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dimanche, 03 octobre 2010

HOMELIE PARAMILITAIRE

Tracer des lignes d'oxygène

Aux caractères trempés

Comme un acier volatil

Aux senteurs telluriques

 

Typographie volcanique

Des spéléoloques spatiaux

Dénudant les géométries souveraines

De provisoires algèbres

 

Passer les épées en fusion

Sur les rétines des aveugles

Suture qui crée l'ouverture

Des voluptés sidérales

 

samedi, 02 octobre 2010

SHAMPOING AU VENIN

J'écris les chants du macadam

Pure noirceur translucide

Où le blanc fait encore tâche

Sur la nudité des riffs

 

Mes frères d'encre

Donnez-moi encore du jus

Pour que la batterie résonne

De l'enfance des carillons

 

J'écris des champs sur le tarmac

Clarté futile du joueur

A la quinte flush redondante

A chaque tour qui s'annule

 

Mes sœurs de harem

Dansons encore quelques lignes

De coke ou de mire

Tango pour un sniper

 

J'écris d'un chant d'asphalte

Où la noyade crée

Des grands brûlés et des fous

Dans l'éclat mûr des éperons

 

Passants qui souriez

Montrez donc vos fleurs de napalm

En guise de papier d'Arménie

Et de saveur tatouée

 

Contrechant sur le bitume

Là où règne la lune

Là où s'égrène la rune

Là-haut sur des chevaux d'écume

 

SOURIRE A LA MORT

Maintenant que je sais lire

Le plaisir c'est simplement d'écrire

Pour qu'un pseudonyme vienne relire

Et s'infuser de grand délire

 

Maintenant que les jeux se font

Les dés sont pipés jusqu'au tréfonds

D'un son tonique de balafon

Et d'un cri clair comme un griffon

 

Et c'est toujours à refaire

Différent mais ô combien similaire

Grave ton nom dans l'air

Sourit à mi-voix le réverbère

 

vendredi, 01 octobre 2010

DUNVEGAN BY NIGHT

C'est une promenade

En terre celte ou étrusque

Le chant du highlander

A la claymore de douceur

 

Les lucioles parfument la brume

D'où germent des formes d'océan

Inondant Marrakech

Des saveurs embuées de coriandre

 

Le marché aux esclaves déroule

Des tapis de sourires

Au milieu des cris de tendresse

Qui constellent tous les horizons

 

C'est une promenade

Peu importe les lieux

Le parfum est le même

Un minuscule éclat d'uranium

 

TOUR DE CHAMP

A écouter le jus sylvestre

Qui coule des hirondelles

Dont la mémoire se rappelle

Qu'Ithaque est un archipel

L'inspir est toujours un expir

Banco pour un partir

Bingo pour un sourire

Le temps sans devenir

Et le venin des crotales

Qui dessine le parfum

D'où rayonne animale

La saveur crue de l'aubépine

 

à Romain Humeau

LES GRECS ELECTRIQUES

Labourer le marbre

Dans une caresse de pluie

Douce et chaude

Comme le feu

Sur lequel danse

La glace vermeille

A la grâce d'une treille

Ou d'un nuage d'abeille

 

Dans le vitrail qui ruisselle

Les alluvions s'émerveillent

Du peuplement d'un ciel

Dont les frissons pâles

Emincent les transes

Un archet jouant du bleu

Sur des pages où l'aube

Ne connaît ni cru ni cuit