Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 29 avril 2008

SORCELLERIE EN SPIRALE

Une aube de guerrier
Qui enjolive les communiantes
Dans le parfum des conflits
Sur lequel bouillonnent les arômes
Du chaudron de la comédie
Qu'un sourire peint au napalm
Sur les confins d'une lune
Promenant ses étoiles
Au balcon sylvestre où perle
Un cortège de merveilles

STATISTIQUE DU PLAISIR

Encore un temps d'hiver
A fondre les bronzages
Et les teintures de l'iode
L'alambic crée le sucre
Et les parfums de mirabelle
Qui caressent de leurs saveurs
L'arc-en-ciel de la débauche
Inventant les arômes des joies
Que ne répertorient pas
Les encyclopédies futiles

L'OBLIQUE D'UN REGARD

Monte la sève
Aux tourments d'aubépine
Chatoie le vent
Dans ses reflets d'opaline
Un sourire luit
Dans un cristal de porcelaine
Fragile comme une aile
De bombardier nucléaire
Au tison graveur
De fleur de lys à l'épaule

STRASS EN MOUVEMENT

Sur un salto rouge et sans voix
S'immolent les clartés sauvages
Comme autant de zibelines
Qui retrouvent la neige
A la fraîcheur de la rosée
Perlant sur les lèvres de jaspe
Le velours d'un cachemire
Enluminure d'étincelle
Au parfum de calfat
Pour enivrer le déluge

LE SILLAGE DE LA COMETE

Un bord de mer glisse
Sur un blizzard tropical
Queue d'une mousson
Aux vendanges tardives
Qui émaille le clair-obscur
Des lunes printanières

Dans les tavernes du port
Les marins dansent
Des naufrages et des croisières
Les belles oublient l'héroïne
Qui mange leurs veines aurifères

Il est toujours des ailleurs
Pour faire vibrer les cils
Toujours des départs des retours
Comme frissons d'étamines
Qui bronzent les calendriers

GLISSE L'EPICE

Du temps à perdre ou à gagner
Dans les méandres solitaires
Des passages de gré
Sur d'illusoires frontières

Du temps à semer et à rire
Des histoires de nos maxillaires
Qui hachent la semaine entière
Dans une sauce à la lumière

Du temps pour l'aromate
Emulsifiant de la fortune
Du temps qu'il fait de nuit
Sur le cil pourpre de l'enchanteur

FILON DE LA LAINE

Elle met du mauve à ses paupières
Pour faire un crépuscule de glycines
D'ignobles sarments de lumière
Pour déflorer les étamines

Elle marche sur des brandons de soie
Catafalque de pur oriental
Un soupçon de sourire perle
Au bout d'un sein qui s'étourdit

Sur les volants de sa robe
S'épanouissent les lilas
Et la splendeur de l'aréole
Dévore la chaleur des climats

Une ombrelle à la taille
Elle murmure des danses
Dans le cocon des nénuphars
Qui glissent sur les torrents

dimanche, 27 avril 2008

AU TEMPS DU MUGUET

Formes du vent
Qui chatoie sur les horizons
Où flamboie l'or des visons
Dans d'horribles joyaux
Qui ruissellent le sang

Et valsent les chevaux de bois
Sur des furies et sur des dagues
Tueuses aux bras chargés
De paniers tressés dans des digues
Au venin de crotale ensoleillé

Comme tatouée la langue
Damasquine les paysages
Dans un déflorement d'outrage
Un obélisque de grand froid
A l'ardeur d'un paganisme occitan

Etrange est le bijou futile
Qui sourit de la fluidité
De la danse des deniers
Sans culte et sans chemise
Pour réchauffer la glace des banquises

Parsemeur sans moisson
Floraison d'étamines de feu
Gourmandes des pistils
De haricots magiques

Sensualité du muguet

HEZAR-AFSANA

Rêve en bleu
Un décor liquide
A l'évanescence sucrée
Parsemée de chaumières au teint mat
Comme des fleurs d'angélique

Rêve en vert
Comme un chapiteau à l'endroit
Cône d'érection sans architecture
Prétextuelle

Insolvable

Rêve en soie
Luxe des harems et gynécées
Que les cavaliers de Gengis
Dévorent de flammes d'aubépine
Au somptueux carnage

Rêve sans loi
Autre que le cri du vent
Amoureux d'entre les enfants
Peuplade sauvage des nocturnes
De Chopin à Shahrzad

jeudi, 24 avril 2008

PAIMPOLAISE

Les fossoyeurs exhument
Des exhalations émoustillées
En enterrant les cadavres
Dans de remarquables charniers
Sans aucune importance

