Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 10 mai 2009

VINTAGE 0

Le plomb n'est pas un langage
Tout juste un idiome
Pas une réponse n'en sort
Que des questions et des cris
Des jappements en tous genres
Comme une épilepsie diarrhéique
Qui agite une vessie incontinente
Le bourdonnement d'un frelon
En mal de miel
Se prenant pour un homme
Sans avoir jamais vu
L'ombre d'une femme

DANSE ENCORE

Les attractions foraines
Comme la femme à barbe
Ou les bandits manchots
Amusent les enfants
Qui écoutent attentivement
Leurs vents d'uranium enrichi
Histoires de prétextes
Ou de préambules
Dont au fond
Ils se contrefoutent
Eperdument

TRACHEITE

Autour de rien
Ne fermente rien
Quelques vagues
Ondulent à peine
Sous la douceur
Que le son rayonne
En caresses d'ambre
Sur les coraux verts
D'une respiration soyeuse
Aux contours indélébiles

ESTAFILADE

Après l'épilation
L'étoile fleurit sans saison
Comme un brin de muguet
Qui adore l'hiver
Où les floraisons murales
Sont des moissons sans âge
Dont les sarments pérennes
Ne connaissent de l'éphémère
Qu'un sourire amusé
Sur une larme de lait

samedi, 09 mai 2009

AU BON VOULOIR

Ne pas être
Au côté des chiens
C'est se couper
De l'humanité
Qui récolte toujours
Ce qu'elle sème

Rien n'est instruit
Mais tout se cueille
Sans calcul de moyenne
Sur l'échelle de Richter
Où Jacob se paluche

Les érudits sont de tout temps
Des marchands de baignoire
Dont les petits bateaux
Jamais ne voient la mer
Qui portent leurs bidets
Sur des selles insomniaques

FULL WONDER

De la force croit l'imbécile
Là où ne fleurit rien
Que de la poussière sans attrait

Une écriture croit le crétin
Qui ne voit toujours pas
Le sens de la rune

Un savoir prétend l'abruti
Dont la prégnance de l'oubli
Inonde les défécations

Une quête insinue le travesti
Qui fait la manche
Et pille les troncs

Pendant un temps absent
Le graal reprend un verre
Histoire de calmer son sourire

CONNAÎTRE A NOUVEAU

Merveilles de l'impuissance
Les floraisons d'inespoir
Vident les bacs à sable
Des enfants du printemps
D'une voix sans préjugé
Au parfum si charmant
D'ensoleillement des profondeurs
Où le temps se meurt et se mire
En souriant sans complexe
Derrière le mur des lamentations

vendredi, 08 mai 2009

CHECKPOINT SANS ASCENSION

Et dans un soupçon de tendresse
Pas de faena ce soir au sérail
L'arène blanche au sein si vert
Resplendit d'une aura immaculée
Par les jeux de la transparence
Dont les contours si sereins
Enluminent les aubades
Des printemps pourpres de Paris
Dans une étreinte d'alizé
Erigé en cercle de feu

SHAME ON ME

J'ai la honte
Qui sourit au fronton
Misère étincelante
De clarté sans histoire
Qui rayonne gaiement
Devant les rois du sérieux
Dont aucun mot n'est fondé
En dehors des vents nauséeux
De leur propre martyre
Fange se prélassant en elle-même

L'HOMME QUI PARLE AUX CHIENS

Des os dans la bouche
Ses jappements soucieux
Interpellent la poussière
Dans le but avéré
De pérenniser les ouvrages
Que sa pelle et son râteau
Bâtissent sur des plages
Où règne un vide insensé

Cro-magnon culturel
Persuadé qu'évolution
Rime avec concussion
Il fermente dans son jus
Cuisant à grand feu
Les détritus des charniers
Qu'il pille sans vergogne
Dans les cimetières abandonnés

La passant amusé
Contemple avec insouciance
Ce vil amateur de tortures
Dont les dagues ravagent
La langue de bois et de poix
Essaimant des frelons
Dans la putréfaction
Qui embaume sa sclérose

jeudi, 07 mai 2009

LET'S PLAY NOW

L'infini commentaire talmudique
C'est l'ouverture permanente
Du livre coranique

Les épées et les cimeterres
Brillants comme des plumes
Sous un soleil de glace

A un poème
Répond un autre poème
Pour celui qui veut jouer
Suivant les règles d'Hésiode

La boue reste la boue
Elle ne peut participer
A ce festival de contrepoint
Où seule importe la force

MA DAME LA MARQUISE

Pourquoi s'en faire
Quand une fiction pulpeuse
Se croit dépositaire
De la défense du monde

Les oreilles ont beau dire
Que l'indicible est par nature
Imprononçable
Il se trouve toujours
Des mâcheurs d'écume
Pour prétendre expliquer
Ce qui ne peut l'être

Dans les déjections fertiles
De tout un chacun
Se retrouve l'empreinte
Des parfums de la langue

Poésie sans manière
Où invectives parfumées à l'égoût
Tous les styles sont permis
Même chez les adeptes
Des langages du plomb
Prompts à s'instaurer
Plan Marshall ou croisé
Du n'importe quoi

LA PREUVE SANS L'OEUF

La voix de la douceur
Ne connaît que le coeur
Ecru de ténèbres
Parsemant d'opales
Une nuit aux sarments
De tempêtes boréales

Rien d'ontologique
Pas de souci à se faire
Juste transpirer
La saveur sans complexe
Qui régit l'harmonie
D'un foyer nucléaire

Et la force se montre
D'un vers solitaire
Echo d'un souvenir
Familier et immémorial
Dont le saturnisme lui-même
Se rappelle le son

mardi, 05 mai 2009

L'INVENTION DE L'IMPARFAIT

Et la douceur s'amuse
Des danses satellites
Pondues par des caillots
Coagulés par l'importance
De leur propre avènement

Boulettes de viandox
Que le pois pas chiche
Considère en souriant
La bienveillance en éveil
Au bras d'une kalachnikov

Cherchant des traits
De Curaçao dans l'écume
Les épuisettes oublient
Que le principe de plage
Reste la jouissance du transat

lundi, 04 mai 2009

SUBVERTIR LES BESOINS

Sur la ligne de démarcation
La démarque est toujours inconnue
Sans pour autant
Qu’elle soit un vol qualifié
Par le casino
Du roi des martyrs
A la résistance aussi souple
Que la violence de l’intensité
Dont la douceur épand les nappes
En un substrat étincelant