jeudi, 18 octobre 2012

SOUS TENU (OPEN BAR)

A ceux qui comptent
Le temps et ses secondes
Les mouvements du vent
Où la teneur de la rosée
Que peut bien dire
Ce qui précède le décompte

A ce qui conte
L'histoire ou la légende
Le mythe de la réalité
La vie n'offre que sourire
White light white heat
Dans le show qui se raconte

mercredi, 17 octobre 2012

OFF THE BLACK LAGOON

Nowhere is a place
Like any other
Diamonds are shining
When you just open you hand
And let your iron fist
Becoming velvet and lace
Blood and tears
A smile and a laugh
Whatever you like
Among all clouds

AU TEMPS QUI EMPORTE LE VAN

Roule un caillou

A rolling stone

Pas de panique

Le son l'environne

 

Roule un caillou

Une pierre boréale

L'enfance d'une aurore

Sur des lances d'incendie

 

Qui me lie m'éteint

Pour la main ouverte

Un gage de sang-froid

Du temps qui passe

 

Qui me lit m'étreint

Dans le baiser sans fin

De la fulgurance

Temps qui ne passe plus

 

Here stand the rock

An emerald for some eyes

Rubbish for some others

The only soul that never shone

EST ~ OUEST

Baie d'Along

La brume s'éveille insouciante

Nimbant les îles

D'un creux halo de sortilèges

 

Boat people en transit

Sur des pirogues mal ajustées

Les pêcheurs guettent

Le reflet des dauphins

 

Baie d'Along sur Ohio

Qui s'en souvient encore

Des pâleurs vierges

Et des mangues fraîches

 

Quand les cheminées crachent

Leur toux de suie et d'argile

Sur les faubourgs des villes

Poumons d'acier cœur de verre

 

Au confluent des routes

Source des confidents

L'atome n'est qu'un grain

Dans l'oeil de la folie

mardi, 16 octobre 2012

INCERTAIN LIEU

A prendre l'addiction
On chope l'amère thune
Où les femmmes se retournent
En retroussant leurs mini-jupes
Dévoilant au regard du monde
Son nombril impeccable
Pistil et étamines au vent
Pollen mystique pour allumées notoires
La folle épopée du plastic
Loin des considérations esthétiques du C4

dimanche, 14 octobre 2012

BOUCHE D'INCENDIE

Puisque rien ne bouge

Et qu'il faut bien respirer

Autant expirer la lueur du cristal

Les poumons emplis du trou d'un pieu

 

Overdose d'instantané

Puisque rien ne bouge

Et qu'il faut bien inspirer

Les paléographies rupestres

 

Puisque rien ne bouge

Pas même l'ombre d'un cil

Au milieu des notes en mouvement

Qui tourbillonnent en s'enflammant

PARADE EN STOCK

A la fête sauvage

On brûle l'or et l'encens

Des mirages du technicolor

Dans des hôtels noirs de monde

 

Le rock comme unique

Planche de surf ondoyante

Sous la foudre qui naît de l'eau

A Hollywood sur Seine

 

Où se dresse voluptueusement

Un cyprès austère et lointain

La source s'émerveille insouciante

De son cercle de connnaissance

VIBRATO

Sur la plaine un orage rythme

La voix de Nusrat Fateh

Pulsar des caresses

Qui ondoient sous les blés

 

Sur la plaine un orage sourit

Des gesticulations de la brise

Que le vent promène en laisse

Sur les cimes des épis

 

Sous la plaine un orage

Rocher flamboyant et paisible

S'allume une étincelle

Comme un clin d'oeil innocent

samedi, 13 octobre 2012

AZULEJOS DE SANGRE

Né du feu

Sorti des flammes

Forgé comme un yatagan

A la lame aussi voluptueuse

Que les courbes de Shéhérazade

 

Né de l'eau

Qui ruisselle à l'envers

Sur le front des étoiles

Accélérateur des particules

Qui perlent au bout d'un sein

 

Né du sang

Qui se répand en nappe

Tablée d'oxygène servi à la fraiche

Sur l'autel du crématorium

Où luit la braise éternelle

 

Né du souffle

Langage de dragon pour manga

Runes profilées en étrave

Sabre de velours au poignet

Double tranchant en bannière

 

