dimanche, 23 mars 2008
SOL INVICTUS
Dans l'écume noire
Des nuits de vermeil
Les dauphins laissent des traces
D'argent sur le vert du ciel
Que recouvre la mer
Dans l'écume rouge
Des nuits sans lune
Les bateleurs jouent aux dés
Sans que le hasard ne s'emmêle
Les pinceaux au confluent
Des solstices irradiés
Et des équinoxes parallèles
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CATALUNYA
Des ciseaux verts mastiquent
Les feuilles mortes à la pelle
Qui reviennent en bancs d'hirondelle
Sur le fil d'un cimeterre andalou
Qu'un chien lèche sur le parvis
D'un cinéma espagnol
Sans qu'un franquiste
Ne l'interpelle du haut des remparts
Du royaume de Grenade
Ou des terres d'Aragon
21:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
NEUF DE COEUR
Le neuf est toujours
Un enduit de façade
Ou une paire de moellons
Les murs de vent
N'ont pas besoin de neuf
Ni de vieux ni d'inédit
Le sourire seul suffit
A leurs ébats gracieux
Qui sèment des étoiles gerçantes
Dans les pluies de la nuit
18:32 | Lien permanent | Commentaires (0)
MOTS EN CATARACTE JAILLISSANTE
La parole est profane
En grands bouquets d'étoiles
Muettes
Sans attendre juste voir
L'abondance des mots
Le jaillissement
Sous les mots
Qui ne veulent rien dire
L'absence qui dit tout
En silence
La solitude
Principe premier de la splendeur
Sans un mot
Les mots s'envolent
Même ceux des maux
Qui ne sont que des mots
Enclaves brûlantes
Ou clés d'évasion
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CE LA PEUT-ÊTRE
Cela peut être
Des promesses au futur
Cela peut être
Des vieilleries dépoussiérées
Cela peut être
Mais pourquoi pas
D'ailleurs personne
Ne dit le contraire
A part le vent
Qui lui s'en fout
16:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
AO DAI
Une robe d'eau et de vent
Sur laquelle le feu dessine
Les courbes voluptueuse de la terre
Une robe d'embruns enluminés
Par des lettrines mouvantes
Sur une poitrine abondante
Une robe à ôter pour jouir
Des délices insoumis
De sauvages étreintes
Une robe qui brûle
Comme le parfum d'un encens
Dans le calme des nuits fauves
12:20 | Lien permanent | Commentaires (0)
EN FORME D'OUVERTURE
Dans l'éternité d'un instant primal
La pensée invente le temps
Tentant de calculer en vain
La durée exacte de l'instant
Dans le respect, notion imbécile s'il en est, d'une concordance aphoristique des temps, le poète sourit, portant sur la brume un regard indécent à faire pâlir de désir une vieille pute sur le retour, les dents cariées par les tentatives infructueuses de maquereauter les deniers des cultes obsolètes.
La musique se sculpte d'elle-même
Souffle entreprenant qui s'enhardit
Au fur et à mesure de la démesure
Jaillissant immobile dans un strip atonal
Mis en valeur par l'obscurité des eaux
Et les danses érotiques des vahinés
Règne alors un modernisme de l'instant présent
Dénué de toutes les verroteries d'époque
Epuré des colifichets de saison
Le génie choisit ses formes de bandaison
Laissant les travaux urbanistiques d'érection
Aux croyances du vouloir
Qui se prend à délirer sur des élévations
Alors qu'au pays des montagnes russes
La plaine est reine des reliefs
S'illuminent les mots uniquement sous l'effet des réverbérations qui de métaphores en inconceptualité blanchissent l'encre des nuits en une symphonie de fragments supersoniques dont l'essentiel se trouve toujours dans les intervalles ou sous le corps du texte tels des dessous voluptueux dont la ponctuation volontairement absente se fait mise en valeur de la puissance de fécondité de l'ultime point final
Le vent de l'hiver tourne
Sous les néons des platines de silicium
Tandis que le feu d'un pré vert
Chante une cantate en sol
Aux loups qui pâturent sur l'asphalte
Dans la caresse d'un murmure de soie
Les escadrons de la mort
Repeuplent les espaces vierges
D'incandescentes trilles
Aux courbes enchanteresses
D''émeraude et d'opale
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DES CORS AU PIED
Un baiser de sang
Sur les yeux de l'hirondelle
Qui s'envole en riant
Vers d'autres ritournelles
Une émulsion de douceur
Dans le romarin des faubourgs
Quand la nuit prend son envol
Et décapite les idées folles
Une caresse au laser
