jeudi, 13 mars 2008
L'INJUSTICE ROSSEE
A l'école du réel
Les enfants sérieux
Agitent des idées fictives
Que le vent pourpre
Découvre avec amusement
Au fond des lagunes
Les nuits de mai
Postulent d'un air grave
Que pulsions animales et névrotiques
Portent le doux nom de désir
Incapables de voir l'agitation
Qui s'auto-justifie
La passion est toujours homicide
Il suffit d'un brin d'étymologie
Pour dévoiler le pot aux roses
Paix aux philosophes de bonne volonté
Auto-condamnés aux galères et bagnes
Pour des déraisons inconnues
20:33 | Lien permanent | Commentaires (0)
TUYAU D'ARTISTE
L'eau mute en permanence
Mais son odeur n'est pas reproductible
Toujours même
A chaque fois différente
Mirage des arômes renouvelés
A l'oxyde de carbone
Ou au pamplemousse bifluoré
Dans l'écumoire définitive
Le siphon laisse exhaler
Toutes les fragrances divergentes
Du métissage fabuleux
De l'élucubration stérile et féconde
19:55 | Lien permanent | Commentaires (1)
ETRANGES FAUNES
Il y a partout des demi-dieux
Population des nuits chaudes
Tropicalité aux arômes noirs
Chassant le Highlander
Pour quelques gouttes d'immortalité
Ils glissent sur la saveur
Dont les fleurs boréales parsèment
Les faubourgs prodigieux
Des villes de solitude
Couronnant la Place de Grève
19:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
PERLE D'ARÔME
Il n'est rien à éluder
Qui ne le soit déjà
Dans le printemps qui fleurit
A chaque instant
L'exigence est souvent
Un sarment d'arrogance
Qui oublie que l'offrande
Nécessite un contre-don
Et non un vouloir en partage
Pour endosser un contrepoids
19:11 | Lien permanent | Commentaires (0)
NUITS BLANCHES DE L'ERRANCE
Au pays des distraits
Chacune choisit ses pèlerinages
Ou ses shoppings
Dans les confiseries
Grand choix de sucreries
A l'alchimie peu réjouissante
Dans les nuits noires de l'aventure
L'immobile et solitaire
Vibre à chaque méandre
Des voyages sans filet
Pour porter les bagages
Ou attraper les papillons
19:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
PURE PHEROMONE INCOLORE
Jamais ne s'embaume le vertige
Que dans les idées errantes
Qui croient en la saveur
Mordorée du plusieurs
Les équilibristes du fil à plomb
Ne se soucient pas des torrents
Dont le rêve approvisionne
Les velléités fragiles
Qui promènent leurs chaloupes
Sur l'haleine des dragons
18:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
ALIBI DEFRAGMENTAIRE
Dans un étirement souple
Le vent dévoile l'ombre
Qui se meut langoureusement
Un filet perle aux lèvres
Un souffle azur et ivoire
Lèche les dorsales d'une colline
Aux arômes de nocturne
Sur une plaine polonaise
Les poutres d'une auberge
Craquent sous le toucher de braise
D'un éclair ludique
Qui se joue des persiennes
Pour aller caresser des fibres
Dont l'arôme écartèle les eaux
Dans le calme des lasers verts
Ebauchent une sculpture aquatique
Dessinant au pourtour des échancrures
Des frissons de nacre et corail
Le temps vire à l'ondée
Des flétrissures de joie parcourent
Les blés durs qui se courbent
Sous leur propre souffle
Quatre versants d'un éperon rocheux
Luisent au soleil
Laissant échapper des traces de soupirs
Un bouton de rose se met à éclore
Pendant que l'averse s'envenime
Sous un climat qui halète
Des frémissements émouvants
Le vent émonde la rosée
D'une aile aux doigts délicats
Tandis qu'une ligne chaude
Dessine à l'encre pourpre
Une ouverture qui s'agrandit
Dans une clairière inondée
Par les sarments de pluie
Qui embaument de jasmin
Des confins noctambules
Un étang sent le trouble
Parcourir sa surface
Et accueille avec joie
L'accalmie printanière
Qui enlace son soupir
D'un sourire tendre
Comme le regard d'un instant sans souci
18:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
BAISER ET SOURIRE
Quelle importance que les chemins
Que les pas dessinent
Au bon vouloir d'une femme
Au sein de nuit et diamant
Empourprées par la rosée
Des baisers de santal
Sous les baisers un sourire
Veille délicatement
Sur la plaine aux ajoncs
Que caresse le vent
17:38 | Lien permanent | Commentaires (4)
VERSANT FLUIDE
Les nuits sans sommeil
Sont propices moments
Pour la cueillette des perce-neige
Au printemps des arômes
Quand l'été a brûlé
Les nuits qui suivent la lune
S'offrent des voyages
De contrebande supralégale
Injection sans fioritures
