dimanche, 13 novembre 2005
LE BOUT DU CERCLE
Comme d'habitude il est toujours trop tard
Comme d'habitude il n'est jamais assez tôt
Où sont passés tous les héros de ce rodéo
Pourquoi planent-ils tous à côté du boulevard
Ils ont pris les chemins de traverses
attirés par les lucioles et la paresse
Les a attirés dans ses filets de soie
Quel est ce mal qui ronge leur foie
La fin rejoint le commencement
C'est l'éternelle leçon de l'Amant
Rien n'a jamais réellement commencé
que tout est déjà définitivement terminé
Profitons de cet instant qui resplendit
Osons enfin sortir de ce corridor de nuit
Laissons l'oeuvre de la Lumière se faire
Au travers de cette enveloppe éphémère
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TRAJECTOIRE
Un homme est passé allant vers nulle part
Se doutait-il qu'il était déjà en retard
Un autre est arrivé cherchant une gare
Ne serait-ce pas plutôt un cauchemar
Les ombres du noroit retentissent au printemps
N'existe-il rien d'autre que cet auguste firmament
Le silence s'éparpille en de multiples fragments
Pourquoi recherchons-nous ces faibles filaments
Qui sait si nous ne sommes que dessinés
Qui a tracé ce portait d'éther enflammé
Quelle torche est faite pour l'éclairer
Et resplendir dix mille âges d'éternité
Dans le courant qui nous emporte vers le couchant
Quelles sont ces barques et ces petits chalands
Qui tourbillonnent en s'enroulant lentement
Autours des quelques espars noirs et gluants
Serait-ce les légions perdues, les cohortes flamboyantes
De belles courtisanes égarées et d'hétaïres délirantes
Trompées par leurs propres projections enivrantes
Et qui ont oublié d'attraper la marée montante
Prend l'arc en ciel et l'escalier d'étoiles
N'oublie pas ta superbe aurore boréale
Porte à ton front la lumière astrale
Et resplendis ce silence impérial
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RENCONTRE
Quand t'ai-je rencontré
Dans tous ces millénaires passés
T'ai-je jamais abandonné
Ici ou dans la voie lactée
Qui sait ce que le temps nous a promis
Que sont ces milliards de souvenirs enfouis
Existe-il un autre que ce Je Suis
Dans cet univers où tout brille et reluit
Et si le temps n'est pas, qui es-tu
Toi, le miroir dans lequel je me vois nu
Est-il d'autres temps parallèles
Autres que cet instant éternel
Et si nous ne sommes pas nés, sommes-nous
Censés nous éteindre, sommes-nous fous
De croire à toutes ces saveurs insipides
Alors que Tout n'est que silence limpide
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DIRE ENTENDRE VOIR ET CONNAITRE
Dire l'indicible dans un élan de silence
Entendre l'inaudible dans un mouvement d'absence
Voir l'invisible dans un éclair d'abstinence
Connaître l'inconnaissable dans une absence d'ignorance
Seules les ombres passent et repassent
Courant vainement derrière les traces
Ephémères dont la majorité s'efface
Comment penser que de la Vie je me lasse
Théâtre insolite de guerres inutiles
Héros de paille et rois de pacotille
Tigres de papier et empires de brindilles
Les lueurs de la verroterie et du bric à brac futile
Dans dix mille ans tout sera pareil
Seul dans l'éther resplendira l'Eternel
Entouré de son cortège de Bien Aimées
Ruisselantes d'Amour et comblées de bienfaits
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samedi, 12 novembre 2005
LILAS
Bienvenue dans la lumière
Lilas aux yeux verts
Belle princesse berbère
Nous parle du désert
Dissoudre l’ignorance
En toute innocence
Eliminer l’apparence
Et retrouver l’essence
Abroger l’espace
Ne suivre aucune trace
En tout lieu est le feu
Qui te ramène à Dieu
Purifiée de l’intérieur
Renaître dans la clarté
Et en rendant honneur
Assumer l’éternité
Lilas avec un s
Ne crains pas la tristesse
Agis avec hardiesse
Et tu connaîtras l’allégresse
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LILA
Comme il fait bon penser à toi, Lila
Cela ressemble à un bouquet de magnolias
Quels que soient le jour ou l’heure
On n’oublie jamais une telle senteur
Ce soir, comme tous les soirs,
J’irai m’asseoir face au couchant
Le ciel est bleu et les nuages ivoire
N’obscurcissent pas le firmament
Un maître merle, d’un ton moqueur,
Nous encourage à prendre un air rieur
Sous le cèdre pénètre la fraîcheur
D’un soir de juin aux mille couleurs
Les saules pleureurs s’étirent nonchalamment
Comme le font tous les amants
Entre leurs bras passera le vent,
Qui les enlacera tendrement
Le vent d’ouest s’en va vers l’est
C’est l’occident touchant l’orient
Des rivages atlantiques jusqu’au golfe persique
Qui peut en prédire la limite ?