Pour détourer les formes bleues
Des sarments de la lune
Et des rayons de blé
Un toboggan telle une luge
Les montagnes russes comme un grand huit
Sur un anneau à la pulpe dorée
Comme un palan au lait-grenadine
09:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 22 mars 2008
COLDTIMERS
Des horloges au grain moulu
Veillent à l'arrêt des fonctions
Géométriques
Dans les contes à rebours
Des gares de triages
Sur des rails obsolètes
Dont la plastique diamantifère et liquide
Ressource en permanence les tracés
Marchent des escargots nucléaires
Aérodynamismes d'avant-garde
Qui parsèment une langue
Velours de chocolat
De traces d'amande amère
Gentianes au plutonium
Ou de dévergondages ludiques
Dans la chaleur innervante
D'un point de glace supra-utérin
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EMERALD FINGER
Dans le slam des puzzles verts
L'héroïne est une devise
Qui sert de modèle
Aux peintres nés en Absurdie
Ou morts en déshérence
Un pinceau sans poils
Dessine au laser des robes
De joaillerie organique
Fantaisies de lézards
Maquillés au langage sucré
Des aftershaves monochromes
Et des endogamies polymorphes
22:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
BLOWIN'
Avenue du temps qui passe
Les ailes déployées comme au printemps
Nos chevauchées irradient la splendeur
Des venins merveilleux d'outre-ciel
Des voix enluminées propagent
Des sarments de douceur fraîche
Aux confins des regards sans frontières
Nos mustangs réjouis flottent
Sur des autoroutes de genièvre
Des alizés jaillissent de nos sourires
Pendant que nos caresses enivrent
Les odorats féroces du velours
Qui germe dans les mines de cuivre
Au coeur des souterrains du cristal
Nos baïonnettes sont de mercure
Qui enfoncent des clous de girofle
Sur des croix torréfiées au sucre
Les croissants de nos cimeterres
Echarpent la soie des silences profonds
Tandis qu'au zénith s'imprime
Le rayon vert de tous les nadirs
09:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
BALLE FONDUE
Peu nombreux sont
Les centres de cible
Sur lesquels se pose la balle
Après son tour d'univers
Autour des bougainvilliers
La couleur éclatante
Des jambes d'arbustes
Laisse émerger alentour
Le parfum des lilas blancs
Dans l'oreille des glycines
08:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 21 mars 2008
EFFACER LES OUTRAGES
Les bibliothèques brûlent
Sous le givre d'un plein soleil
Quand passent les patrouilles
De maraudeurs en vendanges
Les assassins n'aiment pas
Les mausolées de la culture
Dans lesquelles des chimistes
Fabriquent des drogues de synthèse
Cachant le goût étrange de la vie
Sous des monceaux de cendres
19:28 | Lien permanent | Commentaires (0)
LES SENSUALITES MECANIQUES
L'élégance conceptuelle
Possède la séduction
D'un théorème évanescent
Pour le mécanique qui l'observe
Et se régale de ses effluves
L'imagination plante un sourire
En jetant distraitement un oeil
Sur les poissons rouges
Qui font la retape
Dans leur boule de neige
18:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
AU
Dans la forêt de lumière
La capoeira danse
La geste des semeurs de vent
Aux embruns de plein ciel
Qui parfument le soir
Des arcs musicaux tracent
Les signes des alizés
Sur lesquels s'inscrivent
Le vol des tambours
Et les reflets cuivrés des percussions
18:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
SOLITUDE EN CONCEPT
Riche est celui
Qui postule la solitude
Sur le seul mode conceptuel
Sans l'avoir expérimentée
Derrière le rideau de plomb
Qui le sépare du coeur du langage
Riche de mille hallucinations
Servant de faire-valoir
A la beauté de l'image
Qu'il prend pour une estrade
17:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
CONTE SANS OBJET
Le coût des choses
Est affaire d'épicerie
Dont ne s'occupe pas
L'enchantement boréal
Voyant de son étagère
La valeur des rognures d'ongle
Auxquels s'attachent les minarets
Resplendissants dans l'ocre
Des tourbières du couchant
Que caresse la mer
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INCORRECTION APOLITIQUE
Des mosaïques multicolores
Courent sur des plages barbelées
Aux confins de l'orage
Des vents de teintes parcellaires
Les aromatisent galamment
