lundi, 17 octobre 2011

FUREUR APACHE

De flaque en flaque

Se désaltérer

Eliminer le sel

Respirer le sucre

Les poumons ouverts à la pluie

Laisser la porosité active

Effacer le tableau noir

Pour dessiner des fleurs

Du haut des mustangs

En souriant d'un éclat

samedi, 15 octobre 2011

MANDORLE POLYSYSTEMIQUE

Entre l'arbre et l'arbre
Est-il une branche
Qui distingue la racine
Du fruit gazouillant
Dans l'air ambiant
Des mélodies du silence
Où seules les runes
Parlent aux ruines
Dans le secret de l'isoloir
Les soirs d'élection

SUCK YOU DIGGER

I suck at the moon
Ignoring her shadows
Dancing along the blade
Made by smokes and perfumes

I suck at the sea
Reading each wave
Like a gentle breeze
Nicely painting her nails

So I'm just waiting for
The dug you sucker voice
Telling me the supernova storm
Is exploding in my hand

DECOUVRIR L'ALPHABETISATION

Et brûler d'évanescence
Dans les bras de l'oracle
Qui invente le chemin
Au fur et à mesure
Que se tracent les runes
En cercles concentriques
Autour du balcon souterrain
Sur lequel germent
Les sarments de la respiration
Et leurs fantaisies apocalyptiques

vendredi, 14 octobre 2011

SONG OF THE RUINS

Des ruines naissent les runes
Et leur parfum de napalm
Faites chauffer les bûchers
L'adrénaline s'impatiente
Elle qui les aime bien ardentes
Ces ruines où règne l'excellence

Des runes naissent les stances
Comme la saveur d'un kérosène
Qui plaque sur les icebergs
Un halo de bronzage buriné
Histoire de pimenter la virginité
Et ses vestales allumées

Les stances baisent les ruines
Qui de toutes manières
S'en foutent éperdument
Perdues qu'elles sont
Dans les marées de cyprine
Sous lesquelles le jour se lève

CARBONE INSOMNIAQUE

Et l'on meurt ignorant
De ce qu'on a vécu
Dans le brouillard incontinent
Ou sur un continent sans brouillon

Et l'on meurt insouciant
De ceux qui s'en soucient
Alors que sans souci est la vie
Que la vie elle-même fleurit

Assis sur le fil du rasoir d'Ockham
Sans nécessité prégnante
Rien qu'un sourire amusé
Par les multiples embarquées

jeudi, 13 octobre 2011

UNE TRACE SUR LA MER

Les mots me cherchent

Dans la cour de récré

Des couteaux dans les yeux

La main de Clapton ou de Newman

Pour défigurer les tempos trop sages

En de joyeuses fragrances

Pour amputés du sérieux

Et grandes marionnettes décontractées

 

Les mots me cherchent

Et me cassent la gueule

Sans idée de compréhension

Juste pour le fun

D'une ligne de basse

Ou bien d'un rail de coke

Aussi voluptueux qu'Ariane

Et son sourire à la vie

GEOGRAPHIE TORRIDE

Les platform boots sont l'idéal

Pour qui étudie les hauts-fonds

Où s'élabore le mouvement

Dans l'entrelacs des glycines

Que forgent le courant immobile

Et ses fragrances inédites

 

Une rave au noir

Un solo de guitare incendiaire

L'harmonie est multiple

Pour qui dévoile ses anneaux

Dont la géométrie décuple

Les circonférences et les périmètres

 

Une tranche de mathématiques

Un zeste de biologie

Trois couches de maquillage

Le tout dans l'alambic

Où bouillonnent la gnôle

Et ses ferments galactiques

SANS REFLECTION

Il n'est pas de faiseur de vers
Le souffle seul les forge
Comme à Murano
Ou autres cristalleries
Dans lesquelles le son s'entremêle
Et se marie allègrement
Suivant son bon plaisir
Et les aléas des sillons
Qu'il trace sur la mer
En mandorles concentriques

mercredi, 12 octobre 2011

REACHING THE BOTTOM

Today’s so special
As this only moment
Which stands alone
Among the painting of the lashes

