Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 02 avril 2006

LA PERSPECTIVE D'UN JASMIN

Il n'y a d'autre que le reflet troublant
Des projections hallucinées et anxiogènes
Des réverbérations se démultipliant
Dans une danse que j'aime contempler sereine

Quel autre a pu être différent hors des flots
Que la pensée envoie vers d'insolents rivages
Impossible sarabande lors d'un boléro
Créé par l'élan immobile d'un mirage

Quel manque peut être indispensable en perfection
Alors qu'il n'est possible à nul de posséder
Dans la vapeur glacée des mentales illusions
On ne s'accroche qu'à ce qui est déjà mort-né

Dans l'autreté profonde on ne rencontre rien
Qu'une vibration différente et similaire
Variations des fragrances d'un autre ordinaire
Identique à la perspective d'un jasmin

Les conflits ne sont que des rêves décharnés
Où les ombres se dépouillent pour de la poussière
Circonstanciels délires de la psychique matière
Creusets vides pour fondre l'énergie du passé

C'est par la relation que le sublime regard
Se reconnaît comme unique source de joie
Des myriades d’œillades dénuées de hasard
Un vol de flèches azur d'un unique carquois

L'équilibre n'advient que dans la connaissance
De l'insubstantialité de toute barrière
Dans l'abdication du pouvoir que l'arrogance
Attribuait aux images de la sorcière

Les utopies mentales comme la liberté
Entravent autant que le désir les aliénées
C'est en brûlant ces oripeaux du désespoir
Que l'êtreté émerge dans un nouveau prétoire

samedi, 01 avril 2006

PAR LA FENETRE

Il n'est ici que solitude émerveillée
Que je prends plaisir à partager entre nous
Que ce nous soit je ne fait pas contrariété
Tant que cet absent secret ne nous rend pas fous

Insensés nous le sommes déjà de par nature
Quand l'oeil voit les mille directions qui s'élèvent
Bien en-deça des apparences de couverture
Dans ce plat maelström qui consume sans trève

Fous, peut-être le serons-nous qui peut prédire
Ce que le temps qui n'est pas réserve aux amantes
Aujourd'hui il nous accorde d'être insouciantes
N'allons donc pas médire sur un faux devenir

La sensibilité s'ouvre à chaque regard
Fenêtre ouverte sur d'autres images sans aspect
Dans chaque seconde tu vois mille univers sans fard
Et pourtant chacun d'eux n'est qu'un de tes reflets

L'ACCUEIL DU VIDE

Soudain l'océan emplit la larme étincelante
Qui découvre la joie du reflet actif
Scintillement projetant des éclairs d'amante
Statique ondulation dans un repos très vif

C'est dans la mort et l'abandon que se dévoile
L'impossible union de l'individuation
C'est au milieu d'un paisible torrent d'étoiles
Que le souffle détruit toutes les illusions

C'est dans le renoncement aux idées très folles
De la raison aliénée par l'avidité
Que se montrent les fragrances des auréoles
Quand dans l'incendie tout a fini par brûler

Et coule le flux dans un espace sans temps
Vers un lieu où il n'est plus d'endroit existant
C'est dans l'envers de ce décor qu'à l'occident
On peut voir se lever un soleil éclatant

vendredi, 31 mars 2006

L'EPEE HORS DU FOURREAU

Ton regard projette la beauté, ô guerrier
Sans reconnaître que voir est une fonction d'agir
La beauté provient de ton coeur très enflammé
A l'extérieur rien n'est conforme à ton désir

Il te faudra des années de vaines conquêtes
Pour constater que tu auras chassé du vent
Dans un faux épouvantail tu perdras ta quête
La souffrance te ramènera chez les Vivants

L'ivresse du plaisir ronge tes sens actifs
Pour elle tu plongeras dans la géhenne ardente
Qui dépouillera tes lambeaux de chair à vif
Et écorchera cette illusion étonnante

Le jour où tu verras le soleil se lever
A l'occident ton coeur sera prêt pour l'Amour
Pas le faux-frère qu'on trouve dans les basses-cours
Celui qui fait de la Vie un feu insensé

En attendant ce jour prend garde à toi, l'ami
Les illusions sont tenaces comme les ornières
Sont profondes pour les yeux éblouis en enfer
Garde l'épée de la clairvoyance sortie

jeudi, 30 mars 2006

TEXTE SANS AUTEUR

Ce sera toujours lui l'acteur qui pensera
Il dira le texte de son personnage
Roborative action pour mornes paysages
Mécanique de la pensée qui mène au trépas

Le flux mental est issu d'on ne sait quel vent
Il circule propice aux mesures de tous styles
Le changement de référentiel le surprend
Il n'est plus de son auteur l'effet très futile

L'évanescence s'est emparée de cet outil
Qui véhicule maintenant des paroles réelles
La Voix porte au-delà du monde superficiel
Et provient du centre d'un soleil ébloui

