mardi, 28 février 2006
ICI MAIS AILLEURS
Quand vient le temps de l'éternité pour les gueux
Et que s'éveillent les mille directions du regard
Quand il n'est plus que vaillant prince amoureux
C'en est fini des atermoiements et retards
La lune s'élève sur un nouveau champ de pétales
Pour illuminer un joyeux monde inconnu
Contenant des senteurs à ce point amicales
Qu'il n'est aucun regret d'être totalement nue
Jardin des délices où pointe vers l'occident
Le lever d'un nouveau soleil étincelant
Pour la fusion intime d'un milliard d'éléments
Et la renaissance d'un univers pour enfant
C'est dans l'émerveillement de cet esclavage
Que disparaît la liberté des insoumis
Cent mille galaxies dans une main d'otage
Consentant sur le champ à mourir à la vie
21:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
FLUX DE LUMIERE
C'est dans ton regard que se crée cet univers
Sur lequel se projette vivement la lumière
Qui ne provient que de l'intérieur de ton sein
Qui crée lui-même les divines joies et les chagrins
Si tu ne crées plus la notion de possession
Tu te retrouves au-delà des méchantes passions
Laisse-toi emporter par le flux qui s'envole
Et demain tu sauras ce qu'est une auréole
Débarrassée des ombres des immenses désirs
L'être libère les mille rayons du resplendir
Plus rien ne présente réellement d'importance
Que la saveur irradiante de cette élégance
Sans un mot, plus un son, que la voix du silence
Plus un bruit mental, que le flot d'un ressenti
Vierge de toute image créée par l'inconscience
Ta seule nature dégagée de toute scorie
00:04 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 27 février 2006
EGARE CELESTE
Perdu dans le vide de l'immensité brillante
Plus un chemin à arpenter dans ce décor
Ecouter du silence la mélodie ardente
Se contenter du resplendir de ce trésor
Un seul point comme une ondulation d'éther
Pas une particule pour troubler l'atmosphère
Laisser la béance envahir cet espace nu
Bordé partout d'aucune circonférence connue
Plus de frontières pour limiter la volupté
Du ressenti de l'abstinence des aliénés
Ne plus rien posséder sous le soleil d'hiver
Etre transfiguré par l'étoile solitaire
Egaré sans la présence d'un labyrinthe
Nul besoin de la lueur verte de l'absinthe
Mille directions en un seul et unique clin d'oeil
Terminés les temps de vanité et d'orgueil
16:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 26 février 2006
LE MAL AUX MOTS
Comment partager l'indicible?
Risquer les mots réceptacles
D'une signifiance ignorée.?
Et chuter dans le piège de la fable
Qui réduit l'ineffable au discours...
Aux concepts vides d'existence
Privés d'essence et d'expérience?
Le coeur étreint devant la faille,
Et souvent l'âme en solitude
J'aspire aux mots ouverts
A ceux qui n'existent pas...
Aux mots coeur-lumière,
Aux mots sens d'amour,
Ceux-là de l'union des contraires...
Celle qui mèle les opposés
Dans une ultime complètude...
Grand Paradoxe d'évidence
Donne-moi les mots impossibles
Les mots flêches-calices
Les mots ventre-épée
Les mots de souple justesse
De toutes les vérités-mensonges;
Et tous ceux de l'onscure clarté
De la danse ombre-lumière...
Invente-moi des mots qui chantent
Le long d'infinis claviers,
De vastes concepts harmoniques
Des symphonies d'images-processus
Ouvre-moi au silence tonnant
Du Verbe créateur
Au nom de l'innommable
Aux adjectifs de la perfection
De la plénitude et de l'infini
Aux qualificatifs du sans-forme...
Montre-moi la lettre de l'absolu infinitif...
Crée, je t'en prie cette langue qui porte
En un seul trait
Et d'un seul rond
Au coeur du corps de l'âme...
Ce n'est que l'instant d'une douleur,
D'un nuage passant
Cette impossible et inutile prière...
Je n'ai dans ma musette
Que des mots inaptes
Des mots limites, des mots rébus,
Des métaphores et des images...
Des mots qui révèlent et qui cachant,
Et toujours parlent faux
L'inimaginable qui ne se perçoit
Que dans la mort de soi...
Répondant, dans le vide
A des questions que l'on ne pose pas...
Alors je m'en vais retourner dans le silence
Des gammes infinies,
Du champ de l'Evidence
Et accorde-moi l'éternité
Pour découvrir l'autre langage...
