dimanche, 20 novembre 2005
MAYA
C’est toi et toi seule qui crée la violence
En ne regardant que les apparences
Chaque psychopathie est l’œuvre de son auteur
Tu construis la tienne avec ardeur
« tout est Un » ont-ils dit et répété
Par qui le deux a-t-il été inventé
Si ce n’est par un mental aliéné
Par les désirs multiples et la vanité
La guerre est partout autour de toi
Tout compte fait, tu dois aimer cela
Pour baigner dans cette ambiance
Il faut que tu en apprécies la souffrance
La recherche des plaisirs illusoires
Conduit les ombres à l’abattoir
Les yeux emplis de désespoir
Et le cœur plein d’espoir
Charmés par l’ignorance
Dont ils méconnaissent l’existence
Malgré le doute qui les effleure
Ils se laissent gagner par la torpeur
En Orient existe un état appelé éveil
Ceci est la découverte des merveilles
Pour cela le rêve doit prendre fin
Pour que puisse s’ouvrir le chemin
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MARIONNETTES
Qui contrôle les marionnettes humaines
Elles osent se dire totalement autogènes
A-t-on déjà vu prétention aussi incongrue
Incapables qu’elles sont d’accepter la vérité nue
Pourtant les preuves abondent
Dans la conscience profonde
Qui leur expliquent que le monde
N’est rien de plus qu’un frisson sur l’onde
Plutôt que de chercher la Lumière
Ils se réservent pour la guerre
Hommes et femmes enivrés
Par leurs désirs de propriété
A perdre leur temps dans ces activités
Ils se trouvent toujours conditionnés
A n’être que des agrégats de réactions
Automatisées en fonction des situations
Ils croient encore qu’ils ont un destin
On l’appelle cimetière ce chemin
Sauront-ils se réveiller un beau matin
Avec le désir de prendre la vie par la main
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MAUVAISE DIRECTION
Tu regardes dans la mauvaise direction
Va au fond de toi, tout au fond
Là se trouve la solution
Ailleurs ce ne sont qu’illusions
Si tu leur laisses le contrôle
Cela ne te sera pas vraiment drôle
L’Amour n’a pas besoin d’altérité
Il suffit de le laisser rayonner
Si tu écoutes les ombres
Elles te maintiendront dans la pénombre
Ces ersatz d’affects qu’elles appellent amour
Ne sont que vides et creux discours
Seul servir veut dire aimer
Tu en trouveras peu pour le confirmer
Ce ne sont pas deux trois bisous mal léchés
Qui t’amèneront la sérénité
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REQUETE
Es-tu certain toi-même de ta propre existence
Car si j'examine en clair ton apparence
Je ne suis pas certain de rencontrer une présence
Mais j'ai bien peur de trouver là une absence
Car être est tout ce que tu veux sauf exister
S'assimiler sans vérifier à un organisme mal identifié
Ignorer profondément jusqu'à sa propre identité
Crois-tu sincèrement qu'être c'est oublier
Quand je te lis et relis je m'aperçois
Que chez toi c'est l'oubli qui est roi
Tu montres deux photos et trois souvenirs
Que tu appelles cela une vie me fait sourire
Tu m'en montrerais mille fois plus encore
Je n'ajouterais pas foi à ce trésor
Qui suis-je est la question révélatrice
Des oublis dont tu t'es rendu complice
Crois-tu qu'un jour tu sauras affronter
Cette question sans oser te dérober
Plutôt que de te résumer à une collection d'étiquettes
Dont la plupart sont plutôt abstraites
Et l'abstraction ne mène pas à la Vie
C'est même le contraire qui surgit
Hors de la pensée tyrannique qui te dirige
Aurais-tu une réponse qui nous oblige
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samedi, 19 novembre 2005
FORMULES ET STYLE
Le style n'est rien de plus qu'une apparence
Qui subsiste malgré l'existence et les circonstances
S'impriment en creux au coeur de cet académisme
Certaines absences visibles dans le formalisme