Give me a rainbow
Or an arch
In marble or in wood

Now try the first step
Climb down the escalator
Or the ladder in your eyes

Move back and talk
About so many everydays
Coming from this one point
Where time is still unknown

EMPALEE DE L'INTERIEUR

Les bouches d'incendie crachent
Le sang ou la pluie
C'est selon
Comme le feu qui se transmute
En eau minerale
Ou en vent de pétales
Dont l'ammoniaque effeuille
Les langages tragiques
Pour n'en garder que la saveur
D'épuration et de génocide

jeudi, 06 octobre 2011

PARLER AVEC L'OREILLE

C'est l'invention permanente
La ronde des révolutions
Sarbacanes en bandoulière
Pour faire siffler les trains

C'est de la varappe en plaine
Du funambulisme en apesanteur
Une infusion de sortilège
Qui s'épure en se déroulant

C'est l'heure où se maquillent
La ressemblance et ses divergences
Comme autant de sarments de parfum
Et de rayons d'arc-en-ciel

mercredi, 05 octobre 2011

AU SOURIRE DE LA MAREE

Les asservis commentent allègrement
Les frontières de révolutions
Qu'ils ne mènent jamais

De son hamac de douceur
La rédemption roule des cigarillos
Sur la cuisse des titans

Rien de tel qu'une femme
Et les lanières de son fouet
Pour raviver les eaux stagnantes
Et leurs oreilles embaumées

DESEXPIR

Franchit le Styx
Celui qui allie le zèle
La victoire et la force
A la puissance du velours

Vaincre la haine et les flammes
Les lamentations et l'oubli
Quand du glaive de la mémoire
Surgissent les premiers vers

Après le Styx
Vient la respiration
En plein coeur de la nuit
Pour une simple pièce d'or

lundi, 03 octobre 2011

360° A L'OMBRE

La peur du vertige
Taille des costumes
Aux contreforts étroits
Sans aucun défilé
Dans la mer de corail
Que le désert abreuve
De son éclat de voluptés
En ajourant la soie
Qui perle autour du nombril
Dans son déshabillé de satin

dimanche, 02 octobre 2011

POEME SCIENTIFIQUE

La mémoire de l'eau contient
Les amas et les filaments
Que les volutes gracieux
Décrivent à l'intérieur
Des nappes de gouttelettes pourpres

Un sodium savonneux
Enduit la route du cristal
Pour les amateurs de supernova
Dont les languages transgéniques
Découpent la brume au laser

Des fractales en quinquonce
Illuminent la nuit
Laminant les topologies
Jusqu'aux sources de la chaux
Donc les vecteurs androïdes
Annulent les nombres complexes

samedi, 01 octobre 2011

BRIC-A-BRAC SANGUINAIRE

Rien ne passe
Mais tout lasse
Seule subsiste l'étincelle
Qui anime la langue
Dans ses cunnilingus
Et autres arabesques

Rien ne lasse
Même si tout passe
Et le sourire aux lèvres
Décolle à chaque instant
Pour où tu veux
Pourvu qu'il brille

Rien ne lasse
Rien ne passe
On s'en fout
Pour vue sans mousse
Rien n'est jamais acquis
Que la lumière au fond des yeux

ENJOY EVERYTHING AS ONE

Licking is a female job
No matter what's the sound
It's all in your ear

Freshness is on the tongue
Dry as a rock
Wet as a rain

Gimme explosions
Of napalm and ice
Like an on-the-rock stanza
In a velvet glove

Classics are all new
When the words are bright
Among all stars

Be the breeze
In the cold deep night
There is your only shape

MONOCHROMISME

Du feu pour la route

Des grenades pour les fossés

Les sucettes au napalm rafraichissent

Les gosiers décharnés

Par la poudre d'escampette

Et la soif assouvie

 

Dans tes bras d'étincelles

Mon cœur invente des prairies

Où l'amour se reflète

En milliards d'atomes

Cimentés par le vent

Qui cristallise les embruns

 