J’aurais aimé parlé d’unité
Mais je n’ai pas encore les qualités
Un jour viendra où je saurai
J’espère que tu seras là pour l’apprécier
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PERDRE SA VIE
Perdre sa vie à la gagner
Un avant-goût de destinée
Ceci est le lot de l’humanité
Quelles que soient les activités
Mourir avant que d’être née
Pour avoir omis d’écouter
Tous les indices disséminés
Tous les messages adressés
Qu’est-ce donc que la Vie
Pour qu’ainsi on l’oublie
Tu es en hypnose, tu souris
Es-tu sûre d’avoir compris
Les plaisirs de l’existence
Te maintiennent hors de distance
L’illusion de cette danse
Agis sur toi comme une transe
Rappelle-toi d’où tu viens
Là-bas est ton destin
Ne pense surtout pas
Qu’il s’agit d’un endroit
C’est là que tu trouveras
Ce que certains appellent nirvana
D’autres en ont fait l’expérience
Retrouve en toi la semence
14:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 11 novembre 2005
PARFUM DE LUMIERE
Le parfum de la lumière porte en lui
Un goût de calme et d’infini
Nulle autre fragrance ne lui nuit
Il n’est que silence et harmonie
Pas un cil ne tressaille
Quand il caresse le poitrail
Régnant en maître chez l’homme éveillé
Qui en exhale la senteur épicée
Aucun arôme ne se considère comme son rival
Pas un ne peut lutter à armes égales
En lui existent tous les amours
De l’éternité à nos jours
Toutes les courtisanes aimeraient s’en emparer
Seuls les cœurs purs peuvent s’en parer
Aucune prostituée de ce monde grossier
Ne peut se permettre de le revendiquer
Il ne s’attache qu’à l’innocence
La pureté est son ultime élégance
Son style est proche de l’insouciance
Son aura dépasse l’incandescence
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SOUSTRACTION
Tu oublies beaucoup de paramètres ici
Déjà, l'existence n'est pas la Vie
Tout dépend de l'identification que tu opères
"Qui suis-je?" est la bonne question identitaire
Si tu vas au bout de cette question
Tous les problèmes trouveront leur solution
Plus jamais il n'y aura d'interrogation
C'est ce qu'on appelle résurrection
Ceci n'est pas un chemin facile
Mais c'est la seule option pour être tranquille
Tous les autres chemins sont emplis de souffrance
Elle est virtuelle mais rendue réelle par ton inconscience
Personne ne t'a jamais trahie
Mais toi tu veux croire que si
Si tu n'avais pas fait de projections sur autrui
Jamais ces faits ne se seraient produits
Tu as imaginé l'autre tel qu'il n'était pas
Le résultat est toujours le même à chaque fois
Dans l'au-delà intérieur de cette enveloppe de chair
Tu trouveras probablement ce que tu espères
A toi de plonger dans cet univers
Personne d'autre ne peut le faire
C'est là que se trouve la Paix
La Lumière est toujours allumée
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REFLETS
Les hommes se croient beaux, dis-tu
Ils ne regardent que leurs reflets tordus
Dès que l’un d’entre eux se tient droit
Il a le choix entre le bûcher ou la croix
Mais ils travaillent leur apparence
Ils la lustrent pour lui donner de la prestance
Ce masque et ce rictus ne mentent pas
A celui qui a le regard droit
Les Arabes ont un proverbe important
« rien n’est invisible au cœur du croyant »
ce cœur est sans pitié pour les façades
et ne s’arrête pas à l’esplanade
le mépris n’est révélateur
que de son utilisateur
dans l’œil qui sait brille une lueur
qui démasque tous les faux-monnayeurs
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AUJOURD'HUI COMME HIER
La société, c'est l'égyptienne
Par la laisse elle te mène