Dans certain manque volontaire de forme
On peut déceler un non-respect des normes
Qu'une structure apparaisse comme rigide
Ne suppose pas que son message soit vide
Les étincelles et le diamant ruissellent
Comme des abrasifs sur les façades infidèles
Ici l'humeur est toujours ludique et joyeuse
Même au plus profond des ambiances ténébreuses
L'automne est une saison flamboyante et odorante
Toutes le sont en fait pour les Vivantes
L'ivresse est toujours à la portée des bien aimées
Uniquement grâce au renoncement et à la fidélité
L'Amour qui meurt n'en était pas vraiment
C'était un deal recouvert d'ornements
Le stuc et le plâtre craignent les intempéries
Ce n'est que justice s'il a péri ainsi
Il suffit de raffiner son regard pour aimer
Savourer ce qui n'est que réalité des faits
Le feu et la chaleur brûlent au milieu de ce coeur
Et la page s'enflamme dès que la main transmet la lueur
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PAS PLUS QUE LES AUTRES
La mémoire est toujours composée de cette manière
Les pensées sont organisées de cette sorte d'ordinaire
Ne ressentent le froid que les corps inertes des ombres
C'est pour cela qu'on les compare à des tombes
Le froid n'est qu'une convention établie, pas un fait probant
Le chaud, le doux, l'amer, la couleur sont d'autres éléments
Dont personne ne veut réellement vérifier la forme et l'authenticité
Tant la peur qui tenaille les ombres a besoin de se sentir apaisée
Que ce corps se mette à trembler n'implique en aucun cas
Que ce soit toi qui ressente intensément ce froid
Le jour où tu te pencheras sérieusement sur ce cas d'espèce
Tu commenceras à approcher une certaine sagesse
Milliards d'ombres éphémères et désinvoltes
Se prenant au sérieux sans envie de révolte
Tyrannisées par des pensées obscures et infondées
La peur seulement les empêche de s'évader
Quand on s'auto confine aux grossières apparences
Il est normal que l'existence ne soit que souffrances
Après ils prétendront être adultes et responsables
Quand on voit l'état du monde phénoménal, c'est formidable
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ACCOMPLISSEMENT
Prends donc un corps de lumière
Et transmet lui ces mots éphémères
Avance sans peur dans l'invisible
Chevauchant des abîmes d'indicible
Elimine cette enveloppe grossière
Qui fait office d'analogie ordinaire
Suis ce chemin vers l'intérieur
C'est là que se trouve la lueur
Si tu préfères regarder au dehors
Jamais tu n'y découvriras ce trésor
Tu as l'air, te manque la partition
Pour réaliser cette subtile chanson
Frappez et l'on vous ouvrira
A dit un homme que l'on surnommait roi
C'est au plus profond des tréfonds
Qu'est la réponse à toutes les questions
Quand tes yeux s'ouvrent sur la merveille
Que le Souffle ainsi te réveille
Quand la grâce de son aura t'envahit
Quand tous tes sens ne sont qu'un défailli
Quand d'Amour ruisselante tu es
Qu'il n'est rien qui ne soit ton secret
Que totalement nue tu resplendis
Tu sais qu'il n'est rien qui puisse en être dit
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SEMBLABLE AU CIEL
Mais c'est ainsi que ta nature existe
Tu le sauras vraiment si tu insistes
Il suffit de se désidentifier réellement
Ce que tu es n'est pas ce qui est apparent
Il faut aller au plus profond de soi
Pour découvrir ce que d'aucuns ont appelé nirvana
Il faut détruire toutes les idées reçues
Et se retrouver totalement vide et nue
Avant d'y accéder il faut livrer bataille
Ne pas craindre d'affronter la mitraille
Ce qui se trouve au bout s'appelle Vie
Et termine l'existence et ses soucis
C'est à ce moment qu'on s'appelle illuminé
A l'intérieur la torche s'est mis à briller
Telle une étoile rayonnante de splendeur
