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lundi, 02 février 2009

OU TOUS LES MONDES PRENNENT PLACE

Palais de Walhalla
Du cristal dans la bouche
Des rubis qui fusionnent
Dans les yeux de la cécité
Des saveurs d'émeraude
Constellant la vision infra-rouge
De l'absence de perception

Palais des claymores
Des arcs et des traits de feu
Où le visage se dessine
En arabesques émerveillantes
Sur fond d'obsidienne
Laissant le sang ruisseler
Sur les dalles de neige

Point fictif
Carrefour des imaginaires
Crossroads aux mille folies
Où des océans de nacre
Parfument le sein des vestales
Dans les danses sans objet
Des yeux de Leïla

RIRE AUX ECLATS

Comme entendre par miracle
La défragmentation aurorale
Dans laquelle parlent les arômes
Aux touches noires et blanches
D'un piano où mijotent
D'élégantes pastorales
Des chants d'étourneaux
Ou des tragédies grecques
Ensemencement d'étranges microsillons
Capillaires étourdissants de candeur

CARAVANE DE PRINTEMPS

Immobile au centre
Des parfums qui s'envolent
De sa main semeuse d'embruns
Dans de pourpres tourbillons
Qui spiralent en boucles
Opalescentes de joie
Dans le cortège des saisons
Où l'hiver givre les surfs
Sur des corolles d'aubépine
Aux mains capricieuses

L'APPEL DU LARGE

Juste sortir de l'étriqué
Par les passages étroits
Où les goélettes frisent
Les brisants des grands maelströms
Pour émerger sur l'asphalte
Au givre brûlant les narines
Dans les phosphorescences inouïes
Des constellations en furie
Prélude dantesque en inversion
Du regard qui panoramise
Au fur et à mesure
De son épanouissement

LES FLEURS DU TEMPS

La poésie est éternelle
Le poète un gueux
Au service du sex-appeal
Des ténèbres rugissantes
Qui dans un murmure de folie
Exhibent les saveurs translucides
Des équarrissages de merveilles
Parfums volages et cruels
Qui ne connaissent du temps
Que la conjugaison du présent

TABLE A REPASSER

Le temps se couche toujours
De bonne heure
Quand l'escalier assis
Se tient debout
Sous les glycines
A écouter les parfums discuter
De tout et de rien
Du temps qui passe
De celui qui ne passe pas
Du regard posé sous les deux
Au coin de l'oeil
D'une respiration tranquille

dimanche, 01 février 2009

A L'ARGILE DU CROC

Petit lilas de la reine
Qui naît aux réjouissances du matin
S'infuse d'une paire de miels auvergnats
Derrière le contour nu des rangs
Où les bombes dévorant l'homme-lige
Se muent en zestes d'enfants gais
Défonçant les ponts en scrupuleux pets
Prisés des touristes aux larmes muettes

Les bardots gardent leurs faux
Au sens lisse de menstrueurs
Qu'ils brodent au pieu de rave
En mouchant les pires ânes des visas
Sans qu'un touron ne descende net
Gommer l'échalas des préavis de tiques
On rit ferme d'un déguisement
A l'utricule des mi-temps de laverie

SNOWY MORNING

Ce matin neige sur mon balcon
Les plumes fleurissent l'encre
D'améthystes au teint clair
Sur le sang virginal des prairies
Où givrent des romances sans parole
Dans le tintement cristallin
Des bourgeons d'arc-en-ciel
D'où s'évaporent en murmures de soie
Les bergamotes et le chocolat
Des dimanches matins

TACT AGILE DES BROCS

La petite vie pépère
N'est que providence du destin
Où infuse le vernis de sel
Entourant le derrière des nues
Courbe générant plus que tôt
Les bévues des faons ailés
Qu'au fond prompte la queue
D'un bisou de plume au bec

Les beaux nibards des crocs
Sont délices du coeur
Cils sourcilleux qui boivent
Des louches de caïpirinha grise
Au contour d'Eva naissant
Aux charmes des lèvres ophtalmiques
D'un nu phare innocent
Abricot gitan des camaraderies

SOUS LE STYLE

Les mauvaises odeurs
Ne proviennent que du nez
Qui les invente
A sa hauteur de vue
Plutôt haute généralement
Surtout pour lui
Qui ne voit pas le vent

