Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 05 mars 2006

REGARDE AU FOND DES YEUX

La pensée très mécanique se désole toujours
De l'imperfection de l'univers alentour
L'agitation mentale la fait intervenir
Pour un résultat débouchant sur encore pire

Et les désordres s'accumulent alors gaiement
Ceci est appelé progrès par les déments
Dont les traces seront effacées un beau matin
Par d'autres aliénés voulant produire du bien

S'appuyant sur leur propre création, mémoire
Ils prétendront aussi dissiper les brouillards
Ils diront taciturne le néant joyeux
Sans connaître l'état de grâce des amoureux

Viens ici regarder dans les yeux de la forme
Ecouter vibrer ce coeur Vivant qui rayonne
Tu compareras à ta pensée qui raisonne
La plénitude est un cadeau fait à tout Homme

L'infini n'affame jamais, il rassasie
La pensée terreuse erre toujours insatisfaite
Cherchant l'activité, se voyant très inquiète
Est-ce là le chemin qui mène au paradis

L'espérance renaît dans un coeur apaisé
Où la pensée se tait pour percevoir l'Amour
Quand le regard s'est détourné du très grossier
Et que ses yeux transpirent la joie de chaque jour

UN ANGE PASSE

La pensée automatique et conditionnée
Un jour a créé un fabuleux personnage
Qui s'est aussitôt couronné roi du quartier
Il attend maintenant qu'on vienne lui rendre hommage

Tout ce qu'il est est contenu dans son regard
Soumis à la pensée qui l'oriente au hasard
Vers un futur absent appelé nulle part
Le cimetière prochain est son unique gare

Tout fonctionne sans qu'il intervienne réellement
Mais il veut remettre de l'ordre dans ce néant
Il trie, juge, compare et soupèse tous les critères
Faisant croire que cette action n'est que pour bien faire

Alors qu'il ne sait pas dire son identité
Qu'il se contente de quelques éléments grossiers
Où est l'impartialité, à qui se fier
Peut-on faire confiance à un ego éthéré

Toutes les saisons de nouveaux grands gladiateurs
Veulent réformer ce monde plein de splendeur
Pour cela ils délivrent leurs visions d'horreurs
Au lieu d'écouter la beauté du simple coeur

samedi, 04 mars 2006

LA NATURE EST LE VIDE

C'est dans l'abandon qu'est la solution majeure
Le laisser-faire sans porter aucun jugement
Ne pas s'approprier le pouvoir des hâbleurs
Se laisser emporter par tous les mouvements

Cesser de se complaire dans l'adoration
D'une pensée stérile qui n'est que possession
Elle a créé le personnage, pur illusoire
Qui maintient l'être dans espoir et désespoir

Alternance de pathologies sans avenir
Projections délirantes d'un quelconque devenir
C'est le regard très clair tourné vers l'intérieur
Qui dissout l'affranchissement du serviteur

Avant cela dominent avidité et peur
Encouragées par la paresse du seigneur
Mais ceci n'a que peu d'importance au final
Seul souffre l'ego dont l'arrogance est le mal

vendredi, 03 mars 2006

ATTEINDRE LE BOUT DU CERCLE

Celui qui n'est pas né à la Vie peut mourir
Sans vraiment découvrir qu'il n'est que revenu
Qui peut bien au bout de ce cercle parvenir
Sans avoir su contempler la vérité nue

Entre absolu et relatif règne l'action
Dont le joli principe s'appelle contemplation
Absolu et relatif ne sont que fusion
Qu'on découvre au coeur même de la non-action

L'individuation se situe hors logique
Tant qu'on reste dans le domaine de l'empirique
Un doigt solitaire ne peut fuir hors d'une main
C'est là la tragédie du destin de l'humain

Dans ce monde de pure perfection au soleil
Pourquoi n'est-il que peu de miel chez les abeilles
Tant qu'elles se prennent pour de jolis mais faux bourdons
Elles n'ont pas dépassé le stade des poissons

jeudi, 02 mars 2006

R.A.S.

Il n'y a rien à sauver dans toute illusion
Ce chemin ne mène vraiment qu'au sacrifice
Evite de croire en ces rêves et projections
La mort te conduira au jardin des délices

Le feu sacré n'est que la pure connaissance
Enflammée tu ne veux rien qu'être consumée
Le monde alors n'est plus qu'envahi d'insouciance
Qui fait jaillir les vraies prémices de la beauté

Aucun obstacle à cela, tout ne fut qu'offert
L'avidité ruine ceux qui veulent posséder
Avoir est l'étendard des damnés en enfer
Dépouillées sont les oriflammes des bien aimées

Pour ceux qui continuent leur temps d'aliénation
Ces quelques mots sont donnés en guise d'oraison
Toute jouissance ne rime qu'en terme de souffrance
Et l'abstinence n'est que la mère de l'abondance

