d'étranges narines
Injectent dans les veines
Des filons à l'anglaise

LITTERATURE SANS PERIL

Le poète
Cet illettré jamais né
Ne connaît que la crème
Des pets sans souci
Proute-t-il
Que le vent s'en offusque
Dans le sourire narquois
Du je-m'en-foutisme
Pas un mot
Qui ne vaille la peine
Qu'on s'y attarde
Sérieusement

GRANDIR

La roue de la question
Naît de la danse d'Arès
Et de sa famille
A la découverte d'Aphrodite
La contemplation s'oriente
Vers d'autres oeuvres
Que le miroitement abrasif
Des poussières d'oxygène
Un pas en arrière
Et le panorama s'élargit

REVERSING SUNSET

Il est des mondes
Où le soleil se couche
Au petit matin

Te souvient-il
De la nuit à rebours
Dans l'Orient de la brume

Baby Blue peint gaiement
Le chemin des Harley-Davidson
Qu'Easy Rider emmène
Visiter Eldorado

Une femme comme un ballet
Reflets étranges dans un oeil d'or

SALIX ALBA

Il en est pour décrire
L'agitation des moulins
D'autres parlent de comédie
Certains évoquent un autre monde


Qui sont les chiens de Lautréamont

Le bien est-il une ignominie

Pourquoi le dépeupleur

Où sont les cartes d'Ithaque


Le traitement de la surface
N'affecte pas la nature
De la profondeur
Accro à la douceur

REVOLUTION EN SOL MINEUR

Que la température monte
Ou descende les barreaux
Sur l'échelle de Jacob
Est sans importance
Pour le spectacle
Et sa bande-son muette
Le seul bouleversement
Capable de renverser le monde
Est celui du support
Qui choisit ses contemplations
Donc les aromates
Constellant son langage