D'un vieux fauteuil en cuir
Un sourire nonchalant s'imprègne
Des courants d'air qui bercent
La clameur lointaine
Des fruits d'un couchant sanguinaire
Des spirales d'atmosphère boréale
Harmonisent les intervalles de ciel
Qui peuplent la verdure ruisselante
Disséminée par la pluie pourpre
Sur l'ensemble des revêtements d'ardeurs
Des volutes moirés enflamment le satin
Des décors surréalistes qui dévorent
Le galop des imaginations encloses
Dans l'attraction sensorielle et ludique
Des procédés argentiques de la pellicule
La trame toujours virginale
S'oblitère des panoramiques fragmentaires
Dans le souffle d'un dragon d'hiver
Sur lequel dansent les elfes et les archers
Des salles de réception élyséennes
12:20 | Lien permanent | Commentaires (0)
COTE FLOTTANTE
Il pleut sur la mer
Dans le jeu d'un organiste
Aux tubes rendus langoureux
Par la grâce d'un kaléidoscope
Incorporé dans une optique de feu
Au mitan d'un rêve estival
Des fauteuils s'embrasent
Dans une écharpe de jasmin
Parsemant d'éclat sylvestre
Les plages boréales du milieu de la nuit
Une belle journée s'étire
Le long d'un fleuve romantique
Dans lequel des pianistes tirent
Sur de merveilleuses ambulances
A coups d'archets et de fouets
11:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
STUDIO LINE
Dans les studios du jasmin
L'opéra sent le savon
A la myrtille et au cumin
Les tapisseries s'agitent
Sous la caresse du vent
Les éclairages se tamisent à souhait
Dans les ondulations de la volupté
Caressant les hanches généreuses
D'un sein qui darde un oeil
Hors d'un corsage échancré
11:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
ULTIMATE INTIMATE
L'intimité est universelle
Dans l'ouverture intégrale
Aux flots d'arc-en-ciel
Hors de cela
Elle n'est qu'un bunker
Empli de prétentions létales
D'égoïsmes sans respect
Et d'hypocrisies mensongères
Mille regards créent la couleur
Mille oreilles reçoivent le son
Aucun fragment ne s'isole
09:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
RESUME DE LA PHILOSOPHIE
Ce qu'on appelle penser
Est un isthme
L'acheminement vers la parole
Du principe de raison
Question d'introduction
Au problème de la métaphysique
Etre et temps
Insignifiant les concepts
Dans les fondamentaux
De la phénoménologie
Chemins qui ne mènent nulle part
Ailleurs qu'ici
09:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
EN APPROCHE
La mer se caresse doucement
Dans son flacon d'arc-en-ciel
Les dilatations pourpres creusent
Ses côtes dévergondées
D'une haleine vibratile
Elle lèche les muqueuses
De son ventre fécond
Au centre duquel brille
Une impulsion d'étincelle
Irradiante plaie aux effluves de brûlure
07:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 20 mars 2008
OKINAWA REMIX
Sur des rythmiques métalliques marchent les nouvelles vestales des champs de l'atrocité, perles de tempête aux dents cariées par le givre des trafics suburbains, griffes opalescentes du sang des plaies qu'elles égorgent sur les chemins pavés de diamants hallucinogènes, yeux décharnés par les rails de cristal pourpre qui les transpercent. Gore & Hardcore sont les plus brillants crucifix des temps du merchandising à outrance; pétrodollars au poignet, les bountykillers jivaros saturent les ondes des mélodies de tronçonneuses aéroportées, développant des tapis d'infrabasses injectées d'images détournées des confins d'apoplexie. Un tonnerre de cavaliers sombres passe dans un bruissement d'encens à l'arôme d'outrage écervelé tandis que des lions bleus investissent les capitaux du marché noir des bontés stupéfiantes. Des tatouages plein les yeux, des centuries de scorpions verts glissent sur le revêtement poreux des pastels de crotale, déversant le venin insécuritaire dans les canaux de diffusion des obsolescences vidéos tandis que vingt phalanges de faunes lobotomisés déposent leurs auxiliaires félins, des panthères mutantes aux crocs jasminés, dans les soutes phosphorescentes des places boursières stratégiques. De minuit à midi, c'est le temps de la valse. De midi à minuit, c'est la valse du temps. Un coup d'oeil sur les profondeurs, un cil soupire quand passe l'étincelle du pot aux roses, une mèche courte pour un éclair d'apocalypse.