Du feu pour les fossés

La route pour unique grenade

Comme une citadelle mûre

Un écrin de douceur

Duquel jaillissent les harmonies

Des variations uniformes

jeudi, 29 septembre 2011

THE WILD JOURNEY

Only a word
To tell a world
A word saying nothing
Coming from nowhere
And going to nowhere
Just a perfume in the wind
Like a chain of fragrancy
Around the tongue

Perfume eaters like that smell
But under the taste
A silver trace is talking
Saying words without a word
Telling the tale of the wild ears
Because everything's always been free
From any kind of word

mercredi, 28 septembre 2011

EXODE BUCCAL

On peut toujours vendre
La terre ou les prés
Histoire de se payer une mousse
Avec de la monnaie de singe

Quant à savoir s'il le faut
La fourmi s'en préoccupe
Et les oiseaux s'en moquent
L'histoire ne manque pas de bière
Pour distraire les linceuls

Vendons la terre et les prés
Sans problème pour les nuages
Qui boivent le mojito à la paille

CONDUITE INTERIEURE

Jouer avec le feu

Sur les autoroutes subspatiales

Pas de rail de sécurité

Juste le fun

De voir trainer

Le mur du son et ses wagons

Quand la foudre délivre

Son concentré d'harmonie

 

Une corvette de circonstance

Tous voiles dehors

Les tubulures chromées

Incendient le paysage

Tandis qu'émerge du temps

Les sculptures langoureuses

Que le vent promène

Au bout des cheveux de la vierge

 

Jouer avec le feu

Sans allumettes ni briquet

Juste le souffle du dragon

Et sa langue de napalm

Sur laquelle dansent des rizières

De semences pourpres

En sarabande de volcan

Et en déshabillé ludique

BERCEUSE FOCALE

Le cerumen se sculpte
A grands coups de plume
Caresse de l'encre
Quand elle descend de la pluie

L'oreille détendue
Prête à faire feu de tout son
Dont les alliances sensuelles
Font swinguer les néons

Pas de doute inutile
La douce certitude
De l'ignorance et du vent
Qui surfent sur l'aurore

mardi, 27 septembre 2011

ODEUR CORPORELLE

Dans les mondes médiévaux
Le jargon communique
Sans voir le discours silencieux
Qui rythme les paupières

La caresse du télépathe
Effeuille une à une
Les émotions sur lesquelles
Souffle la chaleur de la brise

Un point tactile vibre
Au milieu d'un lac insouciant
Un sourire de soupir
Cligne de l'oeil au firmament

REWARDLESS

There's always an eye
Watching the guards
Of the living night

Shapes of the dark
Strange moves in the river
A dolphin smiles

Make her dance
Says the bounty hunter
To the whip
It's just a fantasy

CHASSEUR DE TRESORS

Va vis et reviens
Souris au vent mutin
Qui connait le doux son
Des ducats et doublons

Va vite et reviens
Chante l'eau du satin
Au héros de fortune
Enivré par la lune

Va vis et reviens
Sans souci du lointain
L'eau perle sur les doigts
Partout où tu rencontres un toit

dimanche, 25 septembre 2011

ON TIGER BREATH

On waves of ink
The breeze is blowing mild
Tenderly undressing the night
In a velvet gesture of napalm

Feel the warmth and let it breath until incandescence make the night turn white in thousands of bright and tasty petals

Deep inside the surface
A hand is lying
In an open touch
Waiting for the hips to come

There’s no more alongside when the heat is crossing rainbow steps in delightful harmonies

Slowly letting go
Under the inner invasion
Of the satin clouds
Emerging from nowhere

Now is the time for being wild

SPECTRE DE SANG

S'il faut des drapeaux

C'est pour occuper le vent

A meubler l'air du temps

De scandales en déshabillé

 

La liberté assise

Admire les étendards

Dont la virginité ardente

Ne connait que l'azur noir


Et lorsque la nuit flambe

Les anarchistes dansent

Sur la langue des martyrs

Les yeux aveuglés par l'amour

vendredi, 23 septembre 2011

FRIVOLONS GAIEMENT

Assis par terre
Au milieu des échelles en feu
Quelle importance si tout flambe
Pour illuminer la nuit
Et préserver le spectacle
Des feux d'artifice

