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dimanche, 22 février 2009

PLAN SOUS LA COMETE

Au commencement les luges
Comme des tétards violacés
Attirés par les néons fluorescents
Qui décorent la surface de rien

C'est du pur fun cette montée vers le rêve qui se concrétise par l'apprentissage du bricolage et de la maçonnerie et par l'omission de la charpente

Vient le temps
Du travail de nuit
Dans la mine d'ébène
En apnée de préférence
Comme une cure de désintox
Ou un sniff de nitroglycérine

Là c'est l'éclate au sens pas propre et non figuratif du gravat qui se désamoncelle en lambeaux de végétation du style tatouages à l'ammoniaque

Puis au même instant
Un son rétablit l'électricité
Pour la réinvention du rock'n'roll
Vertigo du fandango
U2 dit le solitaire
Toi-même lui répond l'écho
Des katioushas aux ogives
Chargées de phosphore blanc

Comme quoi s'achève toujours bien
Ce qui ne commence jamais

LES PLAINES DU VERTIGE

Le vertige se traverse à gué
Malgré l'apparence du vent
Qui porte les voiles
Sur la mer irréelle

Le vertige se traverse
A dos de chaos
En travelling arrière
D'une aspiration suspendue

Un désir sans loi
Empli de satisfaction
Contemple les frissons
De la chair des poules

LES FILS D'ARDUINNA

Les Gaulois sont invention
De César en personne
Que les Vandales adorent
Tandis que les hordes de Gengis
Marchent sur les tisons
Que leurs pieds enluminent
De saveurs orientales

Des chevaux sur la nuit
Aux plumes sanguinaires
Des étriers comme des fers
Pour exciter le goût du sang
Et dans le vent sans contrainte
Le son d'une cornemuse
Sur les terres du Highlander

A la table du roi Arthur
Règne la transparence
Que les guerriers contemplent
Strip-teaser sans relâche
En pure décontraction
Dans le poker intégral
D'une quinte flush au sang

samedi, 21 février 2009

UN PETIT PLAISIR

L'aurore aime sentir
Les zébrures consteller
La douceur de sa peau
Quand un éventail de plumes
La flagelle jusqu'au sang
Faisant ruisseller
Des filets d'harmonie
Sur des hanches offertes
A la langue insouciante
Qui émoustille le grain
D'où émerge l'arôme
D'une intime chaleur

LA FINESSE DU GRAIN

La subtilité ne connaît
Aucun extérieur
La profondeur est son domaine
Dans le velours sensuel
De la douceur extrême
Posée en équilibre
Sur elle-même
Comme la suspension souriante
D'une respiration
En pleine peau

LE HAVRE BY NIGHT

Les maisons closes
Ne sont qu'un hôtel de passes
Où d'expertes exciseuses
Font l'expérience des frissons
Des nouveaux clitoris
Que le taureau normand
Au canotier musclé
Ponctue d'un baiser froid
Au coeur des profondes marées
D'où s'envolent d'étranges mouches
Dans un coup de vent nommé vie

vendredi, 20 février 2009

THE BLUE LINE

L'horizon de la mort
Est un épouvantail
Qui effraient les oies
Egarées dans la basse-cour
De l'étang sur lequel
Ondulent en serpentins
De velours et d'arôme
Les mouches étincelantes
Qu'une fleur de lotus
Ruisselle en silence

ECRIT EMPORTABLE

La lecture ne dépend que du regard
Et l'histoire unique d'un homme
Est celle de tous les hommes
Même s'ils se croient femmes
Ou bien mâles

Le regard trouve dans la lecture
Ce qu'il y cherche
C'est-à-dire rien
Mais avec du parfum
Pour en faire des sandwichs

Les chants sont la force des hommes
Même aphone la voix parle
En iridescences de candeur
En fluorescences de saveur
En arborescence de douceur

CERTES ILS TUENT

La muse pour l'histoire
Des épopées du sanguinaire
La mémoire pour les morts
Comme un monument funéraire
Style musée en plexiglas
Un préfabriqué notoire
Sur des pilotis de vent
Un tamis à larges trous
Sous lequel git un sou
Un sol sans rivage
Entre la nuit
S'illumine la joie

jeudi, 19 février 2009

ABSOLUMENT MALE

Rien n'assaille jamais
La sérénité qui repose
Au fond du coeur
Au loin rugissent
Les chants du canon
Comme un choeur irréel
Qui émane des couleurs
Que l'argent fusionne
En un arc-en-ciel de saveurs
Menu de gala
Pour oiseau volage
En croisière de son choix