De vitamines de décroissance
17:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
MAREE BASSE
L'enfant du désert
Aime la peau de la nuit
Qui porte des chants à ses lèvres
Pour enluminer les crépuscules
Qui s'ébattent au lointain
Il marche sur les pierres
Un sourire rafraîchissant au coeur
Jusqu'à la ronde elfique
Qui trône sous ses pieds
Et envahit doucement ses paroles
17:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
DEPOUSSIERER LE REGARD
La haine n'est pas la haine
La haine résulte d'un jugement
Prononcé par qui croit la voir
La haine est une teinte intérieure
Une subjectivité déguisée
L'appropriation d'une balance
Qui pèse le vent pour rien
Dans l'orbite d'un son intégral
Il n'est plus que mouvements
Dénués de caractéristiques
Fantaisistes et d'aromates
Projetés dans le vide
16:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
LA LANCE ET LE BOUCLIER
Où sont les épées et les glaives
Demandent les forgerons
Où sont les dagues et les kriss
Où sont les poignards et le sang
Une Walkyrie ne refuse jamais
Un duel à l'arme blanche
Quand le sang de la frémissante
Parcourt les veines du vivant
Où sont les haches
De l'innocence à genoux
Fracassant les nuages de vent
Où est le marteau de Thor
Les nains de la montagne
Forgent les arômes des arcs-en-ciel
Pour les flammes des combats
Et la moitié des guerriers
16:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
RENDRE AU TALENT
Tous les numismates
Savent bien ce qui se trouve
Au revers du talent
Sur lequel apparait
Le profil de l'auguste
Empereur ou clown
Peu importe en fait
Pacifiste ou guerrier
Peu importe également
Ici règne un ordre d'harmonie
16:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
LE GRAIN DES LARMES
Sous les traces de pluie
Les larmes sont pourpres
Qui ruissellent en suspension
D'arômes elliptiques et sereins
Sur les noms parcheminés
Effaçant les consonnes
Pour que rayonne incognito
Une symphonie de voyelles
Monogame et volage
Comme un sarment d'hirondelle
15:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
FROM TEA TO SAHARA
Quand les yeux sombres
Font un pas en arrière
Ils peuvent apercevoir
La mer qui ruisselle
Sur les parois d'obsidienne
De leurs Ray Ban
Au milieu des brumes pourpres
Du soleil couchant
Et des alluvions sensoriels
Qui bordent le désert
13:04 | Lien permanent | Commentaires (1)
EQUINOXALE
Une écharpe de sortilèges
Passe la main sur un piano droit
Effleurant les touches blanches
D'un doigt mutin
Un filet de grenadine
S'empourpre dans le venin
La forêt s'écarte en offrande
Tandis que des brumes sylphides
Egaient le derme de la terre
Un frisson d'incendie ébrêche
La pudeur des conventions
Pour laisser transpirer
Des partition inédites
Dans la respiration du petit matin
La mer ouvre son peignoir
Et le vent caresse les chevelures
Pendant que gouttent des nectars
Dans le creux des criques embuées
La houle s'ébat dans le parfum
Cambrant la surface des vagues
Des rochers s'illuminent sous la caresse
Et un sirop de sucre traverse
Un soubresaut ému
Qui délivre dans un sourire
Un torrent d'émulsions ruisselantes
Comme une fièvre boréale
Aux couleurs de myriades
Les yeux de l'aube se closent
Laissant soupirer l'arôme
La marée s'écoule dans un souffle
Le temps se repose ailleurs
12:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
AXIOME VERT
Il est des lieux hors espace
Que la foudre passe un temps absent
A inhabiter
Irradiant la douceur
Sur des fragrances de confluents
Il est des temps non chronométrables
Sur lesquels germent
Des parfums résorbés
Sursauts d'optique fractale
Dans le sens de l'instantané
11:51 | Lien permanent | Commentaires (4)
POSER LE REGARD
Il en va des fins
Comme des aspects
Il est d'ailleurs différentes fins
Il y a celle que chante The End
Etat ordinaire de l'oubli
Absence programmée dès le début
La fin comme un commencement
En quelque sorte
Toutes les autres fins
Ne sont d'ailleurs que commencements
Transformés par des effluves alambiquées
En stations terminales
Sans preuve ni autre forme de procès
Une bride à l'imagination
Qui voit que ces fins
Ne sont que des préludes
Les chrysalides de sanguinaires papillons
La fin n'a de déprimant
Que le regard que porte sur elle
Le sortilège appelée peur
09:55 | Lien permanent | Commentaires (1)