Rien que du rêve
De la matière à contemplation
De la fiction à foison
Mais quand la moisson passe
Seule survit l'étincelle
Au milieu des tisons

Les échelles de valeur
Offrent leurs bras avides
Aux désirs de Jacob
Jusqu'au moment-clé
Où il arrête le combat
Pour reposer en paix

HORS DE PRIX

Le temps des contes est éternel
Il défie la gravité et le temps
Tout le monde se souvient encore
De ses traces indélébiles

Un fil d'argent mince et ténu
Juste assez pour nourrir une braise
Mèche courte pour les uns
Tout dépend des révolutions

La clarté aime tous les climats
Peu lui importe les fantaisies thermiques
Qui brodent leur aimable canevas
Autour de fantaisies rupestres

jeudi, 22 septembre 2011

UNSTUCKING LINE

As the world is poetry
The words of fthe earth
Are travelling in the breeze
Like a downpour flow
Smooth water for the thirst
Refreshing the burning ages
With velvet souvenirs
From the garden of orchids
Nobody ever left
Except some adventurous dreams

BOMBER LES TROTTOIRS

La préhistoire ne se raconte
Qu'en hors-texte
Quand la musique est un son
Dont personne ne rougit

La rue se la joue rock'n'roll
A rechercher l'accord mineur
Qui révèle les palimpsestes
Sous des haillons de fortune

Trash ou white noise
La beauté se décape
Comme une effeuilleuse
Pétale après pétale

FERVENCY

There's not a bruise
Only a ride
On angel wings
Back to midnight

There's just a sound
Masks are drowning
In the sacrificial aura
Of unspoken clouds

A name is shining
Everywhere at once
The night's still bright
On lovers lips

mercredi, 21 septembre 2011

REUSSITE A L'ANGLAISE

Dans l'air tout est beau
C'est pourquoi Ares
Fait le buzz
Autour d'Aphrodite

Dans l'eau tout est clair
Y compris les ricochets
Qui s'enivrent en sifflant
Tels des dauphins lubriques

De l'eau d'éclair
Aux baux de l'air
Tout surfe en silence
Tout s'offre en patience

LORD OF THE RINGS III

Nul n'en revient
Qu'à la tête d'une armée
D'archers fantômes et de spectres
Dont la lumière résonne

Des traits incandescents
Marquent les silhouettes
D'un fer à cheval
Sous le vol de Pégase

Fut un temps qui s'annule
Chante la pluie
Laisse rayonner ta joie
Comme une averse au printemps

ALPAGE NUPTIAL

Le vert au milieu
Fait briller les amandes
Dans des yeux grands ouverts
Sur les paysages flamands

Les beffrois n'ont plus cours
Aux pays des parvis
Sur lequel un pavois
Amuse ses étendards

Les bergers rendent comte
Sur les canaux de Venise
Quand le bal bat son plein
Toute personne est un masque

TENDRE NOCTURNE

Nuit aux yeux de velours
Qui dispense et désoeuvre
Les chapitres émus
De la contemplation

Nuit infusée de douceur
Comme un thé aux yeux verts
D'où perle le bleu du ciel
Sur un tapis de pluie

Nuit blanche comme un jour
Où le pain est long
Comme l'espace d'un instant
Dans lequel vibre un sourire

TIKRIT BLUES

Sur les sentiers kurdes
L'ombre de Saladin
Porte toujours un cimeterre
Sur lequel brille
La clarté de la langue

Au Nord de la poèsie
Les chemins se délitent
Plus de krach pour les croisés
Juste une pluie d'étincelles
Qui illumine la nuit

LA NUIT DES PORTES OUVERTES

Les portes fondent
Comme les idées qui compartimentent
Les éclosions printanières
Du solstice d'hiver

Bloom bloom bloom
Le chant des wagons
Trace sur les rails
Des voyages invisibles

Pas un cil ne vibre
Tandis que les convois
Se reflètent en arpèges
Sur le velours des nuages