Né de la terre

Fruit du rocher

Scintillement étincelant

De la transparence écrue

D'un univers à l'autre

 

mercredi, 03 octobre 2012

PLAY IT BLACK

 

L'asphalte brille dans les oreilles

 

Quand la nuit se fait autoroute

 

En forme de lotus noir

 

Sur fond d'ébène

 

 

 

A surgir du brouillard


Les cavaliers dansent sur les tombes

 

Comme un seul homme

 

Quand il regarde la danseuse

 

 

 

Des poignards dans les yeux

 

Des plumes en forme de cithare

 

L'ombre d'un Hell's Angel

 

Brodée dans le creux du poignet

 

dimanche, 23 septembre 2012

DIFFEREMMENT IDENTIQUE

Soi-même est un cimetière
Où ce qui est vivant
Ne connaît pas la mort
Tandis que ce qui est mort
S'invente des vies illusoires

Soi-même est aussi un cimeterre
Deux lames unies par l'acier
Face-à-face de la symbiose
Sur lequel ruissellent les larmes
Que la pluie fredonne en souriant

mercredi, 19 septembre 2012

L'OEIL DE LA RIVIERE

Loin des marigots

Où croupit le bétail

La tribu absente ne répond

Qu'à la lueur de l'étoile filante

 

Sur des chevaux d'argent

Sans  harnais ni mors ni étriers

Les plumes volent en souriant

Tels des faucons de douceur

 

Abeilles dont la reine

N'est qu'allégeance au sang versé

Elégance des garces effrontées

Qui ne connaissent qu'un seul diadème

 

CHEMIN DES SHAWNEES

Sortir de la ville

Les yeux bouillants du son

Qu'invente la foudre

Pour exciser l'aura de la peur

 

Sortir de la ville

Sur des autoroutes

Sans tracé ni relief

A peine l'ombre d'un pointillé

 

Sorties de la ville

A portées de missiles

Le vent couvrant de dentelles

L'arôme d'un sein éblouissant

samedi, 15 septembre 2012

ENTRE LES CILS

La métamorphose du regard
Fait trembler les mondes
Comme autant de seins
Palpitant sous la caresse

L'eau se trouble
Au point de devenir
Ruisselante de l'arôme
Des silences du cristal

Quand le temps s'y prête
Fleurit un arc-en-ciel
Ou un Pont des Soupirs
Suivant le bon vouloir des saisons

jeudi, 13 septembre 2012

ON SWALLOW FIELD

There's a song in the air
Cruising hearts and souls
Like an early morning
Shining under a wisteria dew

The wind blows from the hand
Drawing circles of jasmine
It's time for the desert rose
To celebrate the white wedding

Not a road on this wilderness
Only savages play the survival
A fiddle is dropping golden traces
Mimosa memories as bright as old crows

mercredi, 12 septembre 2012

FORAGE

Sous la terre dansent immobiles
De furieux entrelacs de velours
Qui laissent passer les fils de la vierge
En guise de chemin d'étoiles

Traversant la nuit solitaire
Le guerrier marqué du sceau
Slalome entre les blocs d'anthracite
Qui ont forgé son image écornée

Un beau matin se révèle
Quand la terre est gazeuse
Nappe de brume pourpre
Que sculpte la main de l'artiste

dimanche, 09 septembre 2012

PILLAGE

Un dub nocturne enflamme

Les chaleurs de la ville

Sous le rythme aromatique

D'un bombardement psychotrope

 

Le sable bout autour de l'oasis

Central Park à minuit

Rayonne ses chlorophylles

Aux bras des amoureux

 

On a lâché les trains

Qui zèbrent l'atmosphère

De leurs senteurs de glycine

Sur fond d'orchidée majeure

 

Lentement s'infuse l'osmose

Pénétrant os et moelle

La mue du serpent s'achève

Sur un festival monochrome

vendredi, 07 septembre 2012

PANORAMA D'OUTRE-SON

Augment le volume

Et danse la nuit

En bas résille

Sur des charbons ardents

 

Augment le volume

Et le monde grandit

Sans bouger d'un seul pouce

Juste en le regardant

 