22:01 | Lien permanent | Commentaires (0)
NOUVEAUX MANUSCRITS
La nouvelle bibliothèque
Comporte exclusivement
Des livres en forme oblongue
De pyramide hélicoïdale
Chaque page est en peau de zèbre
Et la reliure aquatique
Porte sur son derme de fleur
Un damasquin d'évanescence
Tatoué de clous de girofle
En opaline radioactive
17:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
CINEMA AFRICAIN
Dans les turlupinades amusées
Des légions congolaises
S'éveillent des sourcils atrophiés
Comme autant de fourmis vertes
Pilées à l'ammoniaque de combat
Pour édulcorer la saveur des moignons
Dans les décoctions délabrées
Dont la germination laisse augurer
L'apparition tanzanienne
Des cataplasmes en technicolor
16:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
PARENTE A PLAISANTERIE
Les masques sont de plume
Et les papilles d'encre
Dans le cancer érotique
Dont la bave astringente
Enucle les chevaux de bois
Du carrousel de la Mer Morte
Et dans la poussière de diamant
Leurs chevauchées instantanées
Sont autant de siestes accroupies
Qui meublent les mouvements
D'un cataclysme inopiné et velu
Sur un sarment d'écaille nue
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ORCHESTRE ET PARTITIONS
Le juste est un fardeau universel
Personne sur cette terre
Qui ne soit autre que juste
Quoi qu'en disent les discours
Des bien-pensances sclérosées
Dans leurs confits de vanités
S'incendie le brasier
Où l'étincelle n'est qu'un prétexte
A dépouiller les revêtements poreux
Et les murs de vent des sérieux
Les allumés s'en tapent le cocotier
Ils givrent sur la flamme
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FLIP FLAP
La voix d'un tatouage
Peut-elle mentir au silence
Qui environne ses mouvements
D'un nonchalant sourire
Et d'une pluie carnassière
Sachant que tous les mensonges
Ne sont qu'alternatives peroxydées
Variantes distrayantes de la vérité
Et qu'il n'est qu'une seule raison
A l'usage des freins ou de la marche arrière
12:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
FLUTE AU BEC
Le jour est arc-en-ciel
Comme la nuit est verte
Sans souci de sembler
Autre que le parfum
Que mangent les oiseaux de beurre
Dans les bras ardents du givre
Qui verglace les patinoires
Verticales des sillons embrumées
Pour planter des oliveraies radioactives
Dans le coeur des sanguines
12:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
CHOUM
La rivière ronde éternue du venin
Pour encenser le monde
Des catacombes mouvantes
Et des culs-de-basse-fosse lumineux
Tel un gentil hurlement de douceur
Dans les vascularités véhémentes
Des sanglots amoureux bercent
Le poil retors des otaries cataleptiques
Incurvant les lignes de mire
Dans l'acquisition des volumes
Le sampling voluptueux des voyelles
Et la rythmique atonale des consonnes
11:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
CHRONOGRAPHIE SINUEUSE
Comme une trace de crocs
Sur le velours de la nuit
Un doigt de salive
Sur une liasse de dollars
Une histoire de cordonnier
En ballade touristique
Nirvana en bandoulière
Pas une balle dans la cartouchière
Des animaux étranges flottent
Au revers du mitan
Et les sourires du matin
Plissent leurs paupières amusées
10:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
MOVE AND DANCE
L'espace n'est jamais tu
Il n'est jamais moi non plus
Il est iridescence de nacre
Sur laquelle flottent des rubis
Et des jades sans souci autre
Que de faire luire la saveur
Des plaisirs solitaires
Dans les chemisiers dégrafés
De volages hirondelles
Au parfum scandaleux
Le sexe des étoiles est de velours
Des cunnilingus époustouflants
Labourent avec grâce
Le creux des reins
D'une supernova inondée
Par des torrents de foudre
Aux arômes de calices
Marqués par les emblèmes de la sédition
Dans la débauche des solstices
Opèrent les fusions d'aromates
