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mardi, 30 juin 2009

D’AUSSI DE LA

 

Le jour on parcourt

La rune giboyeuse

La nuit on déjeune

A la ruine joyeuse

 

Le jour on la bourre

Car la nuit on l'allume

Casino aux mille jackpots

Que des bandits manchots

Détournent sans scrupule

 

Beretta pour roulette russe

En automatique sur corner

Silver bullet à l’arôme sympathique

Qu’un vent d’encre épanouit

dimanche, 28 juin 2009

SERVICE DE LA DETTE

L'écriture a tout pouvoir
Même celui de réveiller
Celui qui est mort
Sans s'en apercevoir

Laisse-moi te dire l'ami
La fracture du poignet
Permet bien des contorsions
Qu'on n'ose appeler liberté

Qu'on me donne un mouvement
Histoire de divertir
L'ombre de mes paupières
Qui ruisselle sur le vent

Aimer au-dessus de ses moyens
C'est comme être aimé des fées
Une légende en sous-titre
Sur un sourire d'alizé

BORBORYTHMIQUE

De bord à bord
Sans qu'il n'y ait de bord
D'abord le bore ou le Bohr
Alchimie sans contraintes
Pas de répétition
Plein feu sur l'océan
Où brûlent les livres
Et les citations foireuses
Rock'n'roll à tous les étages
Eau courante qui fait du gaz
A toute heure
Des parcmètres antidatés

BIG A PULP

 

 

 

J’ai du décibel

Au fond des yeux

De la fleur de bitume

Qui dévore la peau

Sans laisser un pore

Autre qu’exalté

 

J’ai du son noir

Dans des veines où coule

L’or des mayas

L’argent des pauvres

Dans un vitriol de satin

 

Du beat pour la soif

Un tango pour la route

Du hard à la peau douce

Du gore en velours vert

Roule ma rivière

mardi, 23 juin 2009

CHALOUPE ET ONDULE

Te capter
Easy sous la caresse
Qui t'effeuille
Sans l'ombre d'un doute

Marche donc
Sous mes yeux sur ma langue
Dans les entrelacs de dentelles
Qui sculptent la lumière

Te capter
Sans mémoire
Juste à l'instant
Un doigt sous une rose
Comme un tempérament d'orchidée

Et dans l'échancrure d'un corsage
Laisse s'épanouir la sève
Qui déflore et dilate
Les mondes de la douceur
Dans le rugissement d'une flamme
Au coeur d'un sourire

REL(U)IRE DU JOU(I)R

Par nature
Le sexe est toujours ouvert
Et disponible sans clos
Pour corseter le vent
Dont les doigts font jaillir
Des cyprines étonnantes
Qui ruissellent en spirale
Sur les muqueuses offertes
A la pénétration aromatique
De diffraction douce
En fusion froide
Sous des atours brûlants

ARGENT CONTANT

Autel de la monnaie
S'impriment les vierges
Drapées dans du papier de soie
Que l'Arménie consume

Aux telles de la monnaie
Raconte le shopping
Des belles sur le bitume
Des nuits sans lune

Haut tale de la monnaie
Un sou pour un sou
L'histoire d'un coupe-chou
Pour têtes couronnées

LE SALAIRE DE LA PEUR

Chacun reçoit
La monnaie de sa pièce
Dont le titre est sans importance
Doux billets de barbelés
Pour les comptables
Valeurs dépréciées
Sur le lac des cygnes
Ou la route de Combray
Parfums d'univers
En technicolor de fortune

vendredi, 19 juin 2009

UN PETIT AIR DE MASSACRE

Légende urbaine

Comme le manche de ta guitare

Sur laquelle courent les chevaux

Que le vent découpe au fusain

Sur l’acier des couteaux

 

Pays des mille danses

Où le Watusi prime

Steve McQueen

Comme un harmonica

Sur les ruines d’un cheyenne

 

Légende urbaine

Aux shades emplies d’étoiles

Qui friment sur des rollers

Que l’arc-en-ciel déploie

Sur leur bannières cavalières

 

