dimanche, 05 avril 2009
EXCAVER LA NUIT
Chercher le sublime
Pour trouver l'ordinaire
Tout petit
Ce grand ordinaire
Sublime pour certain
Amoureux pour d'autre
Une glace aux parfums
Multiples d'arc-en-ciel
Saveur d'outrage
Odeurs d'orage
Quelle importance
Pour le réfugié politique
Qui s'embrase des fragrances
Qui enivrent son teint de pèche
12:21 | Lien permanent | Commentaires (2)
vendredi, 03 avril 2009
INFUSAIN
Il n'est pas de plus grand dessin
Que le poème lui-même
Sans gentillesse et sans raison
Un trait d'acide moelleux
Une langue de feu épanoui
Une balafre au coeur de la beauté
Qui s'envenime en corolle
Il n'est pas de plus grand dessein
Que le poème lui-même
Sans intention et sans contrainte
Le portrait d'un instant
Epuré de toute part
Comme le fil d'un rasoir
Sur la gorge de l'été
21:17 | Lien permanent | Commentaires (7)
jeudi, 02 avril 2009
UNE IMPORTANTE IMPORTANCE
Les rois se pâment
Au moindre outrage
Qui dépose un brin de lumière
Sur leurs manteaux immaculés
De preux servants
On ne sait quoi
Pour un salaire
A la juste mesure
De l'infinie prétention
Des barreaux de leur échelle
20:36 | Lien permanent | Commentaires (2)
MALABAR TREBLINKA
Dans la sauce bolognaise
Les spaghettis se disputent
A grand renfort d'idées
Aussi creuses que périmées
Trolls et lutins s'en amusent
Les pensées aussi plates
Qu'une trace de bulldozer
Sur un charnier serbo-croate
Aux accents intégristes
De l'hymne à la joie
17:45 | Lien permanent | Commentaires (1)
UN AMOUR DE BARBARIE
Les barbares font l'amour
Comme une catharsis en rut
Un rock'n'roll sacrilège
D'où jaillissent sereines
Les stances du napalm
Qui déflore les vierges
Cent milles verges
Au bout d'une guitare
Dont les cordes vocales
Sont les gibets d'une potence
Dont ne parle aucun crucifié
En orbite au milieu des sérieux
13:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 31 mars 2009
PAUME D'HAPPY
Tout est dans le presque
Frôler c'est passer
Totalement à côté
Rester dans le plomb
Avec des semelles lestées
Sous leur apparence légère
Comme l'idée d'un amorti
Qui se transforme malicieusement
En auto-lob pour pingouin
Qui flâne sans boussole
11:31 | Lien permanent | Commentaires (3)
MES LITS MES LOTS
Toutes ces femmes
Dans un même lit
Caressées par la plume
Qui les embrasse du regard
Effrontément comme il se doit
Pour celles qui osent
Se donner sans remords
Pour la saveur humide
D'un doux baiser
Au creux des reins
10:02 | Lien permanent | Commentaires (1)
lundi, 30 mars 2009
UNE VAGUE HISTOIRE D'ODEUR
Tu dis bleu
Mais je préfère vert
Pour le gris rutilant
D'un lac de vif-argent
Et le noir brûlant
De la peau d'une femme
Au sein d'opale
Qui délivre un caramel
Dont le sucre se camoufle
En panoplie d'amertume
15:03 | Lien permanent | Commentaires (1)
WAOW WAOW
Nullissime
Pas encore
Mais ça vient
Petit à petit
Holocauste après holocauste
Dans le murmure du génocide
Autour duquel tournoient
Les mouches sans venin
Mais emplies d'odeurs
De transpiration désuète
14:50 | Lien permanent | Commentaires (1)
CRITIQUE LITTERAIRE
Au café du commerce
Situé sur le port
Une armée d'éclopés
Exhibent les cors purulents
Qu'une langue noirâtre
Laisse dégorger de leur jus
Les matamores de quartier
Décrivent aux sourds
L'ombre incertaine
De leur absence de cécité
Jouissant des remugles
Dont ils parent leurs jugements
Jamais troupe de comiques
N'eût plus sérieuse opinion
De ses fantaisies débiles
Que n'écoutent pas
Ceux qui embarquent
Pour détruire Troie
Il en est d'autres
Pour attendre des actes
Sans voir que faire
N'est pas s'agiter
Et que la force brille
Sans besoin d'exhiber
13:38 | Lien permanent | Commentaires (1)
ADDICTION QUOTIDIENNE
Le colporteur passe à 20 heures
Tous les jours haut en couleurs
Il distribue ses colifichets
Aux indigènes du zoo
Diarrhée de somnifères
Cauchemars en tous genres
Pour les obnubilées du citron
Du sel pour les plaies
De la lèche pour croire
Aux vertus des eskimos
Que refourgue la dealeuse
Affiliée au cartel du cérumen
Dont la gangrène aphrodisiaque
Investit de son aura prégnante
Les tatouages dérisoires
De la consensualité autiste
11:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
SOUFFRIR UN SOURIRE
Le vent dessine
Des nuages de souffrance
Qui séduisent des fenêtres
En mal d'émotion
Voyages en forme de pirouettes
Manipulations d'alchimiste
Qui n'ignore pas
La sensation du frisson
Où la libération conséquente
Des marées d'endorphines
11:03 | Lien permanent | Commentaires (0)
POLYCHROME
Rien à tenir
Ni à retenir
Juste laisser filer
Le vent qui tresse
Des couronnes de perles
Comme un point de broderie
Sur le velours des hanches
Que la langue apprivoise
Tel un bouton de rose
Exaltant des arômes futiles
10:09 | Lien permanent | Commentaires (0)