Celui, silencieux et rayonnant
Du non-dire de l'Etre-existant
Texte de Mushotoku-Nad
18:34 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
samedi, 25 février 2006
ECCE HOMO JUDICIARUS
Il n'est ni bien ni mal en ce bel univers
Tous les évènements sont neutres par essence
C'est le regard d'où est absente la lumière
Qui crée cette vision signifiant ignorance
C'est l'éternel retour de l'erreur initiale
Le pur produit du conditionnement mental
Les yeux engourdis par le flot de mille images
Anesthésiant la conscience et son héritage
Tout est absolument normal, rien n'a besoin
D'être qualifié par un juge dont le pouvoir
S'arrête aux limites de sa personne, confins
Qu'il ignore bien d'où cette opinion dérisoire
L'arbre ancien de la connaissance trône encore
Au milieu d'idées préconçues et pas nouvelles
De là ne pourra surgir aucun des trésors
Que la Paix génère dans l'êtreté essentielle
ECHANGE
Et au milieu coule une rivière étonnante
Qui remonte vers les profonds sommets, ardente
C'est dans ses bras ouverts que tu deviens amante
C'est en ton doux sein que tu te découvres aimante
Passent les jours et les semaines, plus aucun temps
Unique instant qui incendie le firmament
D'un feu sans flammes venu du plus profond néant
Dont il est le seul et unique résident
Comme un miroir regardant un autre miroir
Les reflets illuminent la pénombre du soir
Une lumière sur une lumière sans aucun témoin
La lune sucrée resplendissante en son sein
18:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NULLE PART MAIS AILLEURS
Clin d'oeil amoureux, au passage
Au-delà des yeux, nouvel âge
Plus d'incarnation de l'envieux
Ni terre ni cieux, sans visage
Au creux de l'Amour, sans personne
Tous le long du jour, il résonne
Plus d'acteur pour se parer d'atours
Nul espoir de retour, pour personne
Seul joli danseur, dans la danse
Empreint de candeur, et d'absence
Resplendir au milieu des fureurs
Toujours amateur, d'abstinence
16:12 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
LUNE D'ARGENT
La lune d'argent n'est que reflet de la lumière
Que tu projettes sur son disque de beauté
Fais donc en toi seulement un pas en arrière
Et tu sauras d'où vient la luminosité
C'est quand les filtres sont dénués de leurs scories
Qu'apparaît la rugueuse tendresse de l'infini
Sans connaître cela il n'est que morts-vivants
Enveloppes zombifiées d'egos arrogants
La mort s'épanouit en total abandon
Quand l'énergie circule sans aucune rétention
Quand tu sais que moi n'est rien sous la lumière
Rien de plus qu'un simple et lumineux réverbère
C'est dans le non-vouloir que ceci se produit
En lâchant prise à l'idée de propriété
En laissant par ce biais l'Unique rayonner
En se contentant seulement d'être ébloui
13:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 24 février 2006
DEAD END STREET
Pourquoi devenir, en Amour
Plutôt resplendir, pur Amour
Aucun potentiel d'avenir
Impossible à dire, cet Amour
Où peut-on aller, à cette place
Comment la trouver, aucune trace
Laisser filer le monde créé
Par la vanité, temps qui passe
C'est dans l'inconnu, hors du temps
La vérité nue, de l'instant
Que se dissout cette avenue
Moment bienvenu, un plein chant
Vis en abandon, un plaisir
Trouve la chanson, sans gémir
Sois du néant l'échanson
Sans une question, juste sourire
12:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 23 février 2006
PAR PUR DESIR
Pourquoi vouloir sceller le coeur sur l'infini
Pourquoi ne pas le laisser à tous vents ouvert
Comment passer de vie en vie s'il n'est qu'une Vie
Est-il utile d'être nomade de l'éphémère
Les morts ne sont jamais rebelles, ils sont soumis
Et le Souffle les emmène suivant Son désir
Que leur importe les bûchers, dans leurs yeux luit
La flamme des éblouis qui n'ont pas d'avenir
Aucun vertige à l'intérieur, que de l'ivresse
Consolamentum permanent, que de tendresse
Plus d'objectifs gratuits et de gestes inutiles
Plus d'acteur pour se couronner roi du futile
Tout le monde a la clé, qui donc veut s'en servir
Il ne suffit que d'une absence de désir
La porte est toujours béante pourvu que tu sois
Totalement disposée à faire cet unique pas
texte composé en écho à un texte d'A.S.qu'on peut trouver là:
http://elguijaronegro.canalblog.com