L'Amour universel en guise de dictateur
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vendredi, 18 novembre 2005
FLUX TEMPORELS
Tu vis toujours dans cette vision périmée
Qui prétend que le temps part du passé
Pour se diriger vers un éventuel futur
Cela pourrait faire une belle aventure
Es-tu conscient que ceci n'est pas la réalité
Que ceci par ton mental aliéné est fantasmé
Que les preuves existent qui le démontrent
Que n'existe que l'instant où se rencontrent
Deux flux temporels provenant de deux directions
L'une située en aval et l'autre en amont
Quand ceci pour toi sera net et clair
Peut-être commenceras-tu à entrevoir une lumière
Il n'y a rien de commun entre ce que tu es
Et ce que ton mental te fait croire que tu as été
A chaque seconde tout évolue, tout est mouvant
Ton mental n'en a conservé que quelques fragments
Il t'a construit une histoire merveilleuse
S'apparentant à bien des niveaux à une berceuse
Sortiras-tu un jour de ces contes pour enfants
Pour comprendre ce que tu es réellement
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L'EGYPTIENNE
C'est pour cela qu'on l'appelle l'égyptienne
Pour ses fanfreluches et ses étrennes
Pour la saveur d'un baiser au couchant
Pour la caresse du soleil du levant
Pour les petits matins ébouriffés
Quand la nature est réveillée par la rosée
Pour les lendemains qui sont espérés
Pour les merveilleux étés passés
Pour tes yeux dans mes yeux
Et ce sentiment d'être deux
Pour ce regard et ce sourire
Qui promettent un joyeux avenir
Pour le réveil du printemps
Et la folle ardeur du débutant
Pour le soleil de l'été brûlant
Qui fait resplendir les amants
Pour ces chagrins partagés
Plutôt en petit comité
Pour ces peines consolées
Par ceux qu'on a aimés
Pour sa main dans la tienne
Pour ton coeur dans la sienne
Pour la couleur de l'obsidienne
Pour les valses de Vienne
Pour la magie d'un espoir d'autrement
Pour la saveur d'un éclair d'embrasement
Pour le goût d'une étoile vanillée
Pour l'arôme d'un cristal embrasé
Pour la vue d'une transparente idéalité
Pour la musique d'un brin de tendresse
Pour ce vin qui procure l'ivresse
De cette vie offerte en copropriété
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AUTO MUTILATION
Tu ne les comprends pas mais tu es telle
Qu'ils sont quand la guerre les ensorcelle
Tous ont dit et répété: Tout est Un
Ne pas le croire est la cause de ton chagrin
A vouloir à tout prix créer le deux
Pour satisfaire des désirs vaniteux
Détruire et construire sont frères
L'un et l'autre vont forcément de pair
Quand à la Lumière, jamais elle ne t'a quittée
Comment pourrait-Elle S'abandonner
Ceci n'est que faiblesse de tes sens
Matinée d'un peu d'autocomplaisance
Elle ne peut absolument pas te quitter
Quelle est donc des deux l'abandonnée
Tes rêveries poétiques t'honorent
Mais un rêve n'est pas un trésor
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SOMATISATIONS
Quand tu sauras qui est l'acteur
Il te viendra alors comme une lueur
Ces récriminations ne proviennent pas du coeur
Elles sont émises par l'ego imposteur
Tyrannisée par toutes ces méchantes pensées
Qui passent leur temps à te torturer
Si elles étaient belles, tu ne t'en ferais pas
Belles ou laides, pourtant, elles sortent du même bois
A cette apparence tu t'es identifiée
Corps, émotions, pensées, rien de cela tu n'es
Rien de ce mécanisme, non plus ne t'appartient
Pourquoi donc souffrir pour ce qui n'est pas tien
Cette enveloppe n'est qu'un vecteur
Qui revendique à tort un rôle d'auteur
L'humilité est ce qui fait sa grandeur
Il ne sert à rien de jouer les flambeurs
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jeudi, 17 novembre 2005
OU VA LE COURANT?