Impudeur notoire des alizées
Dévergondées par l'argent des notables
Sans souci de respectabilité
Purs embruns d'azur multicolore
Dans la translucidité des étreintes
Qui offrent des seins gorgés de tequila
Aux pépiements assoiffés
Des légionnaires pourpres
Et des cavaliers émérites
00:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
POUR UNE POGNEE DE POEMES
Dans la radioactivité pourpre
S'élèvent des fleurs carnivores
Caressant les marbres douloureux
D'une langue à l'accent boréal
Une vague frémissante pulse
Un léger arôme sur le Saint Laurent
Qui s'enhardit d'un revers de hanche
Trois-Rivières s'éveille dans la brume
Les fougères bruissent élégamment
Sous le cristallin de rosée
Qui s'échauffe langoureusement
Les pins s'écartent sous le vent
Qui caresse les sources émues
Quelques cascades fondent vers le Sud
Vaguelettes de soie à l'émouvance
Chaleureuse qui parsème des larmes
Sur des tapis de neige affriolante
L'herbe ondule sous la caresse
D'un rayon vert printanier
Un doigt de vent en profite
Pour soulever les mantilles
Une tension s'imprime dans le souffle
Des éoliennes ouvertes au toucher
D'un satin qui se répand
En douceurs et frissons brillants
Des averses inondent quelques arpents
Chaleureuses offrandes de sucre
Qui réverbèrent l'arôme du cachemire
Dans le velours d'une robe
Un drapeau offre ses courbes
Au zéphyr qui le balaie
De ses cils sensuels
La neige entreprend de fondre
Pendant qu'une crevasse s'ébahit
De sentir le flot tumultueux
Gagner la surface de la terre
Et s'évaporer en senteurs poivrées
Pour ne laisser flotter
Qu'une fine pellicule de charme torride
Dans les entresols d'un village français
00:08 | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 19 mars 2008
BLIZZARD ESTIVAL
Le métal argenté se déploie
Dans les veines du mercure
Peignant la virginité des paysages
Dans le climax d'un sourire passager
Une fugue en sol majeur
Pour bombardiers nucléaires
Dont le napalm rafraîchit les villas
Des côtes luxueuses du couchant
Le temps des aubades meurtrières
Pour les saltimbanques de la neige
22:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
GRAINE DE BEAUTE
Sans point d'inflexion
Jouit le monde des poètes
Libérant ses caresses de miel
Dans un souffle mordoré
Dont les embruns tactiles
Grisent les échancrures amusées
Comme un baiser de poudreuse
Sur les lèvres humides
D'une avalanche alanguie
Par la chaleur nocturne
Des frissons du jasmin
Qui embaument son teint
22:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
ARCHEOGRAPHIE
Tapirs ou opossums
Ecrivent sans les dents
Juste avec le bout de la langue
Qui tapisse d'agents de saveur
Les fourmis rouges
Qu'ils arrosent de fluide vert
Semence acrobate
Dont les ébats funambules
Slaloment sur les mers de corail
Qui flottent sur la plaine
22:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
MISS FAIRY
Les lutins dansent
Au pays des merveilles
Que recouvre un tapis
D'images multicolores
Ils repeignent les sourires
Sur des pavillons encombrés
Sautant de cheminée en cheminée
Dans des manteaux verts ou blancs
Suivant le temps des saisons pourpres
Que caressent leurs rires
19:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
SYMPHONIE MUETTE
Les loquets sont éloquents
Dans la flamme verte du couchant
La douceur leur sied au teint
Et les fleurs s'ouvrent
Sous la trace de leur pas
Plus la tendresse prévaut
Plus l'arôme est intense
Plus les loquets s'ouvrent
Comme une inondation florale
Sur un bouquet de senteurs
18:37 | Lien permanent | Commentaires (1)
RIRE TOUJOURS
Rit de tout le luron
Qui du temps nouveau
Voit les bois mystérieux
Fleurir les oiseaux
De Guillaume à Rimbaud
Rit de tout le larron
Dont le fric-frac sans scrupule
A couvert la folie
D'un sourire incendiaire
Et d'une perle de satin
18:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