TOP CHRONO

Aujourd'hui
S'etend le tout premier jour
Du tout premier instant
Que renouvelle chaque éternité

Hier
Le présent régnait déjà
En cette suspension
D'où rayonnait le temps

Demain
Ne sera toujours
Qu'un aujourd'hui souriant
Comme un dimanche dévergondé

SOUFFLE NOIR

Le dire ne connait pas
De frontières ou de flèches
Rien ne borde ses frontières
Qu'inonde allègrement
La saveur de son aura

Sur un chant de cocagne
L'exil fond en diadème
Laissant les rivières
Sculpter le diamant
En silhouettes épurées

mardi, 20 septembre 2011

CHEROKEE LATINO

Trafiquants d'ivoire

Bomba et stéréo

La chaleur de l'éclair

Encrée bien au fond

Des pupilles de la nation

 

Un génie du son

Passe par la trappe

De l'école des rêves

Sculptant sans défense

La liberté décomplexée

 

Contrebandier à la cartouchière

De mer rouge en mer noire

Les terres du milieu sont toujours

Bien plus que la mer

Quand elle gémit entre tes doigts

lundi, 19 septembre 2011

FRENZY FANCY

Future and past
Mind's riding trains
Rodeo driving
While silently seated

Patti Smith sings horses
Waiting for the silver blade
To cut the shower curtain
Behind which smiles the rain

Shapes are passing through
Bright colours sweet allure
Jumping from train to train
Always ready for the white station

PHOTOTROPINE

La langue se moque

Des ampoules asthmatiques

Dans le sourire bienveillant

D'où elle rayonne imperturbable

 

De forme en forme

L'innovation immobile

Resplendit en érection

Totalement plane

 

Sculptant des dialogues

Pour amateurs de cigares

De sa fumée opaline

Emerge la nef des fous

MANO A MANO

Les mains comme éperons

Pour sculpter les rivières

Qui coulent de l'encre

Comme autant de semis

 

Les mains liés par les sarments

Qui bourgeonnent sur les doigts

Fractions d'étincelles enluminées

Qui embrasent le vent

 

Des mains pour la caresse

Saluant les courbes de la volupté

Et les hanches aromatiques

D'un atome de fraîcheur

samedi, 17 septembre 2011

DOWNTOWN VERTIGO

Poets are criminally insane
They wash the walls
With blood on their hands
Painting light with a shotgun

They love the délicate flavour
Of the genocide
Those murderers of the night
Writing pyromaniacs tags
On empty beaches

So please don’t forget
To come unarmed
In their bloody dreams

vendredi, 16 septembre 2011

AUJOURD'HUI DIMANCHE

Les mots disparaissent
Uniquement à l'aube
Quand leur nécessité
N'a plus force de loi

Pas un mot qui ne soit
Autre que disparition
Volutes d'une brume de soie
Et d'un velours de pêche

Derrière les masques
Béats d'admiration
La célébration se propage
En feux d'artifice et de joie

jeudi, 15 septembre 2011

IN THE GLASS

Everyday is an hotel
Because everywhere is a home
For the travelers of the mind

Paint the walls
With an open smile
Of total collapsing

No need to belong
Being is enough
When all shades
Have disappeared

mercredi, 14 septembre 2011

HABIBI

Sur la route qui s'en va
Parcourir le champ de vision
L'expansion irradie son venin immobile
En rayonnant hors périmètre

Toujours la même histoire
Aux perspectives infinies
Un chant de miel
Et de mouvance ciselée

L'inspiration s'aiguise
Dès le tout premier instant
Tel un couteau de soleil
Sur la douceur de la nuit

Un flot magique
Emerge de la chaleur de l'iceberg
Panthéon de velours
Sur canapé d'oxygène

mardi, 13 septembre 2011

SANS VOILE APPARENT

Dans l'ombre de la nuit
Une femme africaine
Déploie ses mille voiles
En volutes de cyprine

Caresse après carese
Le nu trouve sa forme
En écho d'une voix
Au silence éblouissant

Naît alors la saveur
D'une fraicheur d'épiderme
Au gémissement langoureux
Comme un jasmin d'étincelle