Les fils du décibel

Savent que t’es si belle

Que les volcans en rajoutent

Tellement le souffle est coupé

Devant such a Lady of the Blow

RIDDIM IN RADDAM

Mangé par les vers
Tout un programme de poésie
Enfin une once de réalité

Nul endroit pour se perdre
Que des torches où se pendre
Sans que rien ne se tende

A l'arc où à l'épée
Des mots connus des fées
Buvons un vers à la mort tendre
Le ciel sait toujours attendre

HISTOIRE D'OUVERTURE


C'est comme un rail
Qui tourbillonnne
De la coke sans narines
Dans les houillères sous-marines

C'est comme un mal
Qui s'abandonne
Ou même un mâle qui se la donne

Et quand bien même le chien
Porte des poubelles
On n'a jamais rien sans rien

ROUNDABOUT

Une ivresse insoutenable
Dans un carnaval de confettis
Pourquoi donc s'en faire
Puisqu'elle se tient toute seule
A la proue de l'hélice
Qui distribue les panoramas
Du gyroscope insouciant
Comme autant de saveurs
Que le temps n'épuise pas
Dans son inaltérable tourniquet

LE DOUX SON DES POTENCES

Ombre et lumière

Pour faire de la couleur

Un scalpel de mescal

Pour retrouver l’homme idéal

 

Ombre et lumière

A l’instant de peindre l’océan

Palette de silences et d’arômes

Des fleurs du napalm

 

Ombre et lumière

La lune au coin de l’œil

Comme un chasseur solitaire

Dans la rosée du petit matin

mardi, 16 juin 2009

STURM UND DRANG

Panzerfaust à la main
Des grenadiers sans loi
Parsèment de buissons
Les allégories printanières
Cueillant des fleurs de napalm
En riant de la mort
Que leurs faux assoiffées
Font jaillir en plein ciel

La voix de la poésie
Comme un pléonasme sans scrupule
Eradique d'un revers de fortune
Tout autre goût que la gentiane
Sucre moelleux du génocide
Inventé par l'altérité
Sans aucune forme de procès

Donne-moi donc des tempêtes
Qui sonnent aussi fort
Que la caresse d'un vent chaud
Sur les blés mûrs
De l'hiver des sagas
Quand les Vikings se retournent
Au beau milieu de Ragnarök

UN VERT FAUVE

Il en va des mots
Comme des éclairs
Il font rendre gorge
Quand la main insolente
Qui tient la foudre
N'est pas bridée
Par les laisses chevelues
De la propriété

Il en va des éclairs
Comme des chevaux
Ils mangent dans la main
Qui délivrent les coups
Que le tonnerre s'amuse
A fredonner dans l'instance
Des méridiens cardinaux

Il en va des chevaux
Comme d'une horde sauvage
Sous laquelle les héros
Rejouent la fille de l'air
Tatouée au creux des reins
Comme une langue de soie
Au parfum sans issue
Autre qu'un sourire charmant

BABILLAGE INSTANTANE

Présent d'une lame double
Taillée dans un rocher
Jamais plus haut qu'un murmure
Qui tranche dans la soie

Présent sans dire un mot
Au signifiant sans égal
L'intensité de la caresse
Qui défigure les averses

Présent d'un vieux prématuré
Qui redevient l'enfant
Qu'il est toujours
Sans qu'il ne sache pourquoi

BLACK AS NOON

Les livres brûlent
Comme de l'eau lourde
Dans l'irradiation
D'une ultime coquetterie

Les pages volent
Telle des écuyères
Surfant allègrement
Sur des petites cuillères

Des idées en forme de frontières
Découvrent le dissolvant
Sur des ongles impitoyables
Qu'aucune notion de manucure
N'effleure jamais

Parfums de rose ou de jasmin
Les noms se ruinent en épousant
La lecture invisible
De l'invincible étrangeté
Dont l'arôme rayonne
En échanson de velours purpurin

dimanche, 14 juin 2009

MONASTIC FANTASY


Le présent seul se poétise
En volupté d'une langue multiple
Dont les sarments ravagent le temps
Des délices organiques