RIDEAUX VERTS SUR FENETRE OUVERTE
Tout n'est que perceptions
Moins les idées du commun
Encombrent l'esprit
Plus resplendit l'arôme
Vertigineux de la poésie
Torrent d'arc-en-ciel
Sillonnant des mers boréales
Aurore mordorée et lutine
Glissant sur le marbre bleu
Des palais vénitiens
18:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
ARBRE A PLUMES
Le ficus aime l'altitude
Et ses racines la profondeur
Ses feuilles décorent encore
Quelques enluminures
Souvenirs émus de vieux grimoires
Ses fruits laxatifs
Alimentent d'épicuriens sapajous
Qui font tinter en clair-obscur
La munificence de son plumage
Dans des chants veloutés
17:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
VIN DE GLACE
Sans faire un geste
Le vin glisse au long
Des toboggans d'arc-en-ciel
Comme une pluie d'étincelles
Arrosant la plaine
Brûlant geyser de glace
Dont les ombres nacrées
Peuplent l'infini des rêves
Dans un tsunami de frissons
Qui retombent en flocons
17:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
PRESENT HORS MEMOIRE
Toutes les langues sont inconnues
Les unes aux autres
Même quand elles partagent
Le même idiome
Il faut laisser le vent chanter
Et retranscrire ses traces
Sans personne pour s'emparer
De la mélodie du sous-sol
Ouvrir les oreilles et la bouche
Pour que l'écho resplendisse
Et que s'impriment sur la mer
Les vagues iridescentes du feu
17:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
ROYAUME DES JEUX
Gare des embruns
Les autobus flambent
Dans les casinos du hazard
Le gros cigare aux lèvres
Les joueurs se dopent
A la roulette russe
Sept balles pour un chargeur
Des jetons pour la croupière
Black Jack roule au petit train
Sur l'île au trésor
Marque noire pour la main d'or
Quinte flush dans l'isoloir
Un as de pique comme encensoir
Une couleur sur un plateau
Lumière tamisée à volonté
Vodka fraîche de bootlegger
Sur lit de glace sans quartier
14:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
LE RAFFINEMENT DES BARBELES
Le traitement de surface
A la moëlle corrosive
Ecorche les barbelés
Les évidant à l'acide
Pour leur donner
La profondeur de champ
D'un panoramique insouciant
Qu'embaume abondamment l'arôme
Arbitraire d'une tasse
De chocolat au lait
13:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
DES LUGES SUR L'ARC-EN-CIEL
Le malheur est un bonheur siamois
Séparé par une arche échouée
La moitié d'une vérité
En quelque sorte
Les nuages portent le monde
Quand l'endroit se reconstitue
Dans la neutralité arbitraire
Qui sert d'assise à la joie
De se sentir coupable
D'être simplement innocent
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VIEUX CAMION
Le vent souffle en permanence
Autour du centre du monde
Les fleurs de corail
Illuminent de leurs parfums
La ronde des enchantements
Pas un bruit ne dépose
Son arôme aux pieds du matin
Des senteurs de magie blanche
Finissent d'infuser le thé
Qui se répand dans la douceur
12:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
CLARA CORSICA
Les mains de Claire
Dessine un monde
De fusain et d'aquarelle
Les épaules de Claire
Sont la douceur
Du regard qui les caresse
Claire est la nuit
Qui enlumine le jour
De ses merveilles palpitantes
D'un ruissellement d'immobilité
Surgit l'éclat du sourire
De sa beauté évanescente
Quand elle se retourne en riant
Dans une émulsion de parfum pourpre
Vers le prince de tous ses rêves
12:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
CROUPIONS
Le ressort qui permet
De disserter sur la poésie
N'est qu'un engrenage défectueux
Dont sont munies
Les riches mécaniques enivrées
Par leur propre odeur
Rance de vanité misérabiliste
Pas une capable de dire
Qui sont les soldats des traités
Pas une capable de souffler
Autre chose que des vents
Aromatisés au méthane
11:42 | Lien permanent | Commentaires (0)