Monte le son

Admire la perspective

Et ses multiples ramifications

Les œuvres de la souplesse

VAGUE HISTOIRE D'ECHELLE

D'étage en étage

De plain-pied sur le rez-de-chaussée

Là où s'élève la poussière

En tourbillons de soie

 

D'étage en étage

La parfaite égalité

Des uniques différences

Ou de l'ultime référence

 

Rien à cirer

Sur le lambris de mes chaussures

Où même les lacets et les flots

Ne forment qu'un seul océan

A RECULONS

Tambours battant dans la nuit noire

Un soupçon de miel au-dessus de la brume

Contemple de son œil impassible

Les volutes armoriées de l'indicible

 

L'eau sereine coule immobile

En cascades voluptueuses

Danses de rois et de reines

Que la nuit étreint d'or

 

Tandis que reviennent les Apaches

Sur la piste du grand buffalo

L'herbe sourit aux piétons

Qui reçoivent l'averse

mercredi, 05 septembre 2012

LOVE BLONDE

De l'électricité aux cheveux d'ange

Un cil suffit pour tracer un signe

Ponctuant la végétation du ciel

De ramures multicolores

 

Des bandes d'alouettes sillonnent

Le creux de tes reins

Et de dune en dune se déploie

L'oiseau de paradis

 

Des cheveux d'ange à l'électricité

Un cygne s'amuse au fil de l'eau

Qui célèbre le mouvement

Dans l'amplitude de son décolleté

mardi, 21 août 2012

WIDE OPEN FIST

No need to believe to enjoy
The flame in the spear
A no hope country
After all shades have been  burned

Glasses on my eyes
Are driving somewhere
As i sit in the middle
Of the unreflected light

Nowhre to run
Nowhere to hide
What could be better
Than the smile of the hurricane

samedi, 30 juin 2012

AMER

Porte ta pelle et ton rateau

Comme ta peine sur le dos

Construis tes châteaux de cocagne

Et tes montagnes de douleur

 

Le soir le vent se lève

Dans un baume réfléchissant

Qui annule en plein cœur

Les escarres de la saveur

 

A l'aurore tu restes nu

Comme le rêve d'un enfant

Dont la langue chatoie

Et dompte l'océan

AUTOPORTRAIT D'UNE BALAFRE

Les yeux dans la nuit

Je regarde se mouvoir

Les ombres des parfums

Qui fragmentent les formes

 

Loin dans la nuit

Je souris aux papillons

De sang et de feu

A la crinière boréale

 

Si loin si près

Tant que resplendit la nuit

Abolition des élégances

Sur le spectre de la douceur

mardi, 26 juin 2012

DE ZANGRA A BECKETT

A monter la garde

Devant l'ennemi

Qui jamais ne vient

 

A se battre

Comme on s'escrime

A dompter le vent et la pluie

 

Rien que le surf

Pour établir l'assise

De l'apesanteur

 

Un mot d'amour perle

Sur les lèvres mi-closes

D'un regard enivré

mardi, 19 juin 2012

GOUTTE OPHTALMIQUE

L'édulcoration du language
N'est que l'effet pervers
D'une vision obscurcie
Par ses propres aboiements
Projections mirifiques
D'idées sans fondement
Autre que le plaisir
De sentir ses dents
Mâcher laborieusement
Des semences de vent

EOLIENNE

Le vent sourit
Devant les vanités
Des tombeaux dérisoires
Du monde des sérieux
Jouant leurs personnages
Sans voir la brise et l'alizé
Qui dictent la cadence
Aux parodies insignifiantes
Créées par leur allure
Sur la saveur des lilas blancs

samedi, 16 juin 2012

ARCHEOFOLIE

Sur des murs effondrés

J'écris des décibels

Aux senteurs de muscade

Pour afficionado anonyme

 

Quand l'aube voit poindre

Des nuages d'innocence

Le plaisir se repose

En toute circonstance

 

Et dans les rues le ciel

Inonde de son rayonnement

Le pavé que martèle

La caresse du vertige

vendredi, 15 juin 2012

SUCRER L'ADDITION

Ajouter du rêve au rêve

Sur un tapis de rêves

Du rêve sans une trêve

Et pas même une brève

 

Ajouter du sens à l'insensé

Qu'on encense l'absence

En tournures d'obsolescence

Rien ne vaut l'enfance

 