Elle est par nature immorale
Ce n'est qu'une machine infernale
Mais elle n'est pas responsable
Des tracas qui t'accablent
Le seul coupable s'appelle ego
Une ombre virtuelle au profil pas très beau
Tu l'a laissé se développer
Au fur et à mesure des années
Tu l'as choyé, bichonné, admiré
Alors que ce n'est qu'un concept surfait
Il t'a construit une collection d'étiquettes
Que tu prends pour une identité complête
Rien de tout cela n'est la réalité
Le croire, c'est baigner dans l'obscurité
Si tu veux savoir ce qu'est la Vie
L'ego doit être en grande partie anéanti
Ceci n'a rien d'une plaisanterie
Il convient que la décision soit mûrement réfléchie
Si les conventions sociales te vont bien
Si tous les mensonges quotidiens
N'altèrent en rien ton côté serein
Reste campé sur cet étroit chemin
Ici rgne l'harmonie du Néant
Pour y accéder, que du tourment
La faute à ces années d'inattention
Passées à développer de la compromission
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jeudi, 10 novembre 2005
FORME
Ceci est le monde des formes grossières
Qui de l'écume sont les bulles éphémères
Tout cela n'est qu'agitation sans importance
Anecdotes sans aucune consistance
Montre nous donc tes formes éthérées
Celles qui dissipent toutes les médiocrités
Montre nous l'espace et sa splendeur
Dans laquelle tu rayonnes de mille lueurs
Montre nous l'immense océan des larmes
Qui luisent au firmament telles des lunes australes
Montre nous ce feu qui te consume
Dissipant ainsi toutes les amertumes
C'est tout ce qu'il nous importe de voir
Afin que nous puissions plonger en ce miroir
Un regard émerveillé d'innocence
Et renvoyer l'image de ta superbe élégance
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ATTENTE
Cette voix qui parle s'appelle ego
C'est lui qui éructe dans ce chaos
Ce que tu es n'est que muet
Tu reposes solitaire, béat et quiet
Laisse s'affronter les tumultes ordinaires
Ils ne pensent toujours qu'à faire la guerre
Oublie cette voix qui te fait désirer
Tous ces objets sans grâce et qualité
Quand l'Amant t'auras trouvée
Et il te trouvera s'il se sent désiré
Tu n'auras plus à t'inquiéter
Tu ne seras que pure sérénité
Pour cela il faut que tu vides ton coeur
De la somme de toutes ses humeurs
Que la place soit faite pour Son arrivée
Afin qu'Il puisse te permettre d'exprimer Sa beauté
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FEMME OU FEMELLE
Si tu es capable de ne pas te focaliser sur le paraître
Mais plutôt de faire de ton mieux pour être
Si tu peux abandonner les apparences
Auxquelles tu t'adonnes avec complaisance
Tu commenceras à devenir Femme
Si tu arrêtes d'appeler Amour ce qui n'est que désir
Si tu cesses de t'adonner exclusivement à ton plaisir
Si tu cesses de te comporter avec ton partenaire
Comme s'il n'était qu'un vulgaire mercenaire
Tu commenceras à devenir Femme
Si tu cesses de te plaindre à tout bout de champ
Pour des détails qui de toi seule sont immanents
Si tu penses à remercier pour tout ce qui t'est donné
Sans pour autant réclamer toujours plus d'autres vanités
Tu commenceras à devenir Femme
Si tu es capable d'accepter les critiques justifiées
Que ton comportement ne manque pas d'amener
Si tu sais empêcher ta bouche d'exprimer
L'ensemble de ces insatisfactions illimitées
Tu commenceras à devenir Femme
Car pour l'instant tu n'es qu'une pauvre femelle avide
De posséder tout ce que l'existence peut apporter de vide
Plus personne aujourd'hui n'élève tes enfants
Surtout pas toi, tu n'as plus le temps
Et n'essaie pas de prouver le contraire...
