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dimanche, 15 mars 2009

LE CHARME TRAPU DE LA MENTHE

Les brandons d'une dose d'Edam
Pèlent assez de souveraines
Goûtant l'hermine d'une diva
En cuissot de nuit platineur
Une passe lèche le chef de l'officine
Au chant nu qui bande sur l'arc
Que la chance des poules étend en charme
Sous l'or du pichet des tables d'orge
J'y aime le corps des ornières du sang
Clou des moraines sur la route de glace

samedi, 14 mars 2009

LA LENTE MARCHE DU TUBA

Les dames roses pondent à l'écran
Qu'un assis épèle d'une voix saine
Au bon trot d'une voute qui mate
Des fruits couleur de tesson d'opaline
Riche passante aux fesses en lit de runes
Penchant nue sur l'art du rut blanc
Charpente faisant chiner l'argent des loups
Sous les eaux tendres dans la gorge établie
Celle au corps qui gémit sans oeillères
Aime la mousse et la classe d'un pouce

MARSHALL DU GRAND TABAC

Les camels rossent à fond de crin
Les voies qu'on appelle mise en scène
Des rôts tombent d'une chape en croûte
D'où fuit Poulidor au son des fées
Pinçant les miches d'une caresse de vie
A la hanche charnue d'un dard en la rue
Fine aisance cheloue de l'argent des vers parapentes
Qui offrent des dessous léopard aux grandes forges
Où dort l'inceste des prises vierges
Au régime de pousse-mousse en calice

CARDAN DE HACHE AU BRAS AGILE

Garons les bosses au quatrain des belles
D'un con qui voit sans peine l'amant du miel
Au conte rond d'une route de plage
Où un poil fou enduit sans effort
La vie qui mincit et masse les biches
Harnachées de dorures en parures
Et gèle l'évidence des vers agencées par la lune
Grande au boléro à frange de corps doux
Dont un zeste d'oralité prise
Le givre au gémissement qui mousse amoureux

NAPPAGE DE BARGE ASILE

Grappin des rebelles de mon posse
Une haleine de convoi empennant
Les ramages en contours de rond
Les poulies fourrent les efforts qui fuient
Vasistas pour lire le visage des miches
Dure apnée de l'art dur en harpe
Mets la taverne en divergence de lune
Langue d'or coulant du beaucoup
Le sel d'un râle pris par le vent
Enjolive les douces génisses à genoux

TA PAGE EN DEPLIAGE

Les chopes parlent aux rebelles
D'une loi qu'on envoie aux bennes
Pour les bourgs dont des barges
Foulent la nue porte de nuit
Vie sage du délirium
Né écru du drap d'Arthur
Outil-mainate muni de verges
Roulant des langues en bas d'Orient
Capri en mâle au sel riant
Range les gestes sous la douche

jeudi, 12 mars 2009

PILE AU SAGE TAPIS

S'échappent des perles de port
D'une eau de belle en voix
Dont les fards bougent
La nue corde des pluies
Au jour souriant visage
Tu nais crue d'arcature
D'un matin humide sur berge
Démoulant le vent aux ébats
Brillants sur le carmin du ciel
Des jambes lestes sur la route

PAPILLONNAGE

Porte de la Chapelle
On en voit des belles
Sous le fard des jours
Et plus encore des nuits
Qui rougissent en souriant
Des frasques du crépuscule
Que le petit matin abrège
De son aura d'épouvante
Délivrant le miel
De la poudre d'escampette

mardi, 10 mars 2009

MAMIA D'IROULEGUY

Aucune heure ne coule
Sous le poids de l'aurore
Qui regarde s'écroule
Dans un torrent de sourire
Dressé immobile au fronton
Que n'atteint aucun pelotari

Accoudé assis sur la barrière
D'un mur du son en douceur
L'outrage plisse les yeux
Grand ouvert sur le vide
D'une symphonie de caterpillar
En émulsion odorante

lundi, 09 mars 2009

COMME L'ECHO D'UNE LARME

C'est toujours le rire
Qui ouvre le printemps du poète
Dont les nombreuses formes
De spectacles vivants
Sont autant de sourires
A la vie hors l'ennui

C'est toujours le rire
Tonitruant d'un silence
Où l'orage est un rossignol
Dont les éclairs d'orange
Balisent une vanille
Au gousset étincelante

RENEGADE

Seul l'asocial involontaire
Est un résistant
Qui regarde la collaboration
Sans se planquer
Derrière de fallacieux espoirs
De mieux-être ou de mieux-faire

Cool est son diadème
Devant la basse-cour
Où s'agitent en tous sens
Les tenants des morales
Et autres cancers disciplinaires
Que s'imposent les mutilés