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dimanche, 29 mars 2009

CRUISING ON THE AIR

Des femmes sur des vélos
Croisade dans la semoule
Sur laquelle pédale le vent
Dans les saris qui sourient
Portés par des cils
Ou des pétales de lin
Sur la rivière en fusion
Qui bout dans un verre
D'eau oxygénée
Ou d'absinthe infusée

samedi, 28 mars 2009

FLYING NICE

Si le spectacle est niais
Il faut essuyer la buée
Qui obscurcit les yeux
De son manteau léger
De velours pourpre

Soudain Jimi se lève
Et Harry le potier
Disparaît dans les limbes

Action funny
But I don't know why
'Scuse me
While I kiss the sky

Vois la brume
Cherche la femme
Ou le garçon
Si tu t'appelles
Taxi Girl

Quand le spectacle est étrange
Pas de beauté pour emmêler
Les stroboscopies virtuelles
Pas d'avis à donner
Sinon un sourire
Sur le lac de Constance

vendredi, 27 mars 2009

HAZARD DE L'ETRANGE

Tous les jours c'est 9 août
Et Saint-Amour n'en finit pas
De pleurer les larmes de joie
D'un sourire aux éclats
De gentiane et d'azur
Mystifiant l'arc-en-ciel
Et ses tentures pastels
Dans une étincelle de fraîcheur
Aux alluvions cosmétiques
Qui repeignent l'aurore
Aux accents de la grâce
D'un murmure de soie

UNE IMAGE INNEE

Le poète imagine
Plutôt bien
La saveur du sourire
Qui imprègne le sens
Dont sont dépourvues
Les briques de vent
Portées par la révolution
Sous ses dessous frétillants
D'annulatrice en fève
Que la galette n'attire pas

UNDER BLOOD STATUS

Au temps des hiérarchies planes
Le temps vole en éclats
De rire principalement
Comme un vent de panique
Sur les tessons d'émeraude
Qu'irradient les agents outrageants
De l'orage et du charme
Pères peinards de la danse
Des plasmas et pixels
Sur le tableau noir
Des écoles buissonnières
Et des transats en double

jeudi, 26 mars 2009

BRANCHES DE GUI

Les runes s'amusent
De ces enseignes polychromes
Que d'aucuns nomment lettrés
Prisonniers volontaires
Marqués au fer rouge
De l'absence de signifiant
Autre que le dédale
Dans lequel ils construisent
Des échelles vers des reliefs
Aux contours de leur approximation

mercredi, 25 mars 2009

VOGUE SANS GALERE

La poésie ne demande jamais
A ses corsaires d'argent
Un quelconque soutien
Pour dispenser son virus
De phosphore blanc et de genièvre

Bien au contraire
C'est elle qui soutient
Ces débiles créatures
Qui se veulent poètes

Lansquenets au pourpoint
Sanglé d'un harnachement fiévreux
Ils vont dans le sang
Le miel et les immondices
Peu importe qui les écoute
Ils sont seuls
A disposer d'une forme
Au milieu de l'informe poussière

Plutôt que de dénoncer
Ce qui n'est rien
Qu'une vision surannée
D'un passé sans pestilence
Les poètes vivent le présent
En rayonnant ardemment
Sans une larme pour le paraître
Sans un sanglot pour les victimes
Mais comme une pluie
Ou une ondée
Qui s'envole en cascade
Pour le plaisir des yeux

C'est là le seul voyage
En passant par Troie
Par l'île blanche ou par Dune
Ou par les terres du Milieu

UNE AMENUISERIE SANS MANIERE

On se poudre les yeux
Comme on regarde une femme
Du satin dans les mirettes
Des pervenches au coin des cils

Pas de manières
Dans les plasturgies sylphides
Qui dévergondent les plastiques
Sous d'anodins vocables

Du bois pour le feu
Et tout brûle

Un incendie pour demeure
Dans une mer de napalm
A la douceur flamboyante
Qui peint des vénustés

On saupoudre des femmes
Comme on garde les yeux
En satin de nuisette
Une avalanche au coin du mil

lundi, 23 mars 2009

SUR LE BOUT DE LA LANGUE

Il n'est aucun pardon
Les morts n'éprouvent
Aucun besoin de ce genre
Et les vivants qui croient
En ce pouvoir indélicat
Sont ceux qui s'imaginent
Etre des rois ou des dieux
Il n'est aucun pardon
Hors celui que chacun
Accorde à lui-même
Pour les offenses permanentes
Qu'il ose s'infliger