Les vers s'amusent en choeur
Plantant des chrysanthèmes
Sur les minarets de la plage
Sous laquelle le venin des émeraudes
Laisse filer ses robes d'alluvions

Cimetières marins aux crabes
Dévorant de leurs pinces
Les perles de marée noire
Le temps ne fait que passer
Et les crabes s'agiter

Plus loin sur l'estran
Vaquent les abeilles
Et leurs végétations luxuriantes
Qui peignent délicatement
Les cheveux de la mer

mercredi, 23 avril 2008

A L'AIR LIBRE

Le vent va
Lui seul
Mais rien ne bouge
Dans les mouvements
De l'intangible

Le vent va et revient
Dans sa forme de boomerang
Qui ponctue un point d'un sourire
Et la mer d'une virgule
Sous les feux abrasifs

Le vent ne vient jamais
Il fait flotter
La tapisserie du regard
Dans les fluorescences
De l'iridium incendiaire

QUE LE PUBLIC SOIT

Relire pour une audience
Fait partie des rites funéraires
Qu'entretiennent les parcs d'attraction

L'instant est toujours unique
Et le café repassé
Ne procure qu'une volupté moindre

Seul le son
Qui s'exhale langoureusement
Peut rafraîchir le moment
Sans pour cela nécessairement
Qu'il énonce un poème
Dont la matière est avant tout
Un reflet de silence

Dans les combinaisons de couleurs
Les variations chromatiques
Anéantissent les pastels fugaces

Le canon à ultrasons enlumine
D'une aura de défragmentation
Les huiles du carbure d'oxygène

VOIR DANS L'ENCRE

Sans échelle pas de vision
L'empirisme du fragmentaire
Des interprétations sans fondement
Un miroir pour la peur
Et les transferts de couleurs
L'échelle et sa palette monochrome
Apprennent au peintre de l'oreille
La neutralité des mouvements
Et les projections de graffitis
Qui teintent l'opaline du couchant

mardi, 22 avril 2008

REVOLUTION DES TULIPES

Les assassins
Ont l'éviscération facile
Qui remplace l'énucléation
Par l'invention de la lentille
Sans contact
A l'Est d'Aden
Il se trouve toujours
Des cavaliers kirghizes
Pour jouer au bouzkachi
Avec des couilles de mammouth

DU RHUM A LA MIRABELLE

Dans le désert sans fin
Les Johnnys de toutes les bandes
Dessinent les vagues à l'âme
De leurs gangs lumineux
Sur les autoroutes
De l'information sans frontières

Le feu ronge les mémoires
Et oxyde l'oxygène rouge
Peuplant les irradiations bleues
De formes d'opalescence
Au grain d'iridium
Et aux géométries sveltes

La lumière verte et blanche
Berce les cocons d'arc-en-ciel
Dont les mathématiques succinctes
Evident les théories farfelues
Des sérieux claustrophiles
En mal de crédibilité

Retour tribal vers la saveur
Des massacres en charpie
Des embrassades de harpies
Limousine au poignet
Moleskine de combat
Pour infusion non ignifugée

POLYSYSTEMIQE

Le sens de chaque mot
Dépend toujours de sa direction
Comme la vision circulaire
D'un radar
Sous lequel naissent
Les semences de l'humour
Qui marquent au faire rouge
Les discours des sérieux
La jeunesse du sourire
L'insolence de la vie

UN SUR DIX MILLE

Un plus un
Font un château de cartes
Auquel il convient
De ne rien retrancher
Pour que le vent ramène
La pluie à sa source
Comme un as de pique
Sur une main de nain jaune
Quinte royale et flush
Servie d'entrée

CRY OF WAR

Les mots de la guerre
Sont toujours des néologismes
Aux relents féministes
Semeuses à la grenade offensive
Qui éblouit les tympans
D'un souffle corrodé
Sur l'émail des dents
Passe le machiste à la machette
Celui qui veut voir sourire
Le drap du brasier permanent

SOIE DE SABLE ET D'EAU

Quand déserts et océans
Ne sont plus revendiqués
Par des drapeaux saugrenus
Se lèvent les voiles de l'aurore
Alizés d'une paternité
Au front nuptial
Sur le velours d'un sourire
Porté par les doigts effrontés
D'une femme au carquois mélodique
Dans les nocturnes du printemps

dimanche, 20 avril 2008

BOTTLENECK

Tatoue un baiser dans le cou
Comme l'aura d'un souffle vert
Un instant suspendu
Entre deux lèvres
Au goût pourpre
De la mer en hiver
Quand les patins riment
La glace et le sein
Dans lequel fermente un lait noir
Comme l'encre bleue des pâturages