PLEASURE

L'élan du jasmin
En aréoles de douceur
Le temps d'un baiser
Au creux d'une épaule
Qui frémit en tendant
Une autre joue
Pour une autre joie
Et le parfum monte
Emportant dans son vol
Résolutions et volontés
Dont les hanches tremblent
Sous l'averse insouciante
Aux fleurs qui constellent
Une peau sous laquelle
Règne un miel liquide
Comme une cyprine d'opale

THANKS & GIVING

Comment un concept
Tel que celui d'une âme
Peut-il se perdre
Car pour parler d'âme perdue
Encore faut-il pouvoir
En rencontrer une
N'ayant jamais rencontré
Ame qui vive
Le poète est mal barré
Pour gloser sur une absente
Dont les vertus ressemblent
A des guirlandes de Noël
Qu'une dinde fourrée
Aurait eu l'heur
De dessiner sur son haleine

MONKEY SAVOIR-FAIRE

En des rêves d'évolution
Paraître s'appelle vivre
Dont le savoir est un mot fat
VRP de la grossièreté
Des visions sensorielles
Où l'infra-pourpre est inconnue
Des bataillons de dindes
Qui paradent en overdose
D'hallucinogènes non délirants
Le cul et les miches
Aussi serrés qu'ampoulés
Sans tungstène ni baignoire

mercredi, 18 février 2009

RAILROAD FROM THE MOON

On the siberian way
Lara's singing
And in the eyes of a child
The sun becomes real
Horses on silver plain
Are quiet and peaceful
Becoming dolphins and dragons
In the tears of the moon
That shines over the red plaza
During a night full of greenery





For a Slice of Canadian Russia

GALAXIES DU TRANSTEXTUEL

Le monde des gens
Est saoul et fou
En permanence imperturbable
Qui tourne sur elle-même
Dans le bruit des tambours
Que la machine à laver
Les éoliennes en rut
Fait resplendir au soleil

Une révolution blanche
Détruit les connexions
Des neuros-transmetteurs
Quand tombe Troie
Sur les genoux broyeurs
Des marées de silice
Dont les larsens pourpres
Amplifient les feedbacks

Un nombre construit le puzzle
Qu'un zéro japonais
Eradique sans remords
Dans la gorge du tigre
D'où jaillissent les perles
Des colliers désentravés
En propulsion subluminique
Dans l'hyperespace d'un court instant

PLASTURGIES

Le monde est en plastique
Qui se déforme élégamment
Dans la flamme du chalumeau
Qui fait danser les étoiles

Le monde est en plastic
Qui se régénère tout en rêves
Dans le bouillon tonitruant
D'une supernova de TNT

Le monde est en plastique
D'une femme ondoyante
Dont la caresse aromatique
Fait jouir les couleurs

THEATRE DU BUVARD

Sur les routes pavées
Des bleus sédentaires
Matent les traités nomades
Que les moulins à café
Nimbent d'une huile boréale

Sur les chemins boueux
Des bleus d'une âme inconnue
Tintent l'argent d'un son
Que des tasses trouées
Evaporent en riant

Sous les plages sans sable
Des bleus conscrits
Rayonnent du vert-de-bleu
Qui imprègne insoluble
Les larmes du soleil

mardi, 17 février 2009

AGUARDIENTE DE LA MER

La mer tresse les fleuves
En chevelures de santal
Et d'ébène entrelacée

Sur des fibules d'argent
Sont gravées les runes
Que le vent féconde
D'astéries aux yeux pourpres

Des boules de feu
Inondent de leur venin sensuel
Le lait à la menthe
Qui embaume dans le sel
Des mouvements d'aventure

lundi, 16 février 2009

DES FORMES

Qui sait dire
Avec certitude
Ce qui sépare
L'élevage intensif
De l'élévation

L'utérus a ses raisons
Que la raison récuse
Mais dont l'amour sourit
Dans les reflets du vent

Dans les crèches
A ciel ouvert
Le cavalier de passage
Reconnaît à l'oreille
Le mot qui importe
Quand une femme dit
Mon enfant

REBORDS DU GRIS

La brume a des couleurs
Que la cécité éclaire
De ses avantages en nature

Comme une saveur de fruit
Qui s'oblitère en dépulpant
Sa membrane d'obsidienne

Comme un château de sable
Qui flotte sur la mer
Etoilée par les bannières
Des ruissellements du vent