lundi, 12 mai 2008
WINDPAPER
Les papiers du poète
C'est l'Arménie qui brûle
Et la brise du jasmin
Qui propage ses essences
Au creux des reins
Des cécités de l'aurore
Les papiers du poètes
Sont des sarments d'alouette
L'aube scandaleuse d'une allumette
Dont les virages circulaires
Réaniment les polarités
Des velours homogènes
07:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 10 mai 2008
FLUIDE MINERAL
Dans le mouvement
Les formes
Dans la forme
Les mouvements
La couleur
Comme un déhanchement soyeux
L'odeur
Comme une courbe plastique
La saveur
Telle une teinture fraîche
Un pigment fort
Structure le toucher
Un murmure blanc
Architecture l'empreinte du son
Et les roues tournent
Paisibles stases
Engrenages étincelants
Dans la clarté qui baigne
Les faubourgs de l'axe
01:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
TSARS
Nous sommes les tsars
Fils d'étoiles polaires
En perdition assurée
Sur la plaine de toutes les Russie
Le chant de nos sax
Empoisonnent les blés germés
Et corrodent les plaintes
Injustifiées
Nous sommes les tsars
Funambules de la comédie
Danseurs aux cimeterres
Affutés comme un jasmin frais
Touche de parfum brûlant
Glace fragile
Dans le creux de l'épaule
D'une femme sauvage
Nous sommes les tsars
Renégats aux étoiles d'or
Qui cristallisent dans les veines
Kalachnikov des temps modernes
Yatagans de la douceur
Aux tempes qui résonnent
Des myriades d'un silence
Parsemé d'atours merveilleux
Nous sommes les tsars
Aux couteaux sans pitié
Cruciformes des mondes parallèles
Overdoses au feedback minéral
Nous sommes les tsars
De la mendicité les princes
Du mirage les effluves
De l'amour les enseignes
00:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 07 mai 2008
BARROTAGE
Les échelles de valeurs
Sont autant de couleurs
Réfractaires au regard
De la caméra voluptueuse
Dont le pinceau-laser
Ecume les saveurs
Des auras de poussière
Que les alluvions accumulent
Au cours de croisières diluviennes
Dans une tête d'épingle
12:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 06 mai 2008
ALTEREGOTISME
Le summum de l'égoïsme
Correspond trait pour trait
A l'altruisme le plus intégral
Neige carbonique qui étreint
La chantilly des glaces
Au miroir éteint
Par le reflet absurde
Des mots boomerang
Retombant en plumes alertes
Sur le venin du papier d'Arménie
13:53 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
ON THE ROCK
D'une arme de destruction massive
Appelée par convention poésie
Jaillissent les fontaines
Du vitriol qui stoppe le temps
Sur le screenshot 17 ans d'âge
Comme un vieux whisky
Au goût de tourbe réjouie
Pur malt à l'absence de sérieux
Jouissance de l'alluvion mauve
Qui se consume en souriant
08:14 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 04 mai 2008
NEIGE HATIVE
L'espace d'une étincelle
Comme une année-lumière de largeur
Un océan de foudre
Pour la profondeur
Une altitude tout en attitude
L'espace d'un clin d'oeil
D'atmosphère aux jambes galbées
Par le satin d'une peau
Le sucre à l'oreille
Le velours dans les yeux
Une insulte soyeuse
Sur le duvet des grands marbres
20:02 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
LA METEO DES PLAGES
Graver des initiales
Sur le front de la mer
Comme un alphajet
Au fuselage d'argent
Et une montre suisse
Pour contingenter l'infini
Ratisser les plages de santal
A la recherche des arômes
Que le velours élabore
Dans ses contours d'ivoire
A la pelle et au rateau
Inventer le burin lutin
Qui sculpte l'air du temps
Dans les méandres de l'orage
Et les sources du feu
19:58 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
VOL A L'ETALAGE
Une guitare andalouse
Au creux des yeux
La voix se pose légère
Sur une larme de vent sucré
L'outrage dans les reins
Se sent les ailes pour nager
Au milieu des coraux de nuages
Des émaux d'orpaillage
Et des brandons d'oies sauvages
Volteface et tête-bêche
Pour la saveur des pêches
Et le parfum des biches
19:53 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
AU FIL DE L'AUBEPINE
Douceur de l'amandier
Sur la place aux fruits secs
Comme des outres gonflées d'hydromel
Parfumé par l'alizé sauvage
Et câlin
Douceur du petit matin
Quand Novembre enterre ses morts
Et que respire le Mai
Des filles du muguet
Et des fils du tonnerre
19:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