MIROIR DE L'ANTICIPATION

La poésie est une vision
Qui se raconte elle-même
Dans la bouche de son portefaix
Dont tous les mots
Racontent le parcours
Prémonitoire
Le savoir déclenche l'action
Vers les prairies de la non action
L'antre ouvert du resplendir
Qui se rit des civilités

ROMANTIC LUNATIC

Du sexe pour la route
Devant un poster de Marilyn
Une idée de Marlène
Un baiser de Greta

Rita sait lire
Les lignes désuètes
Qui peuplent les mains avides
Devant des icônes aux saveurs
De poussière d'avenir

Mais c'est Leïla qui respire
Le parfum des chemises
Inventions de Toscane
Sous l'ombre de Peau d'Ane

Souffle de dragon
Dans le creux des yeux de Freyja
Pas d'éjaculation sans glace
Pour attiser le goût du feu
Qui règne blanc sous les manteaux
Des cathédrales oniriques

samedi, 19 avril 2008

PEYREPERTUSE

S'allume le trésor des Cathares
Sous un soleil audacieux
Pas une once qui ne rayonne
Dans la couleur du vent
Portée d'embruns enflammés
A la vigilance émouvante
Cimeterres aiguisés à l'extrême
Le sang coule en pyrolyse
Remontant les voyages du temps
Sur la trame d'un filigrane

EL VIEJO

Le vieux de la montagne
Sourit devant l'audace
Des brins d'herbe amoureux
Qui escaladent le vent fou
Sur des dragons d'argent
Propageant les traces d'un feu
Au damasquin de cristal
Et à l'arôme sans chagrin
Dans les tempêtes du désert blanc
Sur le front des dunes
Que la mer caresse sans trêve
Dans un formidable ressac de soie

vendredi, 18 avril 2008

SEXY SAXO

Sentiment du cristal
Ver luisant impassible
Passage intersidéral
Vers d'autres mélodies

Velléité amirale
Pour les fantassins du génie
Dynamiteurs de cathédrales
Dans les merveilles de l'horreur

Les samurais lexicaux vérolent à la lance d'incendie les frondaisons apoplectiques des atmosphères désuètes où les académismes fleurissent dans leurs bacs de lieux communs shootés aux ambiances extraordinaires dans la grossièreté fluviale des hippopotames du vocabulaire

Des kriss à la garde de givre
Lancent des floraisons de napalm
Sous les revêtements anxiolitiques
Des épidermes castrateurs

Demain est un mot cannibale
Aujourd'hui la viande est dévorée crue
Aux aromates sanguinaires
Des parfums de sang et de muscle

BREAKFAST WOODS

Petit matin du cacao
Quand les fèves s'effleurent
D'une main dont les doigts
Sont des arômes de chocolat
Narines épatées qui s'amusent
Dans les rivières du lait qui fond
Sur des lagunes au teint sylvestre
Et des bayous aux ombres chaudes
Teintant la clarté de reflets d'ambre
Et de crème solaire pour myrtilles assoiffées

PLAGISTES

Fabuloserie du scandale
Un soutien-gorge libère ses saveurs
Au grain de douceur élimé
Comme une pluie d'hiver
Sur une température d'ébullition

Dans les trachées d'émerveillement
Les libellules incrustent de diamant
Les paradis émotionnels
Des abreuvoirs sempiternels

Des briques de jade et de cobalt
S'élèvent en pyramides
De chocolat et de santal
Sur les pourpoints creux et livides

Sous les chapiteaux de carnaval
L'ombre d'un sein à la peau mordorée
Réinvente le bronzage intégral
Des effeuilleuses au sexe ouvert
Pour un étrange effluve au goût amer

jeudi, 17 avril 2008

LE GOÛT DE L'INDUBITABLE

Une pluie de merveilles
Tombe à l'horizontale
Sur le versant abrupt
D'un péritoine ensablé
Constellant les aurores
D'une voile d'incandescence
Sur le charbon ardent
Qui meuble les faubourgs
D'un alluvion féroce
Aux saveurs de fractale

mercredi, 16 avril 2008

MARIE-GALANTE

L'existence à cinq ans
Est comme la vision à cinquante
Purs moments d'interprétation
Aux écoutilles encombrées
Par des personnages merveilleux
Qui dessinent et sculptent
Des chimères ou des griffons
Sur le sable sans fin
Des plages désertiques
Et des reliefs malicieux
De petits déjeuners et de goûters
Aux saveurs intenses d'incongruité