Et l'art dans ce désert

N'arrive jamais trop tard

Pour meubler le silence

D'une larme de cristal

THE LUCKY ROSE


Des traces de parfum sur la pampa

Guident le chemin

Vers d'autres forges

Dans lesquelles se gravent

Les épées d'encre et de feu

 

Des chevaux de lumière

Roulent sur l'écume

Elaborant les nouvelles transparences

En arpèges de senteurs

Qui défient les flèches du temps

 

Sur le dôme de cristal

Le vert des yeux étincelle

Dans la tendresse des braises

Et le délire se multiplie

Tel un pain de velours

lundi, 04 juin 2012

MUSIQUE EN FLAMME

En cherchant le feu
On trouve la pierre
Qui dévoile le désert
Aux yeux engourdis

En cherchant le feu
S"imprègne l'éther
Sur les tissus ourlés
De sagas ou de djinns

Passé la première brûlure
Seule règne la douceur
Et ses arpèges de solstice
Qui rayonne en soliste

jeudi, 31 mai 2012

JAWS

Bomber les rues

A la petite mort

Aussi lente qu'un riff

De chandelles en fusion

 

Déminer le pavé

Sur lequel saute la friture

Des ondes atmosphériques

Et leurs formes coudées

 

Tirer la ligne

Comme on avale un rail

Aux sensations irradiantes

De musculature boréale

mercredi, 02 mai 2012

SILVER

Sur l'orage un surf immobile
L'argent dans l'oeil et la main
Derrière l'écran des glycines

Sur les doigts une femme
A la danse d'or et de feu
Des écharpes d'étincelles en guise de cils

Au centre de la plaine
Le périmètre en fusion
De toutes les révolutions

A LA SEVE

On fleurit ce qu'on veut
En l'éternel printemps
La rivière coule au pied d'un roc
Pas une molécule qui ne sourit
Devant les stèles qui rendent hommage

On fleurit même les présidents
Dans leurs cache-pots chromés
Etendards de la représentativité
Au bal où les fous et les indigents
Dépensent leurs cachets de napalm

Tout fleurit mais rien ne bourgeonne
Si ce n'est l'acné des mal-entendants
Des ampoules plein les oreilles
Qui descendent sur la langue
Comme autant de quinine à sucer

La braise n'en peut plus de fleurir
En flamme en écharpe en corolle
Peu importe la forme du poison
Quand au sortir de la tombe
L'oxygène rutile en soieries

mardi, 01 mai 2012

QUAND PLEUT LA MER

Des shades sur le regard

Promenade de nuit

Qui examine les ombres

Comme la Chine et son encre

Sur la silhouette de la lune

 

Dessine au laser et à la mine

Des pastels d'étamines

Qui fleurissent en bouquets

Sarments de chrysanthèmes

Dont sourient les glycines

 

On émaille bien le désert

En peignant sur le ciel

Des valses et des chants

Comme autant de surfs

Que la vague désagrège en pure pluie

samedi, 28 avril 2012

PERMANENCE DE NUIT

En écriture comme au combat
L'enfance est l'avant-garde
Qui sait parler reconnait
La trace du vent violent
Que la mémoire originelle
Dompte tel un mustang
Jetant ses corbeaux
En formes de missiles
Sol-air évidemment
Sur les nostalgies ridicules

jeudi, 26 avril 2012

POSITRONIQUE

L'ombre scintille

Sur les poches de mes yeux

Poussière d'étoile sortie

D'un calumet d'obsidienne

Au parfum pourpre d'étole

 

Sur les traces du chasseur

Repeindre la forêt

Et les mer minérales

Qu'elles s'embrasent sentinelles

Aux allures très pures

 

Dans l'eau claire le regard

Torchère de splendeur

A l'arôme impitoyable

Qui nourrit les poètes

Jusqu'à leur brûler la moelle

mardi, 17 avril 2012

LECTURE

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Lecture de textes le 20 avril 2012 à 20 h 30

à la librairie Lectures Vagabondes de LIFFRE (35)

02 99 68 59 32

lundi, 16 avril 2012

LENTEMENT UNE PRECIPITATION

Sous les écorchures

La douceur sourit

Telle une étincelle

Au venin onctueux

 