Les mauvaises odeurs
Se reconnaissent aisément
Au chatoiement précieux
Qui égaie de son prestige
Une bouche aux contours
Et aux effluves dignes
D'un caniveau purulent

samedi, 31 janvier 2009

VERSATILE SANS VERSANT

Un ver-luisant
Dans un verre vert
Une pantoufle de vair
Le bout incendiaire d'un vers
Va-t-en savoir vers où
Va-t-en savoir vers quoi
Au bout du cercle une spirale
Comme la boucle d'univers
Du regard à l'oeil pair
Remet-nous donc un vers

SANS RAISON NI MOTIF

L'amour est un feu
Qui brûle sans flammes
Dans une flamme
Où n'est aucun autre
Qui puisse être revêtu
Et paré du désir
Que la possession inspire
Aux velléités propriétaires
Enivrées par les apparences
Qu'elles prennent pour des objets

TRAHIT QUI CROIT SAVOIR

De l'origine
Il n'y a rien à dire
Mais se taire
Laisse exhaler
Les arômes des flots
Qui coulent immobiles
En équilibre
Sur un doigt de jasmin
Sans idée de perfection
Rien de complet
Tout est fragment
L'hommage consiste juste
A assumer le rayonnement
Du fragment soumis
A l'implacable torsion
Du confluent des parallèles
A l'ivresse aussi contagieuse
Qu'un virus létal et véniel
La main écrit seule
Sans intention préalable
Sans vouloir dire
Mais en disant
Sans parler
Mais en sourire

DEPLOMBER LES CERCUEILS

Dans les étraves ouvertes des sillages du rock'n'roll, les chalands passent le temps à écouter les balalaïkas nucléaires ensanglanter les marées de plomb pour éviter de sauver le soldat Ryen. Des groupies écervelées volent, portant les cygnes annonciateurs des nouvelles apocalypses, du feu, de la tripaille, des schrapnels labourant la nuit sur le poing ouvert des enclumes tandis que s'ouvrent des précipices insoupçonnables parfumés aux merveilles de génocide, quand les comètes ne sont plus que solitaire monté en chevalière sur un doigt de parfum qui resplendit en sous-main sur les tempos étranges de la folie qu'on désincarcère. Au fusain se dessinent des guerres sans histoire, comme des échelles à battre les records du monde d'ouverture de portes, pas de transport sans ascenseur, les périscopes de la cécité n'ignorent pas les lois de l'absence de gravité autre que les définitions de Richter sur le marchepied qui conduit à l'asile dont aucun aliéné n'a encore réussi à fermer les portes. En bref, pour faire simple, rien à cirer au pays des rollers qui surfent, assis de préférence, sur les glissières sans sécurité que l'arc-en-ciel découpe dans les verres à pied emplis de liquide amniotique dont les bulles contiennent les sceaux de la cire à empreinte aussi rapide que le ciment dont on leste les gueuses.

LE SHOPPING DE SOPHIE

L'autobiographie des étoiles
Commence par l'autopsie
Des parfums et couleurs

Les souvenirs s'effondrent
Dans un joyeux tintamarre
Comme Ys ou Troie en leur temps

Prélude d'un chant
Qui conduit les chaloupes
Sur des tangos de rêves

De cheval à cavalier
De dauphin vers archer
Les dragons volent
Sur des chapitres à écrire
En-dehors de l'oubli

ECUMER L'EAU

Le poète est un homme
Qui le devient
Par le biais de la poésie

Avant la poésie
Le royaume des ombres
L'absence en guise de prégnance
L'empire du Minotaure

Une guerre
Des cités en ruines
Un voyage le long d'un cercle

S'efface le règne
Des apparences enivrantes
Une autre ivresse
Retrouve un jour
Qu'elle ne quitte jamais

Les héros meurent
Sans funérailles officielles
Aucun étendard ne salue
Une victoire imméritée
Par autre chose
Que le chant de la foudre
Une nuit de pleine lune

S'éveille l'aurore des Grecs
Le printemps des amoureux
La fin du monde
Le début d'un autre

vendredi, 30 janvier 2009

BOUNDARIES SKYLINERS

Le hasard sait jouer
Du couteau de tranchée
Du stiletto implacable
Ou de la claymore à double tranchant
Pas d'inquiétude à se faire
Pour les suicidés du crépuscule
Seul le voyage vers nulle part
Quelle que soit la destination
Au bout du chemin n'attend
Que la joie de l'aurore

