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vendredi, 28 mars 2008

LE MONDE DES PRINCES

Le monde des phénomènes
Est un bouillant utérus
Qui nourrit de ses spores
Des graines de tueurs
Aux yeux clos
Les cadeaux de la mère
Sont d'égale valeur
Pour tous ses enfants
Qui discriminent aveuglément
En célébrant ce qui leur plaît

ENTRE HOMME

Tout le monde sait sans savoir
Et nul ne sait rien

Vouloir savoir
C'est découvrir l'ignorance
Magnifique et totale

Inventer les angelures et le givre
Décréer les noeuds gordiens
Décréter l'incompétence universelle

Voir est un prétexte
A envisager l'extra-utérin

POLARISATION

Le monde dérive
Quand le poète est marin
Aux envies de voyage

Il martèle alors les mots
Créant les mouvements
De la danse des croisières

Arrimé aux polarités boréales
Il sourit dans le givre
Qui constelle son oeil

Les nuages caressent sa peau
Dans les fragrances d'arc-en-ciel
Comme les hanches d'une Amazone
Au sein percé d'une flèche

Dans les ondulations de sa cambrure
Jaillissent des cataractes flamboyantes
Bouquets d'artifice voluptueux
Qui reviennent se lover dans la main

MANIGANCE

Des calendriers fluides
Parcourent les allées désertes
De parcs fleuris par les tombes

Des lasers d'équinoxe
Sculptent la brume pourpre
Egrenant des sarments d'opale
Sur les contours des fleuves

Les portes de la perception
Sont les ciseaux affûtés
Des tailleurs d'éther

Des dragons d'argent
Planent sur les prairies neigeuses
Tapissant les formes d'asphalte
D'arabesques flamboyantes
Qu'un cinémascope en technicolor
Transforme en sauvages giboulées
Couvertes d'arômes de douceur