LES BAISERS DE L'ABSOLU

Le divin n'est pas un animal amoureux
Il ne s'exprime qu'en baisers ornés de feu
D'où jaillissent des flammes froides et scintillantes
Comme les braises éteintes du regard de l'amante

Et l'Absolu s'en va se contempler très nu
Comme une aurore boréale des confins polaires
Sans un seul témoin de cette divine entrevue
L'infini lui servant de glorieux réverbère

Les baisers de l'Absolu sont d'austérité
Empennés, telles les flèches d'azur du printemps
C'est dans le verbe d'un souffle court illimité
Qu'ils font tressaillir des gladiateurs étonnants

REVES ET CHIMERES

Ce que nous voyons n'est jamais vraiment réel
Ce n'est que projections évadées du sommeil
Pourquoi projeter des rêves sur des illusions
Alors même que tout n'est que pure perfection

Le goût d'une enfance nouvelle s'appelle abandon
De toutes les chimères créées par déraison
Ajouter sur l'écran de somptueuses couleurs
Ne fait qu'accroitre la somme de tous les malheurs

La saveur de l'absence de goût de l'ineffable
L'éblouissement de la vue du monde invisible
Néant du toucher d'un univers impalpable
Evanouissement de tout le perceptible

C'est dans la garenne qu'est la place du lapin
Nul besoin de lui astreindre un autre destin
Le souffle dissipe toujours les nuages mentaux
Tôt ou tard viendra l'heure de sortir du tombeau

mercredi, 01 mars 2006

RESTRICTIONS

Le vide inonde la totalité de l'espace
Seules le retiennent quelques murailles égotiques
Fractionnant et divisant l'ensemble des traces
Le résultat de mille croyances maléfiques

Des îlots noirâtres aspergés par tous les vents
Que les marées repeignent aux couleurs de souffrance
Le sens large ne règne pas sur tous ces brisants
Perdus qu'ils sont dans les brouillards de l'inconscience

C'est l'entière soumission qui les affranchira
Des couleurs d'une liberté qu'ils ont inventée
Pourquoi revendiquer un monde de trépas
Quand l'esclavage s'appelle joie et sérénité

Quand les prairies de lumière jaillissent enfin
Il n'est plus personne pour se croire le témoin
Ne compte que la saveur sans goût de l'incréé
La perception nue de l'invisible beauté

mardi, 28 février 2006

ICI MAIS AILLEURS

Quand vient le temps de l'éternité pour les gueux
Et que s'éveillent les mille directions du regard
Quand il n'est plus que vaillant prince amoureux
C'en est fini des atermoiements et retards

La lune s'élève sur un nouveau champ de pétales
Pour illuminer un joyeux monde inconnu
Contenant des senteurs à ce point amicales
Qu'il n'est aucun regret d'être totalement nue

Jardin des délices où pointe vers l'occident
Le lever d'un nouveau soleil étincelant
Pour la fusion intime d'un milliard d'éléments
Et la renaissance d'un univers pour enfant

C'est dans l'émerveillement de cet esclavage
Que disparaît la liberté des insoumis
Cent mille galaxies dans une main d'otage
Consentant sur le champ à mourir à la vie

FLUX DE LUMIERE

C'est dans ton regard que se crée cet univers
Sur lequel se projette vivement la lumière
Qui ne provient que de l'intérieur de ton sein
Qui crée lui-même les divines joies et les chagrins

Si tu ne crées plus la notion de possession
Tu te retrouves au-delà des méchantes passions
Laisse-toi emporter par le flux qui s'envole
Et demain tu sauras ce qu'est une auréole

Débarrassée des ombres des immenses désirs
L'être libère les mille rayons du resplendir
Plus rien ne présente réellement d'importance
Que la saveur irradiante de cette élégance

Sans un mot, plus un son, que la voix du silence
Plus un bruit mental, que le flot d'un ressenti
Vierge de toute image créée par l'inconscience
Ta seule nature dégagée de toute scorie

lundi, 27 février 2006

EGARE CELESTE

Perdu dans le vide de l'immensité brillante
Plus un chemin à arpenter dans ce décor
Ecouter du silence la mélodie ardente
Se contenter du resplendir de ce trésor

Un seul point comme une ondulation d'éther
Pas une particule pour troubler l'atmosphère
Laisser la béance envahir cet espace nu
Bordé partout d'aucune circonférence connue

Plus de frontières pour limiter la volupté
Du ressenti de l'abstinence des aliénés
Ne plus rien posséder sous le soleil d'hiver
Etre transfiguré par l'étoile solitaire

Egaré sans la présence d'un labyrinthe
Nul besoin de la lueur verte de l'absinthe
Mille directions en un seul et unique clin d'oeil
Terminés les temps de vanité et d'orgueil