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samedi, 13 novembre 2010

UN SOUCIANT

Le dos bien droit dans mon fauteuil
Je ne salue que le beau temps
Même s'il se casse la gueule
Dans la rue d'aucun temps

Plus aucun temps

Je me rend compte et me pardonne
Sans me soucier des heures
Sans un média sous ma botte
Pour m'inoculer du casse-croûte enjôleur

Du casse-croûte enjôleur

Personne ne sonne les sommes
Pas besoin de mea culpa
Pour sortir du sommeil utile
Que les boeufs gravent sur le front

Grave au fond

Tout le monde est un camarade
Surtout les otages morts-nés
Quand tu le chantes man
Au lieu de balancer des pierres

Balancer des pierres

Aussi bien droit dans mon fauteuil
Je te rencontre et te pardonne
Toi qui crois dans les heures
Que t'imposent tes normes

S'imposent les normes

Quand tu deviens ce n'est qu'injustice
Honte sans objet plein d'opprobre
Pour croire que la justice
Suinte encore sous ta porte

Suinte sous ta porte

De tous ces toits du confort
Tu votes ces lois sans contexte
Autre que la vision de ton tort
Dans le désert de ta messe

A la messe

 

à Philippe Ayrault

vendredi, 12 novembre 2010

CONTUITE DU REMANIEMENT

Ce n'est pas d'hier
Que le monde est un spectacle
Dont les lambris rayonnent
En fonction du regard porté
Par la contemplation

That's entertainment
Chantent les modes
Depuis plus de 10 000 ans
Et l'origine du mouvement
Sourit d'un battement de cil
Ou d'un grondement de tonnerre

Rien ne change
Mais tout est différent
Magie et sortilège
Charme et malédiction
Rien de plus qu'un commentaire
Une ligne de teinture
Pour qualifier l'absence d'horizon

mercredi, 10 novembre 2010

DU VENT DANS LES OREILLES

On rattrape le présent

Grâce aux aérofreins

Finie la stratégie du lemming

Qui aboie le long des autoroutes

De l'information illusoire

 

Le présent s'assoit

A l'heure de l'apéro

Devant une Bloody Mary

Qui rend hommage

A la branche de céleri

 

Et l'on se marre

Des mines frigides

Que les circonstances écroulent

En tombereaux de coriandre

Dans l'alizé primordial

mardi, 09 novembre 2010

ROSEBUD SOUS UN DOIGT

Des grosses pochtronnes
Aux grosses patronnes
Pas de joke cochonne
Quel dommage
En toile de fond
Pour que mitonnent
Les décibels de l'automne
Autour desquels carillonne
Le petit hommage
Chanté par le pochtron

CONSO COURANTE

Pourquoi du flux
Au milieu des ombres
Qui réverbèrent
Un one stand show
Le paluchage immobile
Se suffit à lui-même
Tant que respire
Le texte dans son cortège
De feu d'artifice
Du courant électrique pour les fauves
Comme un lion sans cage
Dont le gémissement
N'est qu'un sourire de plaisir

A L'ODEUR

Tête levée
Juste pour ça

Au-dedans de rien
Un arc-en-ciel ravissant
Les couleurs de l'expo

Comme de rien
Sans toi
Ni moi
Auto célébré
Par dieu sait qui

Pas de honte sans couleur
Et donc rien à cacher

PÂLE INCESTE

Il y a

Sans croix

Sans air

Dans la chaleur indivisible

Des pauses

Des piliers

De minuscules nains

Gardant ouverts

Dans la pâleur

De leur celliers

De minuscules psaumes

En feu

Dans cette lumière

Qui nous caresse

Impunément

Partout

 

à Thomas Vinau

PYROMANIE OCEANE

Fluide comme un trait

La valse d'une flèche

Le sillage d'une torpille

Pondue par un dauphin

 

Fluide comme la farine

Ou la coke

Narines au temps

Filent les cheveux de l'ange

 

Fluide potage

Sous lequel flottent les requins

Asperges et bottes de foin

Condiments d'incendie

LITTERATURE PEDAGOGIQUE

Il y a

Mais encore

Du mai qu'on allume

Du givre qui s'embrume

 

Il y a

Pas plus loin

Malgré les hanches

Au-delà des branches

 

Il y a

En est-il encore

De ces histoires

Où les morts parlent

Et marchent en dormant

 

Il y a bien

Mais c'est un mal

Qui donc voit

Voler les éléphants

lundi, 08 novembre 2010

ONCE A WARRIOR ON A BOOMERANG

Man from Mungo
Ain't just a can of beer
With an orstralian tattoo
In the middle of his brow

On rainbow snakes
Tjukurpa rises strange wombats
Effervescent oil of midnight
Which make elusive
All pension dreams

Bushrangers of the open law
Don't need someone
To write ten canoes on the sand
The wild sea washes Bells Beach
Everytime didgeridoos are singing
And the recipe of the pension
Still stays the same for all
That's why we are going