jeudi, 26 février 2009

SOI DISANT

Soit un ciel
Dit un poisson
Dans l'eau douce
Dont le sel est gravé
Sur des yeux fermés

Sois un ciel
Dit le dauphin
Sans se soucier
Des commérages
Et des braderies

Soie et sans ciel
Vit le dragon femelle
Dont la geste incendie
Les confins de l'histoire
Dans une danse plurielle

Soi sans ciel
Git la perle éloquente
Dont l'alouette est le chas
Du point cardinal
Aux rayons de miel

AU CHARME TRANQUILLE

Dans les yeux de Lilith
Brille le parfum
Qui enlumine Gaza
D'explosions au phosphore
Parfum puissant
Qui flatte les muqueuses
Des notables assoupis
Qui profitent du spectacle
En croyant s'éveiller
Devant les hanches larges
D'une danseuse du ventre

DETAXE EN SUBPRIME

La trêve des balivernes
Est un jeu grave sérieux
Pour la cohérence insensée
Qui se pique de comprendre
Ce qui échappe à sa raison
Mortifère de saison

Le poète ne fixe pas
Plus qu'un nomade
Dans l'absence de tâches
Qui incombe à sa tache claire
Dégagée des précarités
Concentrée sur le délire

Les palpitations d'éventail
Ne coupent que l'air du temps
En tranchant dans le lard
Sans avoir l'ardeur
Qui scalpe grammaire et syntaxe
Ces chaînes de forçat pour l'art

CANCION EN NAHUATL

Les cimetières mexicains
Ne sont qu'un boléro
Dansé sérieusement
Par les ponchos ombrageux
Dont le mariachi chante
Le sel sur des lèvres
Que la téquila inonde
D'un parfum capital
Telle une cascade de douceur
Luisant rebelle à la chaleur
Sur un atoll émerveillé
Jouissant de l'ambre du soleil

ORNER UNE VAGUE

L'oreille par instants
Invente des intentions
Qu'elle prête au vent
Qui nourrit la mer d'un feu
Que des yeux repeignent
De saveurs personnelles
Parant l'effluve de la douceur
De colifichets sourcilleux
D'une empreinte de paraitre
Sur les crêtes marines

UNE DANSE POUR ARES

Le savoir fait Lilith
En propagatrice de combats
Archange de la violence
Qui préfère la souffrance
Et les ravages de la guerre
Aux terres pacifiées

Esthéticienne de talent
Le rouge et le noir
Comme parures merveilleuses
Elle est ferment
De bactéries non mortelles
Et de fractures de fatigue

Animal fabuleux
Lilith aime jouer
Avec des allumettes mouillées
Dont les pétards séduisent
Les amateurs de sensations
Au regard panurgiste

DE L'INFINITESIMAL TOIT

L'équilibre d'une allumette
Est comme un souffle très court
Posé sur le revers
D'une ellipse en plein front

Sa longueur augmente
Sans varier d'un pouce
En fonction de l'oreille
Qui lui jette un regard

L'attention sans attention
Indifférencie l'attente
Puisque rien ne vient
Quand tout est là

DE LA FORME

Derrière les façades
Polies par le cuivre
Rutile la transparence
Des odeurs et des sons
Qui enlumine la tendresse
De verdure sans objet
Juste un précieux feeling
Un soupçon de réglisse
Dont le caramel dessine d'un doigt
Des fantaisies cavalières

DU FIL DES JOURS

Le jour existe sans noeud
Quand la main poétise
A longueur de fil
Et profondeur de parfum

Rien à nouer
Dans le fluide d'arôme
Qui peint les nuages
Sur la soie des confins

Tout à entendre
Qui jaillit en souriant
D'un geyser immobile
Aux voluptés sans nombre

mercredi, 25 février 2009

DES MATINAUX

Dans les égouts le nez
Pare de saveur pourpre
L'immondice hallucinogène

Qu'importe le tonneau
Les Danaïdes sont sexy
Et la bière coule à flots
Dans les linceuls épurés

Du poivre marin
Dans les narines de coke
Que de bulles dans le champagne rose

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