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lundi, 30 juin 2008
LE RIZ ET LA POESIE
La poésie dépasse tous les cadres
Débordant d'une aura non signifiante
Sur des chemins inconnus
Parcourus mille fois
Par des pas sans histoire
La poésie ne cherche rien
Et ne se plie à rien
Portée par le vent fou
Qui allume des sourires
Sur les yeux de la mer
Les questions ouvertes
Ne le sont que le temps
Nécessaire à l'éclosion
De milliards de soleils
Dans un grain de joie pure
21:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
PAROLE DE GUEUX
Le don crée la dette
Et exige le contre-don
Pour qui l'accepte
Loi de l'équilibre
Et des stabilités joyeuses
En atmosphère pacifiée
D'un mouvement l'autre
Etreint par le silence
Dans une stase expurgée
Des opiacées délicieuses
08:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 29 juin 2008
A LA SARBACANE
Des clous dans les paupières
Pour accrocher les tentures
D'un nouveau ciel de porcelaine
Vibrant comme un sourire d'étoile
Aux confins des urbanités
Des pinceaux dans les yeux
Lasers délictueurs et mutins
Comme un Bounty
A l'ouest du Rio Grande
Dans les sierras de fuego
Une main comme comme un typhon
Se prélassant dans un hamac
En vacances depuis demain
Quand aujourd'hui se dit hier
Dans une harmonique bleutée
11:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
AUCKLAND
Une tranche de nuit
Dévoile un Vésuve amoureux
Aux yeux émondés
Une plaine sans histoire
Où le parfum frôle les jambes
Des reines de ténèbres
Epilées jusqu'au fond de leurs cils
Juste une mouche au coin
De leurs lèvres pulpeuses
Comme un alexandrin joufflu
Dont le chant multicolore
Est caressé par un regard de feu
11:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
SOUS TES REINS SOUFFLE...
Rose est la lune
Dont les attouchements charmants
Fabulent des ellipses
Dans le creux sans souci
Des reins de l'aurore
Comme un caramel estival
Elle épile les contreforts
Des steppes de l'été
Dans une taïga nimbée de frais
Tel un ananas supersonique
De crypte en crypte
Un filet de sang s'amuse
A balayer les idées reçues
Comme autant de cartes postales
De l'été provisoire
11:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 26 juin 2008
JEROBOAM
Traversée du rubicond
Dépose des couleurs fanées
Inauguration d'une première pierre
Au profil de parfum
A l'essence sylvestre
Traverser l'asphalte
Hors des clous de girofle
Percevoir les taxes et les intérêts
Que les emprunts génèrent
Dans les riches haciendas
Traversé par la brume
Pourpre pour ennuyer certain
Avec de multiples sarments
Histoire d'ajouter une couche
A la qualité du sourire
10:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 25 juin 2008
OXYMORIENT
Un diadème d'émotions
En guise de couronne
Aubépine qui luit
De mille feux azurés
Etrange amertume qui bruine
D'éclats mordorés et sauvages
Dans les mains des fous
Dont les inondations sereines
Annulent les chaumières
Aux fontaines de feu
L'alumine se démoule
Dans les formes nouvelles
D'anciennes traditions
Poignards entrelacés
Armoiries barbares
A l'arc ou la claymore
S'inscrivent les lettres
Qui démystifient les chairs outragées
Dans les sentes des voies lactées
Les arômes de douceur bruissent
De l'empathie du matin calme
Et des merveilles du crépuscule éteint
14:59 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
PAS DE L'OIE
Les lutins s'amusent
L'intérêt travaille
Dans les contours des mots
Dans les attitudes sans raffinement
Dans le ruisseau des venelles
Les lutins s'amusent
Sur les places publiques
Où des femmes sans joie
Etalent leur tristesse
En la parant d'odeurs
Pas de partage dans le vouloir
Des mots pour meubler
Les espaces vermoulus
Dont se moquent allègrement
Les lutins qui s'amusent
13:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
DOWNTOWN CHINATOWN
Cité de la lumière
Des banderoles opalines
Constellent la mer de corail
Le vent chatoie de tous ses feux
La terre danse au rythme sans scrupule
De mille et un bombardements
Cité de la lumière
Une autre ville un autre jour
Des combos athlétiques
Dévastent les franges d'arc-en-ciel
Dans des morales outrecuites
Pains perdus de l'outrage
Et l'obscurité se marre
Théâtre où les Chinois
Travaillent en cuisine
Tamisant les flux du boréal
Dans des recettes sans alambic
A l'eau-de-vie sulfurée
11:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
SHADOW LINE
Une ligne d'atmosphère
Pour seul texte directeur
Hors de tout contexte
En toutes circonstances
Une ligne de mire
Panoramique à l'excès
Overdose microscopique
Dans le métagigantisme
Un rail de poudre
Comme une voie lactée
Sur laquelle se dessine
La danse des poignards
11:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