Des caravanes ou des cohortes
Dansent sur le vent
Un sourire malicieux
Cligne de l'oeil
Quand les montagnes chevelues
Débalisent les bijouteries

Au bal musqué
Qui danse la java
Au pied des valses
Que le soleil allume
Sous des flocons d'ivoire

vendredi, 12 juin 2009

JAMAIS L'UN SANS L'AUTRE

L'un n'exclut jamais
L'éventuel autre
Dans son inclusion
D'infini intestinal
Peut-être même
Le précède-t-il
Au générique de fin
Qui défile à rebours
Sur les écrans panoramiques
Où rien de plus qu'un regard
S'étonne de lui-même
Et de ses acrobaties immobiles

jeudi, 11 juin 2009

OUVERT A TOUTE HEURE


Je souscris aux emprunts russes
A toute heure de la nuit
Comme un joueur invétéré
Dont le nectar rieur
Résonne dans les allées
Des contre-pouvoir

Je souscris volontiers
A la traite des blanches
Mamelle négrière
D'où jaillit le vin
Qui transfigure les élixirs
De la fontaine de sénescence

Souscrivons donc
Qu'en reste-t-il au fond
Dans le mystère du génocide
La beauté des camps
De concertation minimum
Le sourire du dégrisement

LE TEMPS DU CROCHET

Le monde est une cour d'école
Où nul n'a de leçons
A recevoir de personne
Des camions de pompiers
Illuminent de leurs incendies
Des terrains de football
Pendant que des mémères tricotent
Les futurs souvenirs
Des maternelles préhistoriques
Qui décorent leurs canevas

dimanche, 07 juin 2009

L’EPOPEE DE LA DOUCEUR

 

Des chevaux sur la lagune

Comme un tapis de pixels

Frissonnante chevelure

A l‘odeur de soie

Dans les branches de perles

 

Du velours sur les doigts

Du curare sur les ongles

L’empreinte du soir

Tatouée sur le front

Du petit matin fauve

 

Et ma main

Sur ta hanche indolente

Qui laisse la caresse

Exacerber sa peau

Dans des myriades

D’étincelles poivrées

vendredi, 05 juin 2009

TEMPS LIBRE

C’est le temps de l’open space

Cloué sur la rosée vitrifiée

Plasma de rêves que le souffleur

Module d’arc-en-ciel en cascade

 

C’est le temps sans âge

Du boréal plein les oreilles

Le souffle du dragon en bouche

Qui savoure le vin de glace

 

C’est le temps en temps

Cent ans pour le dire

Pas le temps de faire

Autre chose que ne rien faire

NOX IN NYX

Magique comme la nuit

Que le vent déploie

Tel un tapis de bitume

A l’apogée d’un sourcil

 

 

Magique comme la nuit

Une guitare s’enflamme

D’un riff acrobate

Qui jongle sur un trémolo

 

 

Magique est la nuit

Aux sarments d’épouvante

Un sourire en rafale

La caresse bleue du métal

mercredi, 03 juin 2009

UN ANNEAU A L'OREILLE

Rien de plus simple
Que de vivre poétiquement
Assis sur un nuage
Admirant l'espace
Sur lequel se déploie
Le rêve de la matière

Rien de plus simple
Il suffit juste d'un mot
Pour que s'envolent
Les cathédrales de fictions
Et les aventures de la douleur

Rien de plus simple
Le monde est pure poésie
C'est là la seule information
Que porte le langage
Quelles que soient les formes
De ses multiples expressions

mardi, 02 juin 2009

A L'INUTILE POURQUOI

Qui dit bonheur
Dit malheur
Sauf sur les arches
Où les contraires flottent
Comme autant de similitudes
Qui dopent l'écriture
Vers les stratosphères souterraines
Où le velours est roi
D'un sourire permanent
A la parole silencieuse

lundi, 01 juin 2009

DU COURAGE

Moins intelligent que moi
Tu meurs
Plus ignorant que moi
Tu vis
Va-t-en donc savoir
Ce qu'est le courage
Quand on est assis peinard
Au rez-de chaussée
En souriant aux papillons
Qui escaladent des brindilles
Qu'ils appellent Everest