Elle achemine les saveurs claires du silence
Vision globale qui transcende l'espace et le temps
Enluminant la parfaite forme de l'absence
D'un aspect non véniel et dénué de sens

UN DRAKKAR ANDALOU

Et que le feu dévore ce squelette de fer
Dont le vent répandra les cendres aux horizons
Pour qu'enfin règne ici le charme et la lumière
Dans cet espace où repose la joie sans raison

Les insensés vivent au palais du Walhalla
Leurs clameurs silencieuses arrosent les jardins
Où fleurissent les fruits des racines sans loi
D'où jailliront de nouveaux serviteurs, demain

Les haches ont parlé et les têtes sont tombées
C'en est fini des mauvaises humeurs cérébrées
Ici règne l'absence de contrainte, l'ardeur
De l'union des contraires, énergie sans vapeur

C'est en riant que nous propagerons la mort
La célébration du Vivant et de l'Ouvert
Chrysalides ayant perdu leurs oripeaux d'or
Nous serons papillons aux ourlets sans matière

Nos lames sont trempées dans le langage brûlant
Des mots forgés du plus silencieux des tonnerres
Le damasquin en est un andalou diamant
A Cordoue un orfevre en a sculpté la pierre

mercredi, 29 mars 2006

DEMESURE

La petitesse n'est pas de l'homme la vraie mesure
Elle représente le visage de sa devanture
L'ami ego n'est vraiment que médiocrité
Dans le mesquin il ne sait que se cantonner

L'avidité dispose de nombreuses apparences
Le don intéressé est une des manigances
Dont il se pare pour rehausser ses vilenies
Alors que le concerne seulement le profit

Il n'a été donné aucune mesure à l'homme
La mesure est fille des fruits du mental tyran
Sans elle, l'humain peut transcender toutes les normes
En elle, il reste consigné dans le tourment

L'absence de mesure est expression béante
De l'infini qui s'ouvre et se répand serein
En-deça de toutes les images étonnantes
Nul frein n'en limite les évolutions ardentes

mardi, 28 mars 2006

L'AMANTE DU COMBAT

La lumière est toujours présente à tes côtés
Pour la ressentir il suffit d'être attentive
Espérer ne porte que peur ou avidité
Il faut parfois oublier l'émotion craintive

N'imagine rien et soit présente à l'instant
En cela réside le moyen très performant
Elimine les enjeux de ton esprit, sois claire
En toutes circonstances ainsi sera la lumière

Les épreuves ne sont jamais effets du hasard
Elles sont généralement conséquences flagrantes
Il ne sert à rien de s'en remettre à plus tard
Il faut juste affronter et se montrer ardente

Les mauvaises ondes ne sont qu'objets du mental
Ne pas l'écouter reste l'armure idéale
Ne pense pas au résultat, sois la terrible
Amante du combat, ainsi vient l'impossible

GASPILLAGE DE VIE

Quelle idée d'être partisan de l'esclavage
Quelle que soit l'étiquette de ce paysage
Enchaînées par les désirs de l'avidité
Les ombres s'épanouissent dans le travailler

Combien pour un kilo de poussière sans valeur
Des mois et des années par journées de huit heures
Tout cela pour n'accumuler que des chagrins
Et des petits divertissements très mesquins

Gîte et couvert constituent les besoins primaires
Le reste se nomme totalement superflu
Pour ces bricoles elles vont égarer la lumière
Et se perdre dans des marécages inconnus

Dans leur faiblesse elles magnifieront ce néant
Elles vous diront qu'il est foutrement important
Elles mourront en constatant qu'il n'était que vent
Et qu'elles n'ont fait que dépenser ce précieux temps

L'existence est bien faite, à chacun son désir
La lucidité permet de s'épanouir
Les délires de la pensée très conditionnée
Satisfont le troupeau des ombres aliénées

Et dans les cavernes de leur psychique anxiogène
Elles empilent leurs trésors d'émotions malsaines
Qui n'ont de réalité que dans l'illusion
Hallucination de leur mental champignon

lundi, 27 mars 2006

DERACINER ET REPOSITIONNER

La carapace d'acier s'appelle ego, moi
Construite de toutes pièces, elle n'est que pure forme
Toile mentale qui t'a fait te prendre pour roi
D'un aspect dont la poussière est la seule norme

Aucune chance de fissurer ou de détruire
Cette forme mentale, il faut trouver l'issue
Par laquelle le flux se laissera jaillir
Pour t'anéantir en portant la flamme aux nues

Le premier pas sur la passerelle d'éther
Surplombant les abîmes de la réalité
Celui-là vaut son réel enjeu de lumière
C'est là que réside la seule vraie difficulté

C'est dans le seul abandon que tu fais ce pas
Abdication d'un pouvoir que tu n'avais pas
Ce qui t'emmène alors est bien plus grand que toi
Qui n'est que le danseur projeté ici-bas