Appelle tes soeurs qui sont comme toi
Et faites l'inventaire des dégâts
Aujourd'hui vous êtes tombées bien bas
Et cela ne vous suffit toujours pas
Il me surprendrait du contraire...
Siffle dans ces oreilles le silence des omissions
Qui vous ont poussées à la compromission
Etes-vous capables de revenir à la raison
Ou faudra-t-il une brutale révolution
Es-tu capable d'évolution?
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REVERBERATION
C'est pour le plaisir du Contemplateur
Que l'oiseau chante avec ferveur
C'est pour Son oreille amoureuse que la mélodie
Murmurée par le ruisseau est savoureuse et en harmonie
Les feuilles bruissent et dansent tendrement
Le vent est Sa caresse et Son enlacement
Sur cette terre où rien n'existe vraiment
Tout reflète le miracle de cet enchantement
C'est la Danse qui lui a offert
Le privilège de cette atmosphère
Afin que ce luminaire, somptueux miroir, réverbère
Toute l'étendue des gammes de la Lumière
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mercredi, 09 novembre 2005
INSURRECTION
Nous avons brûlé les livres
Le jour où nous avons cessé d'être ivres
Nous avons ainsi retrouvé l'allégresse
Et cette vision enchanteresse
Nous avons fait un gigantesque bûcher
Où nous avons entassé leur stupidité
Leurs misérables visions de beauté
Plastique et fade sans vraie réalité
Les flammes ont dévoré leur arrogance
Qui nous enfermaient dans l'inconscience
Nous avons banni à jamais le mot culture
Qui n'est qu'un vernis recouvrant l'ordure
Ne nous ont pas arrêté les spéculateurs
Ceux qui ne respirent que profit et terreur
Nous avons détruit toutes ces erreurs
Qui nous condamnaient à n'être que gladiateurs
Nous avons reconquis notre statut d'immortel
Malgré ceux qui voulaient nous couper les ailes
Nous ne reprendrons jamais le harnais
De l'esclavage, du servage et du fouet
A combien se montent nos bénéfices
A tellement rien que c'en est un délice
Gardez donc vos titres et vos monnaies
Sur lesquels lentement vous pourrissez
Nous somme l'armée des nouveaux-nés
De Lumière et de Silence nous sommes bardés
Aucun de vous n'osera nous affronter
Terrés que vous êtes dans vos clapiers
Vous pouvez faire régner tant qu'il vous plait
Cet ordre et cette sécurité que tant vous chérissez
Jamais vous n'échapperez à cette réalité
Toujours dans la souffrance vous resterez
Si par hasard ils s'en trouvaient parmi votre escouade
Qui comprennent à quel point vous êtes malades
Il reste de la place sur cette fabuleuse barricade
De laquelle on resplendit sur toutes les esplanades
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LA PEUR
Qu'est-ce que la peur sinon un refus
D'accepter telle quelle la réalité nue
Elle est générée par les fausses identifications
Que le mental crée, favorisant l'illusion
L'éliminer consiste à déraciner
La racine à l'origine de toutes les pensées
Implantée dans un sol inapproprié
Elle a fait germer toute cette vanité
Comment peut-on connaître les limites de l'infini
A cette question, sans y penser, je souris
Qui peut bien vouloir poser des barrières
A cette joie sans frontières
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ERRANCES
Un cavalier mystérieux ou un jaillissement du néant
Peu importe les mots qui qualifient cet élément
Tous les mystiques sont arrivés au même endroit
Sans s'être concertés et en toute bonne foi
Qu'on refuse l'éternité en partage
Pour se concentrer sur les vagabondages
Comment qualifier tous ces outrages
Comment ne pas pleurer devant ces commérages
Qu'il est difficile d'inscrire ces mots dans l'ombre
D'un maître comme Rumi qui de la pénombre
Tire ces phrases pour enchanter le monde
Et illuminer chacune de nos secondes