A L'ORDINAIRE ETRANGE

Les armes créent le rire
Ou le sourire enchanteur
Quand Castor et Pollux
Les montent sur des chevaux
Harnachés pour des parades
Sauvages comme le vent
Des archers parthes
Aux traits forgés
Du métal inoxydable
Qui jaillit valeureux
Dans l'impitoyable pulsion
Des mirages en fusion

NUE EN CRUE

Quand tu vois les formes
Tu sais que c'est le vent
Qui sculpte les paysages

Quand tu vois l'épaisseur
Tu sais que c'est la mer
Qui peint les tableaux

Quand tu ne vois plus rien
Tu inventes les broderies
Qui décorent un ciel
Où ne flotte aucune âme

JARDINAGE DU NAPALM

Le désherbage commence
Par l'acceptation
De tout les grâces
Et de toutes les disgrâces
Supposées

La censure est une castration
Opérée sur soi-même
Pas un acte de désherbage
Une culture du segment
Le résultat d'une fragmentation

SORTIE DU TATOUAGE

Quand tes mains dansent
Sur le bateau qui sculpte
Tu es endormie par la valse
Caressée par le flux
Qui te fais tournoyer assis
Dans ses évolutions
De femme artistique
Racontant des merveilles
A tes yeux d'enfant
Ebloui par le charme

KALI DIVING

Se noyer dans la lumière
C'est résonner de transparence
Dans la clarté limpide
Qui rayonne sans or
Sous le ressac des marées

Se noyer dans la lumière
C'est respirer sans un mot
Laisser s'écrire le parfum
Sur le cou d'une femme
Au chant troublant
D'arômes sans histoire

INTERPOOL

Les enfants jouent
Au vertige des plaines
Sur des dauphins d'aluminium
Des chevaux aux étriers d'argent
Ou des dragons montés sur rollers
Comme il plait au talent
Des surfers innocents

Les enfants jouent
A être les fils
D'un vertige assassin
Qui brille loin des tréteaux
Où la couleur est reine
Des artifices de la poudre
A récurer les méninges

On tire à balles réelles
Des météores dans les mains
Le feu comme un rimmel
Qui charme les ruines
Et déconstruit les marées
Pour repeindre les cieux
En vélin et dentelles

FREDERIC SANS SA CHOPINE

Les hymnes déambulatoires
Des errances magnifiques
Ont toujours leur fan-club
Collections disparates
D'amateurs en tout genre
Que seule la zizanie
Unit dans un concerto
Post-déluge non essoré
Qui frôle un jour le néant
Pour se réfugier dans l'autre
Effrayé par l'immensité
Dont peut disposer le talent

BLOWING ON TIME

Quand les chevaux
Dansent à midi
Les horloges marquent minuit
Et s'amusent les écuyers
En berçant les trapèzes
Sur lesquels des jongleuses
Lancent des poignards
Qui traversent le satin
Des nuits sans lune
Au temps du grand carnaval

CONTRE-JOUR INTERIEUR NUIT

Les métaphores gauloises
Baillonnent le barde
Pour symboliser doctement
Les oreilles incirconsises
Qui croient reconnaître
Dans le fracas de l'écume
Une mélodie admirable
Là où ne ruissellent
Que des fragments
De crécelle muette

jeudi, 29 janvier 2009

AU SEIGNEUR DES ANNEAUX DANS LE NEZ

L'arrogance terminale
Adore les poussières d'ange
Qui se balaient seules
Au pays d'Augias
Où les chevaux les regardent
Transhumer dans les rigoles
Qui évacuent dignement
Les incongruités malhabiles
Des jugements de valeur
Fournis par les imperators
De l'emporte-pièces
Et de la blague à deux balles

VOLAGES PARFUMS

Du sable comme sexe
Qu'une pluie de nuages
Ensemence de ses charmes
Souverains comme une femme

Un slam dans la cour carrée
Le slang de Sully
Sur les bords de la Loire
Quand Henry chasse le cerf

Des frontons qui se déhanchent
Inventant les danses nucléaires
Sur les conseils de l'overdrive
Qui dévergonde le sex-appeal des beautés

LIMPIDE A DECOUVERT

Une fois passé
La ligne de démarcation
De la mort des ponctuations
Le scriptorium n'a plus de raison
D'être ou de n'être pas
Le souffle se charge
D'inventer de nouveaux belvédères
Ou d'actualiser les arômes
Des anciens réverbères
A l'oxygène des saisons d'harmonie