Passe et repasse le flux de la marée
Les fétus par le courant sont entraînés
Et pourtant le courant ne va nulle part
Seuls les égarés veulent le croire
Quand la sagesse sera devenue réalité
Seront-ils enfin capables d'apprécier
Ce cadeau dont la Vie les a comblés
Au lieu de passer leur temps à se lamenter
A croire que le monde phénoménal est tout
Ils en oublient la caresse du Souffle si doux
Leurs prétentions leur font revendiquer
Toutes ces responsabilités injustifiées
Quand de la contemplation jaillit l'illumination
Quand cette pensée élimine sa corruption
Quand on cesse de se complaire dans la compromission
Vient enfin le temps de la Vie à foison
Avant cela n'est que grande suffisance
Matinée de beaucoup d'autocomplaisance
L'humilité ne consiste qu'à reconnaître
Et distinguer l'Etre du paraître
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LAIDEUR ET BEAUTE
Qu'est-ce donc que la beauté
Sinon un point de vue ébréché
Qu'est-ce donc que le laid
Sinon le même vu d'à-côté
Tout est beau pour qui est présent
Tout est laid pour qui est absent
Pas une ombre ne marque ce tableau
Que cela vous fasse froid ou chaud
On peut trouver la beauté dans l'horreur
Et la laideur au sein même du bonheur
Tous ces points de vue se valent
Ici n'existent que projections égales
Qui crée les échelles de valeurs
Où se crée donc la couleur
Qui a inventé les saveurs
Existe-il une seule odeur
Beauté et laideur sont deux soeurs
Jumelles, pas un point de rousseur
Ne diffère entre elles deux
Seuls les comparent les vaniteux
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ECOUTE
Ecoute donc le silence qui rugit
Ecoute donc comment s'exprime la Vie
Ecoute l'invisible t'expliquer
Que seul l'inaudible est exprimé
Quand tes sens seront éteints
Tu entendras poindre le matin
D'un temps appelé résurrection
Bien au-delà des émotions
Quand cessera le caquetage incessant
Qui broie la perception du conscient
Quand du bout de tes doigts jaillira l'instant
Tu comprendras ce qu'est le Néant
Causer, parler, jacasser, bavasser
Toutes ces pollutions te font oublier
Que le silence favorise l'émergence
De l'Absolu niché au sein de la conscience
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EGALITE AUTISTE
Encore un qui rêve d'égalité
Un concept qui n'a aucune réalité
De l'Artiste il faut louer la créativité
Eviter de se cantonner à l'avidité
L'existence est une situation de crise
L'existence de l'autre n'est pas admise
Tant que vous n'aurez pas admis cette évidence
Vous continuerez à baigner dans l'ignorance
Les générations passent sans aucune avancée
On se déchire encore comme au temps des croisés
On se demande qui a bien pu inventer le mot Paix
Quand on regarde les humains s'agiter
Vous qui avez la prétention de penser
Qui vous prenez pour des êtres évolués
Qui brandissez l'étendard des valeurs
Pourquoi toutes ces guerres, ce déshonneur
Pourquoi lutter contre le changement climatique
Alors que son arrivée est automatique
5 millions de nécessiteux dans votre beau pays
Allez-vous leur servir le même discours bouilli
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mercredi, 16 novembre 2005
OBSCURCISSEMENT PERMANENT
La pensée est ce par quoi tu es obnubilée
C'est ce qui t'empêche d'être en réalité
Tout ce qui sort d'elle est conditionné
Comme venant d'un robot bien programmé
La Vie est en dehors du champ de la pensée
Pense à hier tu n'es qu'en virtualité
Pense à demain tu n'es qu'en délires projetés
L'instant présent, tu l'as laissé échapper
Peut-être serait-il judicieux que tu vois
Qui pense, c'est sûr que ce n'est pas toi
Si c'était le cas, tu pourrais sans forcer
Arrêter de penser dès que le voeu en serait formulé
Prend le temps de digérer cette évidence
Un excellent moyen d'étalonner ta conscience
Un étrier pour éventuellement sortir de l'ignorance
Mais dis moi, qui pense en permanence
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AU-DELA DU SENSUEL
Sais-tu aller au-delà de l'animalité
Que tes mots savent si bien transcender