mardi, 15 avril 2008

SCULPTURE DE BRUME

La conscience qui espère
Est un entrelacs de reflets mordorés
Larsen d'un parfum
Qui s'étourdit dans les dérivés
D'un sillage d'évanescence
La conscience qui espère
N'a de conscience que le nom
Peinture non figurative
Dessinée par des yeux fermés
En boucle sur une saveur morte

lundi, 14 avril 2008

FLASHBALL

Intarissable est la rivière de diamants
Qui constelle les cieux de muscade
De feux de Bengale insolubles
Perlant des émaux vitrifiés
Sur la corolle d'une aréole
Inextinguible est la soif
Qui fait parler le délire
Dans les méandres d'escampette
De la soie pourpre
Et du petit matin vert

samedi, 12 avril 2008

BANDAISON SANS TENSION

La conscience au travail
Est bien nommée phénoménologie
Encore faut-il qu'elle s'y mette
Ce qui n'est pas le cas
Sauf sous le joug de la torture
A laquelle la soumettent
Les agitées de la tulipe
Qui oublient le présent
Pour malaxer la poussière
Et en faire des patées de sable

TERRORISTES

Nous sommes feux-follets de l'armée des ombres, taches d'hydrocarbure sanguin sur le cachemire d'une mer de napalm, nos stances d'ammoniac réveillent les sens aguerris par le servage d'une lune sans sommeil, nous nous nourrissons de volatiles torpilles qui développent des corolles azotées sur les nécropoles de la poussière. Nos harmonies n'ont de fugace que les cygnes abscons qui déroulent leurs soieries aux pieds des vahinés autarciques, les laminoirs sont notre quotidien qui absolutise les tréfonds marécageux, les tourbières de la grégarité somnambule et les bayous de coriandre. Nous muscadons des borborygmes incendiaires dans les catacombes enluminées de nos clairières hémophiles pendant que des trilles de missiles cataclysmiques réinventent la solitude des turbans de nos sultanes. La ténèbre est d'acier qui fond sous le charme aquariophilique des menstrues et vergetures que nos corps sulfurisés répandent sous les pieds palmés des cordillères amazoniennes, le cirage lubrique luisant de mille feux dans ces ébats sans mouvement qui élucident les énigmes corrodées et les hiérogliphies d'outre-rien. Un alphabet sonne le tempo d'une caryatide émerveillée et c'en est fini de la disharmonie notable qui préside aux mille et une nuits des chimères moribondes. Toujours est un verbe intransitif qui ne connaît du geste que la semence de rhizome et l'ovulation effervescente des limonades de combat.

SEMTEX AVENUE

Comme un rêve d'Arizona
Sous le feu des lacrymales
Qui déversent les cendres arc-en-ciel
Sur des tissus corrodés
Dans l'explosion des matrices
Que fracassent langoureusement
Des caresses de nitroglycérine
Dont les sucres assujettis
Sont semences de dévergondage
Barre à mines pour laminer
Le blindage des coffres-forts
Et libérer l'énergie du dragon

FROID TORRIDE

Nul ne connaît
La chaleur intime
Des nuits de l'azote
Où la peau bronze
Sous l'effet du givre
Pendant que des torrents glacés
Font transpirer les burnous
De gouttelettes pourpres
Et sucrées par des fraises
Qui dévergondent les sens

vendredi, 11 avril 2008

UNE TRANCHE DE DERAPAGE

Un boomerang en forme
D'explosion intramusculaire
Comme l'éruption extraveineuse
D'un filon aurifère
A la pulpe de diamant
Qui verse au son des katioushas
Le vin des condamnés
A perpétuité
Pour le plaisir de l'aubade
Et le sourire d'un damasquin

jeudi, 10 avril 2008

DELIGATURE

La mélodie prend sa source
De l'autre côté
De la mer des vents

Les corolles des fleurs tropicales
Traversent les alizés sucrés
Et les brises de l'humide

Travellings quittant le mécanique
Pour dévergonder un organique
Dans une basilique à ciel ouvert

Les vents sont de mortelles randonnées
Pour les héros croyant leurs balivernes
Qui se soulèvent et s'amenuisent
Dans les courbes de fréquences
Sans nul support que le goût du frisson
Attaché par la saveur des éphémères

SUMMER IN SUMER

Dans les croissants fertiles
La pâte oublie le chocolat
Et son arôme de sucre
Qui fait la saveur des quartiers
Aux armoiries de roture
Du grand vent de l'ordinaire