SECRET FROM AN UNKNOWN TALE

Dire les qualités de la dame
C'est revenir à l'origine
Du monde connu
En soulevant délicatement
Ses pétales fuchsia
Laisser flâner le regard
Sur les collines
Qui respirent au grand jour
Passer lentement une main
Sur les courbes des fleuves
Respirer le parfum
Des écharpes de douceur
Ses qualités sont ses défauts
Qui se pâment tendrement
Quand le soleil glisse
Un doigt sur lequel
Perle une rosée pervenche
Pendant que des frissons d'alizé
Parcourent sa chevelure
Tous charmes dénoués
Etendue sous la caresse
La respiration exhale
Un arôme joyeux
Dans l'échancrure d'un sourire
Qui laisse les paupières
Resplendir l'encore luisant
Déployé d'une cascade
Dont un lutin amusé
Admire le déhanchement

UN DOIGT D'ETINCELLE

Caresse sur un point
Dans les rotations savoureuses
D'une langue qui décrit
Des arabesques humides
Autour d'un bouton de rose
Dont les arômes montent
Jusqu'au plus profond
De l'étoile dont la pluie
Ruisselle langoureuse
Dans d'intimes convulsions
De plaisir arrogant
Epuisant de ses charmes
Les chaînes de couleurs
Qui libèrent leurs parfums
Sur la corolle des fleurs

CARTA FRANCA

Territoire de l'assassin
La mort sourit à la vie
Qu'ignorent les morts
Au sens du profit
Qu'ignorent d'autres morts

Territoire de victimes
La vie ne sourit pas à la mort
Qu'elle prend pour l'extinction
D'images carcérales
Illuminées comme un piédestal

Territoire du bourreau
La joie exemptée des barreaux
A laquelle pendent
Les mains ouvertes des sangsues
Rayonnantes de misère

HORNY BUT CHIC

Par-dessus le marché
Et son panier de crabes
Le bon plaisir du jouir
Dépasse les saveurs de l'écrire
Dans la prégnance insensible
D'une létale douceur
Pour un climax omniscient
Qui joue du piano
Sur les cordes d'une harpe
A l'échancrure dévergondée

A L'EXTREME DE L'ONCTION

La mer est d'huile
Comme le front d'un nouveau-né
Dont un chant harmonieux
Berce la stabilité
Empreinte de douceur
A l'éclairage nocturne
Dans le continuum sensuel
Qui décore de ses parfums
Le velours impeccable
Du merveilleux sans rivage

MORDORURE DE PESTILENCE

L'arc d'Apollon
Bandé par les doigts
Gracieux d'Ezechiel
Dévoile les pulps fictions
Au son langoureux
Des lasers dépouilleurs
Qui éradiquent les idées
Malignes de la pureté
Dans de sombres torrents
De flammes noires
Aux bannières étoilées
Par le crash permanent
De supernovae désexcisées
En orbite autour des temples
Fermés au public
Pour cause de névralgies impubères
Et dans la vallée de la mort
S'illuminent les gourgandines
Racoleuses aux venins multiples
Des métamorphes de combat
Les ongles enduits de curare
Les yeux démystifiés
Par la saveur naturelle
Des boules de feu glacées
Qu'on récolte sur les marronniers
Pour le jonglage éperdu
Que de funambules mariniers
Pratiquent en apnée supersonique
Sur les trachées effervescentes
D'une voie lactée
Par les effluves de vers
Avec lesquels le bitume galactique
Enduit des stances incendiaires
Dans les chaudrons frigides
Des dérélictions d'outre-rien
Où de pimpantes héroïnomanes
Vantent les mérites du pop-corn pyrophile
En injection sous-cutanée
Ou en hydratation lourde
Sur les sarments veloutés
Des cyprines à la nitroglycérine

mercredi, 28 janvier 2009

ON THE HUNT

There's only echoes
To be heard
Echoes and a silent voice
All along the path

As long warriors
Or pilgrims dream
About wonderful shores
They find them

Only wind and rain
Are doing graffitis
On the silk
Of no shore land

MAI MAI MAI PARIS

Le monde est pure poésie
Quand les voiles tombent
Des crépuscules
Pour laisser place
A l'aurore de tous les dangers

Rien n'a plus de consistance
Qu'un brin de poésie
Petit souffle de tonnerre
Qui ne pousse qu'au printemps
Comme le muguet des fleuristes

COULIS DE TORTS

Dieu est mort
Mais il reste les fous
Pour célébrer les ruines
Les massacres et la beauté
Des danses d'Arès

