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dimanche, 28 novembre 2010

POST ONANISTIC DESTRUCTION

Shooting on all avenues
Like a whipping machine
The blue barrel of a 38
Sending fire bullets
On an ocean of silk

A queen of aces
Upon a collapsing stairway
Chooses the delights
In a nitroglycerine craddle
No silicon breast allowed here

Hey dude
Look at her hips
Flood of the sea
Liquid rocks on sea of stars
The power of a stormy caress

She'll be your dancer
If you're able to see
You are only her sulfur dream
A milky puppet
In a gore cataclysm

HANG 'EM HIGH

Poetry looting does not exist
Even if this activity
Is highly recommanded
For the ignition start
As no copyright is allowed
In Octopussy's garden
Or in Shangri-La

So rob what you want
Steal the maximum
In your flames
Fire wind and water know
How to recognize themselves

GREAT MINSTREL ORGASM

Surfing on a 250 GTO
In a terrifying mood
Smooth violence of the velvet
Agressive harmony of the clash

Diving in the great mistress
A missile plant in each hand
Go on for another waltz
In the extatic vagina

Nuclear power at noon
Have a look in my eyes
To taste the black hole silhouette
In a delinquent spiral of pleasure

RING AROUND A EAR

I don't give a shit
For such stupid questions
That don't lead me
To marvellous paths
Extasy feelings
Or murdering climax

I won't pay a single dime
To hear answers
About the sex of angels
Or the universe hypothesis
Or even my name on a rope
Climbing down the rainbow

Just gimme some rocks
To brush my eyes
With the smell of incense
The taste of steel and vinegar
The famous easy touch
Of the happy genocide

EPLUCHER LE SABLE

Il n'existe pas de grands textes
Mais il existe de grands lecteurs
Un texte parle
Ou ne parle pas
Une enseigne parle
Ou ne parle pas
Idem pour une enluminure populaire
Un vieil opéra
Ou un refrain niais
Tout dépend de l'oreille
Et de sa propension
A capter l'essence jouissive
De quelques signes sur le papier
Le silicium ou la charogne

samedi, 27 novembre 2010

A RAINBOW MOVE

Permanente est la fulgurance
Au parfum délicat
D'éruption solaire
Quand l'implosion apporte
La relaxation immédiate

Foudroyant est le rayonnement
Aux griffes de charme
Qui déplie les revers
Comme autant de fractales
D'un kaléidoscope sans frontières

mardi, 23 novembre 2010

MARQUEUR SANGUIN

Jamais poème ne tente
Il dit et parle
A chacun selon sa langue

La prétention seule
Essaie en vain
De prendre la parole

L'oreille au vent
Libre d'écoute
La main écrit
Des hymnes funéraires
Des chants de réjouissance
Le miaulement de l'AK 47
Le feulement des katioushas

Peu importe
Chacun peut lui répondre
D'un trait de Curaçao bleu

CHAIRMAN AVENUE

After all those girls

After all those women

One day it's time

To meet the man

In this place called home

Where silver stands

In the middle of the room

Reflecting the faces

Of all suburban dreams

Travelling on ribbons of perfume

lundi, 22 novembre 2010

CLOSE TO THE BONE

Je me polysémise

Incendie en mer

Océan de gravats

Terre de feu

 

Des racines en ciel

La cuisine au miel

Turbine au vermeil

 

Je me polysémise

Dans l'hystérie des calmes

La quiétude des enragés

L'horreur de la beauté

 

Va donc cueillir

Les pétales d'odeur

Qui règnent sous mon coeur

 

L'aurore sait le chant

Qui déflore les innocents

MOT DIT MAUDIT

Les esprits des poètes
Sont excessivement
Peu nombreux

Spécialisés dans l'alchimie
Ou la polymorphie
Ils courbent l'espace
Pour laisser respirer un temps
Qui n'est qu'une ombre
Dotée de mille parures

Un son ou une onde
Pas plus d'une étincelle
Nombreuse à l'excès

OU NAISSENT LES LEGENDES

La terre est transparente
Comme un volcan dont les geysers
Dessinent l'apocalypse
En torrents de larmes
Sur des arpèges soyeux
Comme une claymore affûtée
Par le polissage incessant
Des marées de jaspe

La terre est insouciante
Comme le sourire d'un enfant
Ou son regard impitoyable
Qui d'un clin d'oeil inonde
Les saveurs transitoires
D'un parfum sans égal
Aux allures sylvestres
Sous ses oripeaux éphémères

La terre est un chant
Que célèbrent les outrages
Et les provocations amusées
De farfadets et korrigans
Lutins aux airs de géants
Dont la foudre est coutumière
Dans sa bonté efficace
Et son irrésistible déhanchement

GOUTTE D'ENCRE JASMIN ET FUCHSIA

Dans l'écume et ses perles
L'argent donne aux chevaux
La silhouette effrontée
De naïades dévergondées
Aux charmes bienfaisants
Comme l'eau d'une source
Ou d'une fontaine pimpante
Parfumée à l'essence de gingembre
Aux épices étourdissantes
Ou à l'extrait d'hydromel

ENCRE A/MA(R)REE

Vent d'ouest

Porté par le piment

Cayenne et ses stations balnéaires

Dans de dos de l'alizé

Qui joue au saumon

 

Des herbes folles

Sur le pont qui s'envolent

Dans les frissons atomiques

Du plutonium qui s'émancipe

Une lampe-tempête rugit

 

Temps de partir

Conjugué au revenir

L'aube des parfums

Dans la ligne de mire

D'un sourire de plein pied

AVEC LES YEUX

Le coeur est toujours en paix
Posé sur une paume ouverte
Il n'attend rien
Et laisse ses pauvres paroles
Peupler de richesses
Les univers fantasmagoriques
Des galaxies de parfums
Aux myriades de couleurs
Resplendissantes d'arômes
Et de saveurs du merveilleux

AUBADE NATURISTE

Rai de soleil sous les feuillages

Un instant brutal caresse

La saveur des hirondelles

Dans l'insolence de son envol

 

Ce matin du bleu sur les paupière

Un blues joyeux pour la route

Une musique à faire pâlir

Tous les carnavals sans arôme

 

Des torrents d'arpèges s'évaporent

Dans l'arabesque d'un solstice

Perché sur la plus basse branche

D'un puits de ginseng

 

Il ne passe que des mouettes

Sans aucun rivage pour se poser

Elles sortent simplement des yeux

Et peuplent l'horizon de leurs évolutions

 

Dans la colonne vertébrale

D'un geyser horizontal

L'aubépine a pondu ses merveilles

D'un luxe aux reflets cisterciens