Crois-tu à cette enveloppe être confinée
Ou sais-tu que ceci n'est qu'apparence limitée
Ta pensée est largement transformée
Par une vision amplement fantasmée
Tout ceci n'est en fait que virtualité
As-tu les moyens d'accéder à la réalité
Es-tu capable de cette prison sensuelle
D'aspirer à retrouver l'Etre originel
Caché dans cet amas de pulsions charnelles
Peux-tu retrouver l'inspiration rebelle
Quand la caresse de la nuée
Sur ton corps s'est posée
Quand le feu de toi s'est emparée
Et que le brasier s'est enflammé
Quand tout autour n'est qu'infinie béatitude
Que l'univers est ta merveilleuse solitude
Que pour l'Amour tu prouves enfin ton aptitude
Ressens-tu ce qu'est cette profonde plénitude
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RESPIRE
Cherche donc les doigts invisibles
Qui te guident dans ce parcours sensible
La forme de ton poème est magnifique
Le sens en est plutôt tragique
Que peut bien signifier mourir
Dans ce monde d'inspir et d'expir
Est-ce grâce à toi que ce corps respire
Alors même que tu prétends en jouir
Cherche donc d'où provient ce Souffle
Avant que dans ta course tu ne t'essouffles
La réalité rattrape toujours les projections
Fantasmées générées par notre prétention
Si courtisane du plaisir est ta vocation
Sache que souffrance est son autre nom
A ne pas reconnaître ce phénomène
Ne t'étonne donc pas s'il arrive problème
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CONFIANCE MAL PLACEE
Tu ne parles là que de l'existence
A côté de la Vie, elle n'est qu'insignifiance
A un mental tyrannique tu fais confiance
Alors que tu es soumis à son arrogance
Je suis ce corps est une pensée erronée
Qu'il a créée et dont tu t'es enivré
Trouve donc le royaume de la non-pensée
Et tu verras à quel point il t'a trompé
La sexualité ne donne qu'un plaisir animal
L'érotisme n'est qu'une prétention mentale
Il suffit d'un reportage animalier
Pour comprendre cette sombre réalité
"L'homme naît, souffre et meurt" est la loi
Pour celui qui se contente ici-bas
De s'identifier à son apparence
Refusant ainsi de sortir de l'ignorance
Le mécanisme corps-mental est un cheval
Monté par un cavalier subliminal
Si au cavalier suffit la nourriture de l'animal
Cela donne ce résultat somme toute banal
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mardi, 15 novembre 2005
POUR PLUTARQUE
Plutarque fut généreux d'accorder tant d'importance
Ceux qui savent connaissent bien l'insignifiance
De revendiquer de telles initiatives personnelles
Tout est affaire du bon vouloir de l'Eternel
Se soumettre facilite l'opération de la Vie
Accepter cela c'est refuser le déni
La sagesse élimine tout type d'avidité
Le désirs les plus secrets sont tous brûlés
De quoi dépend le fait d'être choisi
Tous ont dit la grâce et ont souri
Car dans ce monde où tout est vanité
Que peut-on bien vouloir exiger
Quand on a vu l'immensité nue
Plus besoin d'être convaincue
Respirer est déjà un cadeau royal
Exister un don gratuit et subliminal
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DEPASSIONNEE
Réjouissons-nous de la fin des passions
Ceci signifie pour nous du poison l'extinction
On appelle ce moment particulier révélation
D'autres l'ont communément baptisé résurrection
Passion n'est qu'un terme signifiant souffrance
L'oublient souvent les ombres plongées dans l'ignorance
Arc-boutées sur leurs faibles et insignifiantes connaissances
Elles prétendent faire de cela leurs réjouissances
Quand sur la broche du désir
Elles continuent lentement de rôtir
Elles en viennent presque à maudire
Celui ou celle qui prétendrait les guérir
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BROUILLARD ET MELASSE
On peut toujours arguer que cette brume
Ressemble fort curieusement à de l'écume
L'écume se rappelle-t-elle de l'océan
Ne se rencontre-t-elle que sur les brisants
Pourquoi ou pour qui brouillard et mélasse
Dans cette immaculée où n'est nulle trace
Pure sérénité,immense béatitude et joie
Doivent-elles être réduites à cela
Il semblerait que le choix ne soit pas fait