Dieu est mort
Dans le coeur des sourds
Mais cyprès et cèdres
Poussent toujours sur le Liban
De Gibran et des Négresses Vertes

Un mot d'amour?
Génocide me dit-elle en souriant




à Wajdi Mouawad

DESSERT DE DESERT

Des éclairs sur les flancs
Comme des lances frémissantes
Parcours du combattant
Du Golan à El Alamo
De Jéricho à La Paz
Frisson d'altitude zéro
Aux senteurs d'agrumes
A l'incendie profond
Des mariages naturels
Sans demoiselles d'honneur

IN BETWEEN THE WOR(L)DS

Sunrise ain't no dawn
In the eyes of one hand
Just a thin line of purple
Separates air from colours
Of different types
Swallowing shapes of shade
In a tournament of flavours
Sunrise ain't no dawn
Like twilight ain't no dusk
In the eye of many hands

ARTHRITE FEMINISTE

Un rat dans un camée
Voit la caméra qui envoie
Chier le chéri
Merci le crime
Un changement le change
En menthe couche-culottes
Une autre version du père
Dans la perversion du macadam
Où les dames ont des sales cons
Exploitant le contenant
Des cruches et des gourdes
Comme autant de pétasses

MONNAIE D'ECHANGE

L'imagination est fertile
Quand il s'agit d'énumérer
La liste des profits
Qui portent les masques
D'amusants trolls
Baptisés d'un marc
Dont le café regimbe
A admettre le goût
De recyclage amniotique
Corsé à l'échelle de valeur
Comme au bon vieux temps d'un troc
Dont le seul souci est toujours l'intérêt

NAJA PACK

La danse du cobra
Tatouée sur les veines
Où les filons sont filous
Drive des conduites
Sans tenue de route
Autre que la grâce émincée
Du déhanchement détroublé
Sur le tempo et le beat
Des guerres nucléaires
Dont la super nova
Aime les yaourts nature
Et le lait frais qui jaillit
Tel un gracieux sortilège
Du pis des volcans
Que la misère dit éteints

mardi, 27 janvier 2009

ASSIS SUR LA BARRIERE

Les yeux grands ouverts
Pas un homme ne courre
Seuls des rêves parfument
L'enivrement des paupières
Aux grands bracelets d'or

Les yeux grands ouverts
Une femme lit
Sur un lit de pétale
Comme un pal dans la bouche
Qui sourit aux étoiles

Les yeux grands ouverts
Un enfant joue
A l'alchimiste de quartier
Faisant rouler la lune
Sur des tréteaux de saveurs

CARAVAN OF PERFUME

It's a neverending story
As usual
Different words
For different worlds
But still the same
Under cover of the night
From red to green
Purple mist in shades of blue
Travellers in love
In the land of pink and grey

TRANSPORT EN COMMUN

Chevaux dauphins dragons
Etendards et bannières
Flottant au vent

Chevaux dauphins dragons
Pas de répit
Pure accalmie

Chevaux dauphins dragons
Les yeux du vent
Le sens de la lame
La langue du feu

DAWN IN PINK

Matin rose
Sur lequel l'orange
Badine avec le fuschia
Sortant des brumes
De la nuit envenimée
Par les rêves

Matin rose
Aux pages d'écuyères
Que des liserés blancs
Font approcher du jour
Qui sourit déjà
D'un gris d'étincelle

ALUNESCENCE

D'étrange voix perle
Au travers des manteaux de pluie
Comme une brume d'écho
Déflorant les pores
D'un diadème au sein creux
Et la voix qui parle
Rebondit dans un surf
Aux cheveux chauves
De silhouette opalescente
Nimbée de poudre d'escampette

TRANSFRACTION

L'écriture défriche
Ou incendie le terreau
Sur lequel paissent
Ses chevaux-légers

Vapeur d'eau lourde
Comme une enclume aérienne
Aux franges drainant le fluide
D'un venin mortel
Elle élabore des peintures
D'instantanéité pourpre
Epelant les cuirs et tanins
De son fouet d'harmonie

L'écriture poétique ne connaît
Ni maître ni maîtresse
Dans le climax permanent
Qui nourrit de son pollen verdoyant
Les fleurs lascives
D'un temps défunt et spectral

S'ADONNER

Le vent seul
Forge les sculptures
D'une voix douce
Comme un murmure de soie
En forme de boucle d'oreille
Ouverte en spirale
Sur la magie d'une enluminure
Qui décore d'un son
Les voiles épurés
Et les tatouages amoureux