Qu'une nuée de cristal soit notre demeure
Qu'en un temple de peau on trouve notre Seigneur
Que cette unique perle brillante en soit l'honneur
Que faisons-nous pour mériter Ses faveurs
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UN CRI
Pour qui le Souffle devient-il cri
Serait-ce pour une oreille aguerrie
Ou serait-ce plutôt un signe d'oubli
Dans nos pensées de l'avoir omis
Que faisons-nous de ce trésor
Nous parlons brutalement et fort
En oubliant que le silence est d'or
Et que nous ne sommes qu'un seul corps
Pourquoi ce cri ne devient-il pas murmure
Recherchant en son sein l'ouverture
Pourquoi enfle-t-il dans la démesure
Quand il ne tombe pas dans l'ordure
Serons-nous un jour autre chose que des enfants
Incapables de regarder ce pur néant
Serons-nous aptes à rejoindre ce firmament
Là où n'existe qu'un seul Amant
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mardi, 08 novembre 2005
TROMPEUSES IDENTIFICATIONS
La réalité n'est jamais trompeuse
Le mensonge provient de ta pensée ténébreuse
Le coeur est un juge proche de l'idéal
Mais le mental n'est pas impartial
Les sens sont contrôlés par la pensée
Et tout ce qu'elle te raconte est interprèté
Ta conscience est en fait prostituée
A ce mental qui n'est que pure vanité
L'ennemi est purement intérieur
Le démasquer est un très dur labeur
Pour y arriver, il faut de l'ardeur
Et surtout éliminer toutes les peurs
Dans la réalité n'existe aucune souffrance
Contrairement à ce que disent les apparences
Débarasse toi des fausses identifications
C'est la seule manière de trouver la solution
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DES MOTS SUR DU VENT
Le temps n'a jamais existé
Que pour les ombres effarouchées
Du plus profond de leur tombe
Elles écoutent s'égrener les secondes
Elles les comptent par peur d'en perdre l'existence
Alors qu'elles-même se complaisent dans l'absence
Pourquoi ne pas profiter de l'impermanence
Qui poursuit ici-bas son oeuvre avec aisance
Combien ont-elles pris de résolutions
Qu'elles ont achevées dans la trahison
Ce n'est pas par pure méconnaissance
Qu'elles ont pu oublier la reconnaissance
C'est dans un cri de silence dérisoire
Qu'on entendra s'évanouir leur désespoir
Les lys refleuriront sur les trottoirs
On oubliera ces courts moment d'histoire
Quand ce Souffle passera sur ton cou
Que tu reconnaîtras ce moment si doux
Que tes sens gémiront sous la caresse
Qu'en sera-t-il de cette faiblesse
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LES VIVANTS ET LES MORTS
L'existence mène de la Lumière à la Lumière
Ils ont oublié cela, les éphémères
Les Vivants sont les morts à l'apparence
Ceux qui ont redécouvert le chemin de l'Essence
Les morts sont ceux qui croient être vivants
Alors que cette apparence n'est que du vent
Tout ce à quoi ils s'accrochent est impermanent
Ils n'en auront pas vraiment pour leur argent
Le jardin des Vivants est accessible ici
Pour ceux en ont réellement envie
Il faut savoir trier les poissons
Pour reconnaître celui qui est le bon
La plupart préfèrent se concentrer
Sur les plaisirs futiles et la vanité
Ils en oublient jusqu'au prix à payer
Rien n'est acquis, tout fut donné
Aucune plainte, aucune lamentation
Tout n'est que pure perfection
Océan de béatitude est son nom
Combien retrouveront la raison
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SOUVENIR
Qu'as tu réellement aimé en elle
C'est une question éternelle
Tu as aimé le reflet de ton image
Te transformant ainsi en un autre paysage
Regarde comme tu ne parles que de toi
Dans ce joli poème écrit ici-bas
Aujourd'hui tu fais briller son sourire
Pour mieux attiser tes souvenirs
Où donc est l'éternel instant présent