Sur tous les tableaux on ne peut gagner
Sur les deux il ne peut en rester qu'un
Sans soumission on ne trouve que chagrin
Sois sans crainte un pur ressenti
Oublie ce que tu appelles la vie
Fais taire ces pensées vélléitaires
Courbe la tête et en rien n'espère
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CLAIR ET DOUX
C'est clair et doux quand tu es arrivée
Avant ce moment c'est plus que meurtrier
Mais c'est tout juste le prix à payer
Pour corriger tous nos errements passés
J'aplanirai les montagnes a dit un sage
Je redresserai les vallées, où est ce paysage
Si ce n'est à l'intérieur de cette ombre
D'où sourd lentement une triste pénombre
S'il faut passer les caterpillar
Pour éliminer tout ce méchant noir
Le chemin sera particulièrement ardu
Comme le seront les coups reçus
Une fois éliminées toutes ces scories
Tu t'en relèves libre et épanouie
Tu sais que rien ne peut plus t'arriver
Comme quand la brebis retrouve son berger
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lundi, 14 novembre 2005
ABANDON
Il n'y a rien à chercher qui ne soit déjà là
La fuite en avant n'apporte que tracas
Maintenant que la lumière t'est venu à l'esprit
Qu'attends-tu pour rallier le Paradis
Pas celui artificiel des ombres du néant
Celui où ne règne qu'un seul Amant
Celui où tu n'es que soumise
Celui où tu abandonnes ta dernière chemise
Pourquoi continuer à t'agripper
A tout ce qui constitue ta vanité
Si la compréhension a vu le jour
Manque encore le premier pas d'Amour
Quelle peur te retient donc encore
Crois-tu pouvoir être heureuse en dehors
De ce qui est l'Essence même de la Vie
Là où mènent toutes les voies, c'est ici
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PRATIQUE
Travaille et tu sauras pourquoi cette existence
N'a pas plus d'importance qu'une vile stance
Il ne sert donc à rien de se lamenter autant
Sur cette poussière qu'enlèvera le prochain vent
Personne ne peut se prévaloir d'un quelconque mérite
La distribution des cartes ne suit aucune règle, aucun rite
Tu ne peux rien posséder, n'espère donc rien conserver
Seul être est ce à quoi tu peux réellement aspirer
Autour de toi ne tournent que des ombres folles
Egarées dans une espèce de morne farandole
Une danse de la pluie dans un pays aride et gris
Où de la cendre rien de merveilleux n'a jamais jailli
Il ne te reste qu'à découvrir la Vie
Aucun regret pour tous ces endormis
Sors de ce monde morne et robotique
Mu uniquement par les lois organiques
Trouve au plus profond de toi la lueur
C'est elle qui t'amènera des jours meilleurs
Pratique le silence avec joie et ardeur
Découvre qui tu es en pleine ferveur
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L'ESPACE D'UN INSTANT
Que tout dans cet instant soit parfait
C'est dire de quelle nature il apparaît
Quand l'instant surgit du néant
Le Néant surgit dans l'instant
Vide ou forme, forme ou vide
Peu importe à cet instant impavide
Qu'il y ait tout plutôt que rien
N'existe que ce qui jaillit de ton sein
Intense au point d'être imperceptible
Sonore au point d'être inaudible
Virulent au point d'être indicible
Enorme au point d'être invisible
Pour le plaisir des sens éteints
Pour signifier la fin des chagrins
Contemple ce Tout qui t'envahit
Jusqu'au point ou ce Rien t'éblouit
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LE MAGASIN DU TEMPS
Tu as toujours eu les clés du magasin du temps
Tes choix t'ont portée à exister autrement
Par eux tu t'es laissée dévorer lentement
C'est pour cela que ce paysage s'appelle maintenant
Le temps commence là-même où il finit
Dans cet unique instant qui éblouit
Tu as choisi celui qui passe et étourdit
Et non celui qui te laissera épanouie
Tu es la fourmi agile qui caracole
Au milieu de cette immense farandole
Faite d'ombres nues qui papillonnnent
C'est pour elles que le tocsin sonne
Du haut du beffroi de la contemplation
On regarde avec amusement ton agitation
Qui ne mène pas ailleurs qu'en déraison
Reçois avec grâce cette plaisante oraison
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