Au plus profond de la chair

Un éclat minéral

Fait luire le feu

Qui consume intégral

 

A l'aube du cristal

Les ombres pâlissent

Comme des murmures attendris

De retour du front

 

dimanche, 15 avril 2012

PETITE PROSE

Le charme d'un homme
Tient à la manière
Dont une femme danse
Sur les contours de sa main

Les doigts agiles du vent
Délivrent des caresses
Qui font vibrer la peau
Comme un parfum de mandoline

Dans une chaleur apaisante
L'arôme d'un encore perle
Aux contours de lèvres
Ne sachant plus qu'aimer

samedi, 14 avril 2012

RAYURES ARGENTIQUES

Je cicatrice des merveilles
Quand ma vanité se tait
Et que s'effondrent
Les chäteaux espagnols

Je me recouds instantanément
Comme la plastique insondable
De la maîtresse aux yeux d'or
Qui fabule les mondes

Il n'est pas de blessures
Jamais la carrosserie ne souffre
En d'autres lieux que le rêve
Qu'elle-même s'est bâtie

D'UNE PLUME L'AUTRE

Les poignards dépendent
Du talent du poignet
Et des influences qui guident
Leurs trajectoires

Suspendus dans leur course
Ils chantent
Comme des colibris
Au plumage transparent

La maîtresse de ballet
Sait quoi faire du temps
Qui rythme le mouvement
De la pluie et des songes

THE WORLD IN A SECOND

Je ne t'écris pas
Mais je sais que je me relis
Par tes yeux ou d'autres
Je me la joue
Comme l'empreinte d'un écho
Que tu écrirais
Si tu étais à ma place
De même que ta lecture est mienne
Quand je change de forme
Et que j'épouse une autre apparence

WATERPROOF

Geometry is anywhere
Out of the limits of your mind
As one of my friends once
Invented helical pyramids

Geometry is your limits
Chain and ball of your time
The prison you created and love
As all in it got your mark

Kill geometry
And see what happen
When love's the only word
That shines in your eyes

vendredi, 13 avril 2012

TYRESIAS ON WHEELS

A question of being
Ain't no question at all
As no language allows
To say who I am

So
Get your question back
Give me a smile
And don't forget the beers

As far as I can see
Love is the only word
That keeps the smiling on
Forever and ever

PULSE UN DIADEME

Temps de décibels

Qui incite à l'orage

Le tonnerre sur les doigts

La foudre sur la langue

 

Tant de douceur

Entre les mains

Pour peindre les courbes

Qui amènent la caresse

 

Le son du métal en fusion

Comme un écho de cristal

Une perle étonnante

Ruisselante de clarté

LE NEANT DES DIVISIONS

La mémoire claire

Eperdue de contemplation

Devant les images

Qui défilent en arabesques

 

Qui sait dire

Le son seul luit

Comme une étincelle

Qui résonne en douceur

 

Le long des corridors

Les yeux allument des brasiers

Où danse étincelante

La femme aux jambes d'or

mercredi, 04 avril 2012

SONG FROM THE VOID

L'apocalypse se conjugue
A la perfection du présent
Ou à la volupté de l'instant
Eclos dans un verre d'eau de Seltz

En l'an mille
Le spectateur zéro
Dévergonde les outrages
Sur la peau des dauphins

Etrange leçon que l'oxygène
Quand le cristal des yeux
Se fait kaléidoscope
D'un million de respirations

DE L'AVIS GENERAL

Un avis sur rien
C'est déjà le début
Du panégyrique de l'ignorance
Le substrat lumineux d'un sourire

La divine comédie strikes again
Rien de bien neuf sous les tropiques
Les seins gonflés libèrent toujours
Leur saveur de feu et de glace

Un avis sur rien
Quelle importance
Pour les pales des moulins
Qui brassent le décor

mardi, 03 avril 2012

PISTE DE L'ETOILE

A la croisée des chemins
Un agora solitaire
Enchante les pas des oiseaux
Dont le vol écrit en douceur
Les charmes de la guerre
Sur l'autoroute de la nuit
Qui parsème de ses fleurs
Le long chant des guerriers
Pointillé dont le doigt
Balise les randonnées