Dans cette évocation d'un passé absent
La mémoire n'est constituée que d'images infidèles
La Présence ne s'encombre pas de ces rituels
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lundi, 07 novembre 2005
LES MOTS
Les mots sont des concepts créés par la pensée
Dans ces vocables tout est conditionné
Ils ne contiennent que peu d'originalité
Le plus intéressant est la façon dont ils sont agencés
Les mots ne génèrent pas la même compréhension
Suivant qu'on les écoute avec ou sans attention
De plus ils sont pollués par les émotions
Ce sont eux qui nous mènent à la compromission
L'homonymie des mots et des maux
Ne semble pas due au chaos
Tous ces concepts pathétiques semblent dérisoires
Comparés aux idées qui, elles, amènent de faux espoirs
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HAINE INCARNEE
Que la haine cesse par l'action de l'amour
Est une phrase qui illumine ce jour
Maintenant qui peut me dire ce qu'est l'Amour
C'est bizarre qu'il n'y ait personne dans cette cour
L'Amour n'est pas cet échange de baisers
Ceci a plus à voir avec la sexualité
Cette dernière n'est qu'animalité
au cas où vous auriez omis de le noter
Qu'on oublie ce vernis appelé érotisme
Qui n'est qu'une façade de l'onirisme
Qui est capable de me dire ce qu'est un sentiment
C'est amusant tous ces muets absents
Alors messieurs les révolutionnaires
Que pouvez-vous du haut de vos grands airs
Dire à un artiste qui s'émerveille
De ce que vous captez de votre sommeil
Quand votre haine sera calmée
Que vous découvrirez la lucidité
Connaîtrez-vous l'Amour en réalité
Et pourrez-vous me le conter
Peut-être préférez-vous continuer
De développer cette haine incarnée
Que sous vos valeurs vous planquez
Et qui ne représente que votre avidité
En trouverons-nous un pour se prononcer
Dans cette assemblée de sourds-muets
Doit-on faire quelque chose pour les réveiller
Ou uniquement compter les étripés
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OMBRES INCONSCIENTES
C'est ce qu'on apelle communément l'inconscient
En fait les divagations d'un mental délirant
Il est aussi terriblement regrettable
Que cet état perdure de manière si considérable
Cet orgueil infernal qui dévore les coeurs
Poursuit son oeuvre d'heure en heure
Le bien et le mal s'affrontent dans une guerre absolue
Les ombres n'ont pas compris qu'elles étaient nues
Au nom de n'importe quelles idoles
Qui brillent autant qu'elles volent
Elles vont rejoindre les rangs des gladiateurs
Et partout ne faire que semer la terreur
Comme maintenant elles croient avoir progressé
Elles appellent les idoles valeurs et idées
Celles-ci ne sont représentatives que de leur vanité
Incapables qu'elles sont de reconnaître la réalité
Qu'on ne pleure pas sur le sort de ces moribondes
Personne ne les a forcées à se perdre dans l'onde
L'ignorance et la paresse sont seules responsables
De leur condition pathétique et lamentable
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LA BIEN AIMEE
Aucune image ne peut retenir la bien aimée
Quand ses chaînes lui ont été otées
Pour elle n'existe plus que l'Amant
Dont elle exécute tous les désirs immanents
Peu importe le poids qu'on lui confie
Quoi qu'il advienne elle sourit
Le sacrifice consenti dans cette voie royale
Ne vaut pas plus que du papier journal
Les mots ne sont que des concepts grossiers
Pour exprimer ce qui luit dans son coeur aéré
Déchargée de tous les maux de la terre
Elle n'a qu'à adorer cette étoile solitaire
Un homme a dit où se trouvait le temple divin
C'est de là que provient son regard serein
Repérez cette autoroute invisible
Et tendez donc les bras à l'indicible
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