Les héros traversent les guerres
Du pays des morts arides
Pour retrouver l'île blanche
Et sa meringue de feu grégeois
Baiser de mousse effervescente
Sous lequel luit la saveur du retour

SILLON DE SURF

Labourer les mines de plomb
Donne des vendanges sucrées
Où le vin est de souffle
Aux épices de mer
Et aux aromates pendulaires
Sur les champs verts
De la tranquillité
Les pêcheurs de perles
Ramènent dans leurs filets
Des baisers pourpres d'orchidée

DU POIL DE LA BETE

Temps de stase
Pour les coccinelles
Qui laissent passer le vent
Sur les pelures de leurs écorces
Dans le chatoiement des embruns
Qu'importe la saveur du vent
Dans l'arôme suisse des étincelles
Le temps se mire en son miroir
Jetant des éclairs fugaces
Sur des plaines boréales

mercredi, 09 avril 2008

FORET DU VENT

Les doigts du vent
Sont d'innombrables vertiges
Tangage des bordées
Dans le flot du délire
Ils peuplent de leurs charmes
Des alizés sereins
D'étranges ouragans d'opaline
Qui sèment dans les coeurs
Des soupçons d'épouvante
Et de mignonnes aventures

mardi, 08 avril 2008

DRILLING THRILLS

Les chantiers de l'autres
Sont nimbés d'insouciance
Champs de foire sur lesquels
Règne un mât de cocagne
D'où jaillit l'or noir
Des profondeurs du temps
Sans souci des tapineuses
Dans les rues ensoleillées
Passages de sucre en seigle
Qui font reluire Juicy Lucy

UN BRIN D'ENCORE

Encore se lit
Dans la couleur des mots
Et l'empreinte d'arrière-plan
Qui brosse leurs chemises
D'une solitudinale irradiation
Encore se délie
Sans souci et sans crainte
Flot qui déambule
Le long des colonnes de la mer
Sur une horloge à l'envers

LE VOYAGE SANS INVITATION

L'ordre est sans contexte
La fleur que nul ne conteste
La beauté s'agenouille
Quand le temps n'a plus de quenouille
Le luxe est abondance
Splendeur des sarments d'abstinence
Le calme est un champ de bataille
Où gisent éventrées des entrailles
La volupté s'enivre d'insouciance
Dans la cécité de la clairvoyance

VERTICAL PROFOND

La méditation de la flamme
Peut être verticale
Mais l'énergie de la flamme
Est un plan horizontal
Où tout idée de verticalité
Fait sourire le bûcher
Qui reconnaît là l'ombre
D'une intention de classe
Qui garde ses lunettes de soleil
Dans la contemplation des couleurs

samedi, 05 avril 2008

DOLLARS

Le clair de la terre
Est un symbole de celtitude
Curieux écureuil de noisette
Qui pêche en eaux profondes
Des perles de solstice
Aux fragrances ambiguës
Le clair de la terre
Est un côté obscur
Derrière les tapisseries d'obsidienne
Que les alizés repeignent
De saveurs d'arc-en-ciel
Marquées par une empreinte d'argent vert

jeudi, 03 avril 2008

AU VENT BLANC

L'aquilon aquilin
Porte les attentions réjouies
Par le ciment flétri
Et le béton des ruines
Que le vent sans scrupules
Répand sur les ornières
Constellant de ses charmes
Les aubes épanouies
Par la rigueur extrême
Des vigueurs hivernales

INALTERATION LITTERALE

Toutes les littératures
Sont étrangères les unes aux autres
Même quand elles partagent
Le même patois maternel
Ou le même idiome international
Le secret des cunnilingus de feu
Est bien gardé au pays des ziggourats
Dont les murailles ne protègent
Que des arômes non altruistes
Repliés sur une altérité sans conséquence

CARREFOUR DES HYPERBOLES

Les lignes de force
Tracées par les regards
Peuplent un univers de chimères
Sur des parois d'obsidienne
Dont les reflets domestiques
Créent des effluves sanguinaires
A l'héliotropie absente
Dans les circonvolutions sexuelles
Des hétaïres aux noms chantants
Les échos d'un vent d'ailleurs

SAMÂA EN BOHEME

Les prisonnières de la syntaxe
Abreuvent à l'eau salée
Les aphtes oculaires
Qui font danser en elles
Des mouvements incertains
Dans le clair-obscur
Des palpitations du vent
Dont le sourire amusé
Décrit des arabesques de soie
Sur des traces de muscade